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Bribes de zen
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29 octobre 2008

Ronde des saisons ( revisitée)

Ronde des saisons

Janvier et ses stalactites de glaces

Février sans doute trop court pour parfaire l’impossible

Mars chatouille nos prunelles de ses jaunes forsythias

Avril pourquoi tu caches tes œufs ?

Mai…Mais dis moi si je mens

Juin nous roulait dans les foins, je cherche encore l’aiguille

Que juillet file en vacances sur les routes d’Espagne

Août d’ailleurs, nous léchons les dernières stalactites au chocolat quand

Septembre et son cartable vrille nos épaules et remplit nos têtes vides

Octobre bas toi contre

Novembre ta lumière décline, tes arbres sont morts, attendons que

Décembre les enguirlande de lumignons pour fêter mon anniversaire

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17 octobre 2008

Les inséparables de Marie Nimier

Extrait

« J’aimais la voix traînante de Léa, ses cheveux roux, son incroyable vitalité. Nous nous comblions, est-ce qu’on peut dire cela ? Se combler, comme deux pièces de puzzle qui s’ajusteraient parfaitement, mais ne viendraient pas de la même boîte.

Que nous est-il arrivé ? Où sont passées les deux amies perchées sur le tabouret du photomaton, les petites filles amoureuses, les adolescentes en colère ? Il faudrait retrourner dans la cabine, glisser une pièce dans la fente pour obtenir l’image vivante, la preuve tangible de cette force qui nous habitait. Au lieu de ça, un rideau se lève, et c’est Léa qui apparaît. Léa et son nouveau métier, rue Saint-Denis. Léa et ses bras troués. Il n’est pas besoin d’aller très loin, parfois, pour être dans un autre monde. »

J'ai beaucoup aimé ce livre, une belle émotion que cette amitié ,de gamines, d'ados, puis d'adultes avec tous ses déchirements et tous ses liens indestructibles

20 janvier 2008

tablier de grand mère

J'ai reçu ce matin ce matin ce texte , dans un forum de généalogie, je le trouve si touchant et beau que j'ai envie de vous le faire lire, je ne connais pas l'auteur!

A vous tous....
Un peu de tendresse ne nuit pas dans ce monde de brutes


Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ?
Le principal usage du tablier de Grand'Mère était de protéger la
robe en dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer
une poêle brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer
les larmes des enfants, et à certaines  occasions, pour
nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les
oeufs,les poussins à réanimer, et parfois les oeufs fêlés qui
finissaient dans le fourneau.

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des
enfants timides; et quand le temps était frais,Grand' Mère s'en
emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus
du feu de bois. C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et
le bois sec jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes.
Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux.
En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes
tombées de l'arbre.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était
surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier
pouvait faire la poussière.

A l'heure de servir le repas,Grand' Mère allait sur le perron agiter
son tablier, et les hommes au champs avaient aussitôt
qu'ils devaient passer à table.

Grand'Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine
sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse,
tandis que, de nos jours, sa petite fille la pose là pour décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente
quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier
qui servait à tant de choses.

Envoie cela à ceux qui savent, et qui apprécieront l'histoire du
tablier de Grand-Mère.



15 mai 2007

Mon ficus n’en fait qu’à sa feuille

Mon ficus est beau

Mon ficus est fier
Drapé dans son costume
Vert tendre, cœur d’artichaut
Pour un bouquet de roses rouges
Ses feuilles ont frémi
Mon ficus s’est pâmé
Mon ficus s’est déshabillé
Sur le tapis vert
D’un ficus amoureux
Reposent quelques
Roses rouges.

Consigne: mon ficus n'en fait qu'à sa feuille

8 mai 2008

Grand corps malade

Je dors sur mes 2 oreilles

J'ai constaté que le douleur était une bonne source d'inspiration
Et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu’un peu trop répétitifs
A croire qu’il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu’en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t’ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai décidé de changer de thème
D’embrasser le premier connard venu pour lui dire je t’aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d’envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C’est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l’ai écrit avec une copine, elle s’appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles.

Parce que ma fille m'a donné le cd de grand corps malade,
que j'ai écouté alors que je n'en avais pas trop envie,
que je me suis laissée embarquée  par des textes superbes
que celui  ci répond un peu aux interrogations de Coumarine
et aux miennes!

il est tellement plus facile d'écrire des textes violents, durs, tristes
que des textes gais, joyeux...Bientôt d'autres extraits.

