Elle m'a sauvé la vie en m'offrant le plus fascinant des destins.J'avais quatorze ans,j'allais être éliminé en tant qu'attardé mental, mais grâce à elle on m'a pris pour un génie précoce.J'étais gardien de vaches, et je suis devenu le bras droit de plusieurs prix Nobel. Je lui dois tout : l'intelligence, l'idéal, l'insolence, la passion. Cette héroïne de l'ombre, d'autres l'ont fait passer pour la pire des criminelles. Je viens enfin de retrouver sa trace, et je n'ai que quelques heures pour tenter de la réhabiliter
J'ai passé un bon moment de lecture...mélange d'histoire et de fiction mais je n'ai pas trop accroché au scénario peu crédible !
Jusqu'où faut-il remonter pour trouver la source d'une tragédie personnelle? Aux mensonges de la guerre à la génération des grands-parents? À ceux de mon 'héros' de père, parti à la conquête du sommet mythique de l'Annapurna en 1950 et laissant dans les cimes de cette ascension glorieuse une part de lui-même qui le rendra perpétuellement metteur en scène de sa légende?À la liberté d'une mère séductrice et moderne, trop intelligente pour son temps, trop rebelle pour son milieu? À la fraternité fusionnelle et rivale de deux 'enfants terribles' élevés dans une solitude commune et dans le culte de l'exploit? Toujours est-il que mon grand frère Laurent, promis à un destin magnifique, finira en vagabond des étoiles hirsute et fou, retrouvé par la police après des mois de fuite... jusqu'à sa chute prévisible. C'était lui ou moi: ce fut lui... Ce roman de notre fraternité blessée, je lui dois.
waouh...des comptes à régler? l'histoire du père ne pas trop touché mais celle du frère en revanche et du rapport frère-soeur rendu tellement compliqué par la maladie est trés forte, sans doute la raison principale de ce livre.
À New York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.
Excellent ! A lire , j'ai passé un excellent moment !
Quatre saisons. Quatre lettres adressées à l’amie lointaine. Jour de printemps. Il marche dans les vignes, les bois, alors qu’un poème se compose dans sa tête. Ce texte parle de l’avidité de vivre. De l’attente. L’attente de ce qu’aucun mot ne saurait nommer. Nuit d’un été torride. Naguère, un enfant s’était enfoncé dans la forêt à la recherche de trois hêtres immenses. Il ne les avait pas trouvés, mais il avait vécu quelques minutes inoubliables près d’une source. Autre parcours : celui de l’aventure intérieure, avec ses aléas, ses angoisses, ses découvertes, et instamment espérée, ardemment attendue, cette seconde naissance qui permet enfin de consentir à la vie. Journée d’automne et de balade sur les collines dans la douce et déclinante lumière de la saison préférée. Elle fait songer à un autre automne. Celui d’une existence. Celui qu’éclaire et enrichit la plénitude de la maturité. Après-midi d’hiver. La neige. Les oiseaux. Le profond silence. Une totale passivité. Le plus enfoui affleure et la main note. Des instants d’abandon, de lentes dérives. Une parole nue. Celle qui sécrète le murmure de l’intime.
( pol editeur)
Superbe ! poétique...pas de mots pour dire des sensations uniques !
Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu'Octave Lassalle n'opère plus, qu'il ne sauve plus de vies. A quatre-vingt-dix ans, bien qu'il n'ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une 'équipe'. Comme avant autour de la table d'opération, mais cette fois-ci, c'est sa propre peau qu'il sauve. C'est sur ses 'derniers temps 'qu'il veut faire donner la lumière. Après petite annonce et casting en bonne et due forme, comme un ballet, s'organise bientôt autour de lui, dans sa grande et belle et vide demeure, le découpage des journées, chaque tranche confiée à un 'accompagnateur' soigneusement choisi. A Marc Mazetti au silencieux passé, le matin pour la toilette et à l'entretien du jardin. Hélène Avèle, qui prend le relais après le déjeuner, lui lira les nouvelles du monde. A elle, artiste peintre, Octave réserve une commande bien précise. Vient ensuite l'heure de