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5 avril 2008

Merci !

Un immense MERCI à l'association Mosaïques pour nos enfants

Un énorme MERCI aux chercheurs, généticiens, psychiatres,
orthophonistes,
kiné, psy etc.... présents au colloque,
parce que les maladies rares ou moins rares ont besoin d'eux
et qu'ils se mobilisent pour nous et les autres !
et parce qu'il y a des touches d'espoir....

http://pagesperso-orange.fr/mosaiques-xfragile/

28 mars 2008

La mercerie

Je vois un mur de laines multicolores
arc en ciel démultiplié
je vois le vert s'aniser, le jaune s'éclaircir
le rose rougir, le rouge violacer
le violet noircir
Je vois des casiers déborder de boutons
méthodiquement alignés
de plus en plus gros
de plus en plus beaux
de plus en plus originaux
je vois des centaines de bobines
de fils roulottés cascader
dans les dévidoirs
je vois les aiguilles
cachées sous les fils
se piquer de jalousie
et derrière le comptoir
je vois la moustache de mon grand-père.

Consigne: travailler sur l'énumération et l'accumulation

23 février 2008

A l'abri de rien d'Olivier Adam

Marie néglige sa famille, oublie ses enfants.  Marie en fait trop (ou pas assez...), passe du côté de l'illégalité, dérive,  bascule dans la folie pour réparer l'injustice du monde. Un roman bouleversant où se superposent et s'affrontent la misère ordinaire d'un quotidien sans espoir et le dénuement total d'exilés pourchassés. Entre ces deux univers, gens d'ici et malheureux d'ailleurs, peu de solidarité, la haine parfois prête à surgir. L'émotion affleure à chaque phrase de ce récit tendu, où une héroïne fragile se fracasse sur les récifs de l'existence.


J'ai aimé ce livre parce qu'il se joue au bord de la folie, le dialogue intérieur d'une femme désepérée par la vie, une immense émotion...

23 février 2008

Zoli de Colum Mc Cann

Zoli est une « Rom ». Petite fille, elle perd ses parents et sera élevée par son grand-père. On est dans les années trente, les Tziganes vivent en tribu dans des roulottes au hasard des routes. Ils forment malgré tout une société très codifiée. Dans ces « kumpania », la musique et la poésie sont très importantes. C’est une culture orale et il est même mal vu de savoir écrire, comme le grand-père de Zoli. Malgré les interdits de la loi rom, il va transmettre son savoir à sa petite-fille. Les « Roms » l'accepteront jusqu'à un certain point : avec l'avènement du communisme, Zoli est devenue une poétesse reconnue et leur apporte une certaine bienveillance de la part du régime. Mais Zoli veut rester une femme libre, avec son peuple, sur les routes, ambivalence difficile à vivre…
Porté par un documentation sans faille, servi par une écriture travaillée et polyphonique, voici un roman bouleversant d'humanité sur le monde méconnu des Tziganes.
(La procure)


Ce livre est superbe, bien écrit (et traduit), comme tous les personnages de Colum McCann, Zoli restera dans ma mémoire, tant le portrait de cette femme est bien écrit

13 février 2008

Résilience

Ma main écarte les broussailles
Ma main glisse le long des murs
Caresse les pierres rugueuses
Qui écorchent l'âme
Je colle mon oreille si près
Que j'entends......
les murmures des fantômes
la maison est vide depuis un siècle
Des ruines s'échappent d'étranges souvenirs
Et moi j'ai peur la nuit
Seule dans le noir.

consigne:  la main qui glisse sur un mur, fantôme, le noir, une maison vide

Clin d'oeil à Boris Cyrulnick!

8 février 2008

Dans mon sac

Dans mon sac
Il y a tout et rien
L’indispensable et l’inutile
Le précieux et le ridicule
Dans mon sac
Il y a toutes mes peurs
Mes fleurs de Bach
Mes amis, mes faux amis
Mes rendez vous
Mes numéros de téléphone
Mes oublis
Il pèse lourd mon sac
Je le trimballe partout contre moi
Un jour, peut être
J’aurai le courage
De le vider mon sac !

27 janvier 2008

la rêveuse d'ostende d'Eric Emmanuel Schmitt

Cinq histoires où Eric-Emmanuel Schmitt montre le pouvoir de l'imagination dans nos existences. Cinq histoires - La rêveuse d'Ostende, Crime parfait, La guérison, Les mauvaises lectures, La femme au bouquet - suggérant que le rêve est la véritable trame qui constitue l'étoffe de nos jours.

l'Ecriture est superbe, des nouvelles qui intriguent et questionnent.
Le pouvoir des autres, les croyances, les suppositions..
et si on décidait dêtre soi par soi-même,
de s'aimer sans penser au regard des autres,
de s'aimer simplement!

14 novembre 2007

Baisers de cinéma de Eric Fottorino

« Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma. »

Baisers de cinéma" est un roman à multiples entrées. Histoire d'une passion dévorante, étouffante, destructrice. Hommage au cinéma, aux pellicules noir et blanc des Truffaut, Malle ou Godard que l'on a envie de revoir dans les petites salles du VIe arrondissement, dernières survivantes du cinéma d'arts et d'essais parisien. Récit d'une quête : celle de la mère, inconnue et fantasmée, souvenirs d'un père, regretté et rejeté. Tous ces fils se tissent sous les mots doux d'Eric Fottorino qui semble partager avec ses personnages la passion de la lumière. Il déroule son roman comme une bobine de film, éclaire les apparences, tamise l'intimité et laisse dans l'ombre les mystères des êtres, des sentiments et du hasard.(l'internaute)

Le livre vient de recevoir le prix Fémina, il le mérite bien! J'ai aimé ce livre, la quête d'une mère, le cinéma, tout en douceur.....j'ai passé un excellent moment de lecture.

29 juillet 2007

le gardien du phare de Catherine Hermary vieille

Camille, Anne et Mathilde, trois femmes naufragées sur une île d'un archipel canadien, et hostiles les unes aux autres, vivent avec de lourds secrets. Il ne leur reste que leurs souvenirs, leurs rancunes, leurs désillusions et leur détermination à survivre sur cette île où tous les chemins mènent à un phare dont le gardien ne se montre jamais. Elles redoutent sa présence, mais existe-t-il vraiment ?

Biographie:

Catherine Hermary-Vieille a étudié les langues orientales et poursuivi ses études aux Etats Unis. Elle a obtenu le Prix Femina en 1981 pour 'Le Grand Vizir de la nuit', le Prix des Maisons de la Presse pour 'Un amour fou' et le Grand Prix RTL pour 'L'infidèle'. Elle alterne les biographies et les romans avec succès. Elle vit aux Etats-Unis en Virginie, et fait de nombreux séjours à Paris.

j'ai aimé ce livre, ces trois femmes au destin tellement lourd, le livre n'est pas triste, il raconte...

18 mars 2007

Xtraordinaire

Le handicap, qu'il soit physique ou mental
dérange, interroge, questionne.

Le handicap c'est pas toujours l'affaire des autres
parfois la vie bascule si vite.

Chacun peut y être confronté un jour
et personne n'est jamais prêt.

J'ai rencontré une partie de l'équipe de l'association Xtraordinaire
Ils sont jeunes et dynamiques

Ils ont un super projet d'expédition
ils ont besoin du soutien de tous,
concernés ou pas par le handicap mental

Allez voir leur site et vous comprendrez!
Moi, je leur dis BRAVO

www.expeditionxtraordinaire.com

www.xtraordinaire.org

13 mars 2007

pensées

A quoi sert de voyager si tu t’emmènes avec toi ?
C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat. »

Sénèque

Un jour en vaut trois pour qui fait chaque chose en son temps. »
Proverbe chinois

« Quand un anneau est brisé, la chaîne n’existe plus. »
Proverbe danois

« Mieux vaut faire des reproches que garder sa colère. »
Ecclésiastique

15 janvier 2007

Ecriture impromptus

Pour écrire encore un peu plus, je suis allée sur le site:

http://www.impromptus.fr/

et je vais essayer de suivre les consignes! aujourd'hui: le grand saut!

Le grand saut

J’ai fermé les yeux, pour ne rien voir

J’ai éclaté de rire……quel délire

Pour ne pas pleurer

Passage obligé

Et si j’avais pas envie de grandir…

Foutaises,

J’ai balancé mon ours en peluche

Du haut de la falaise

Un grand saut dans la mer

Loin de ma mère

Paraît que maintenant

Je suis une grande….plongeon

Dans l’univers des adultes

Vogue mon ourson

Vers des rives plus douces

Pendant que je dérive, seule

Dans ce monde en tumulte.

29 septembre 2006

Les enfants vivent

     Si un enfant vit dans la    critique

                    Il apprend à    condamner

         Si un enfant vit dans    l’hostilité

                    Il apprend à    se battre

      Si un enfant vit dans       le ridicule

                  Il apprend à       être gêné

    Si un enfant vit dans         la honte

                Il apprend à        se sentir coupable

      Si un enfant vit dans       la tolérance

                Il apprend à         être patient

      Si un enfant vit dans       l’encouragement

                  Il apprend à       être confiant

         Si un enfant vit dans      la motivation

                   Il apprend  à      se faire valoir

          Si un enfant vit dans    la loyauté

                       Il apprend      la justice

        Si un enfant vit dans      la sécurité

                       Il apprend      la foi

        Si un enfant vit dans       l’approbation

                    Il apprend         à s’aimer

            Si un enfant vit dans   l’acceptation et l’amitié

             Il apprend à trouver l’amour dans le monde

D’un poète canadien inconnu

30 novembre 2006

un problème ?

"Si vous savez observer la nature, vous verrez qu'elle ne cesse de nous présenter des méthodes pour résoudre nos problèmes. Par exemple: comment l'huître s'y prend-elle pour fabriquer une perle? À l'origine, il y a un grain de sable qui est tombé dans sa coquille, et ce grain de sable est une difficulté pour elle, il l'irrite. «Ah, se dit-elle, comment m'en débarrasser? Il me gratte, il me démange, que faire?» Elle commence à réfléchir, elle se concentre… elle médite! Et un jour elle commence à sécréter une matière spéciale avec laquelle elle enveloppe ce grain de sable tellement irritant, de façon à ce qu'il devienne lisse, poli, velouté. Et quand elle y a réussi, elle est contente, elle se dit: «J'ai vaincu une difficulté, je l'ai transformée!» Alors, voilà la leçon de l'huître perlière: elle vous apprend que par la pensée vous pouvez envelopper vos ennuis, vos contrariétés d'une matière lumineuse, irisée, et ainsi vous amassez des richesses inouïes au-dedans de vous. Le véritable spiritualiste est celui qui sait travailler sur ses difficultés pour en faire des perles précieuses."

Omraam Mikhaël Aïvanhov

19 août 2006

Ascenceur

L’unique ascenseur de l’immeuble est momentanément en panne….

Gamine, je courais ouvrir la grille, accordéon grinçant, je me hissais vers le bouton doré et installée sur le strapontin, jambes trop courtes battant l’air, je riais de voir mon frère grimper l’escalier en colimaçon accroché comme une liane autour de la cage qui s’élevait en douceur.

Gratte-ciel, bulle translucide accrochée à la paroi d’une tour de verre, mes 15 ans propulsés dans un souffle, perle de vertige, au-delà du vide.

Miroir, six étages pour me dire que je suis prête à affronter le monde, six étages le soir pour confirmer que le monde me dévore.

En panne, enfermée, bloquée dans l’angle d’un réceptacle suspendu dans le temps entre vie et néant. Panique. Suspendue sans amarres…j’étouffe…délivrez moi !

29 septembre 2013

La grâce des brigands de Véronique ovaldé

Quand Maria Cristina Väätonen reçoit un appel téléphonique de sa mère, dont elle est sans nouvelles depuis des années, l'ordre qu'elle avait cru installer dans sa vie s'en trouve bouleversé. Celle-ci lui demande instamment de venir chercher pour l'adopter Peeleete, le fils de sa soeur. Nous sommes en juin 1989, Maria Cristina vit avec son amie Joanne à Santa Monica (Los Angeles). Cela fait vingt ans qu'elle a quitté Lapérouse, et son univers archaïque pour la lumière de la ville et l'esprit libertaire de la Californie des années 70.
Elle n'est plus la jeune fille contrainte de résister au silence taciturne d'un père, à la folie d'une mère et à la jalousie d'une soeur. Elle n'est plus non plus l'amante de Rafael Claramunt, un écrivain/mentor qu'elle voit de temps à autre et qui est toujours escorté par un homme au nom d'emprunt, Judy Garland. Encouragée par le succès de son premier roman, elle est déterminée à placer l'écriture au coeur de son existence, être une écrivaine et une femme libre.
Quitte à composer avec la grâce des brigands.

J'ai sans doute été décue parce que trop d'éloges autour de ce livre ! oui c'est bien ..mais des thèmes récurrents chez V.Ovaldé...bref à lire. Je pense surtout qu'après avoir lu Sylvie Germain, je suis un peu difficile ! ;)

17 septembre 2012

Une heure avant de mourir

Une heure avant de mourir
Tu as enfin eu l’audace
Le courage
La déraison
Le cran
Le culot
L’extravagance
Le toupet
Le zèle
La folie
De me dire enfin
Que tu m’avais toujours
Détestée
Quel aplomb !
Quel sang froid !

les impromptus : une heure avant de mourir
et pour d'autres textes sur le même thème c'est par ICI

9 septembre 2012

Mai en automne de Chantal Creusot

Saisissant et nostalgique, proche de l’univers balzacien et du désenchantement flaubertien, Mai en automne renfloue tout un monde oublié qui se remet à vivre et palpiter.

Tout commence avec l’innocente Marie Granville, servante d’une riche ferme du Cotentin, qui se laisse entraîner dans le bois par un soldat allemand. L’admirable portrait de cette ingénue et de son enfant maudit ouvre un roman gigogne qui se déploie de chapitre en chapitre, à la manière des grandes sagas. C’est ainsi qu’on découvre les Villars et les Livory, le procureur Darban, l’avocat Laribière et ses réceptions tristes sous l’Occupation. D’étonnants portraits de femmes, adolescentes éperdues, épouses confinées dans la désolation du désamour, ou célibataires aux superstitions maniaques en quête d’un rêve fuyant de beauté.    

D’une famille à l’autre, du destin collectif brassé par les événements tragiques de l’histoire au drame des individus confrontés au simple égarement du temps qui passe, le roman se construit par bonds et retours, comme pour tout saisir du secret des générations, de l’appel désespéré du désir, de la sexualité plus ou moins blessée, tandis que le bonheur se dérobe comme un rêve d’enfance.

 

Le rythme est lent et prenant, les personnages attachant, j'ai beaucoup aimé .

 

19 mars 2012

Conte zen

Qui es-tu ?
 
Un jour, une jeune guerrier indien prit un œuf dans le nid d'un aigle, l'emmena dans une ferme et le mit à couver dans la basse-cour. Quand l'œuf vint à éclore, le petit aiglon sortit et grandit parmi les poussins, picorant sa nourriture comme ses frères. Un jour, il regarda le ciel et vit un superbe aigle qui planait près des nuages. Il sentit ses ailes frémir et dit à l'un des poulets: "comme j'aimerais en faire autant!" - "ne sois pas idiot, répondit le poulet, seul un aigle peut voler aussi haut". Honteux d'avoir désiré l'impossible, le petit aigle retourna gratter la poussière et ne remit plus jamais en cause la place qu'il croyait avoir reçue sur cette terre.
15 janvier 2010

Quelques vérités glanées sur la toile

1.    Dans la vie, tout ce qui n'avance pas recule.

2.    Apprenez des erreurs des autres, vous ne vivrez pas assez longtemps pour toutes les commettre vous-même.

3.    Se tromper est humain, le reconnaître est surhumain.

4.    Les seules personnes qui ne se trompent jamais sont celles qui ne font rien.

5.    C'est en trébuchant qu'on apprend à marcher.

6.    Celui qui ne s'est jamais trompé, n'a rien découvert.

7.    L'expérience, c'est le nom que chacun donne à ces erreurs.

8.    Exiger la confiance avant de l'avoir gagnée, c'est vouloir se faire payer pour un travail que l'on n’a pas fait.

9.    Sois lent à choisir tes ami(e)s et encore plus à t'en défaire.

10.  Si tu n'as pas ce que tu aimes, aimes ce que tu as!

11.  Si votre problème est une mauvaise mémoire, oubliez-le.

          Si vous êtes ce que vous faites
alors ne faites pas ce que vous n'êtes pas

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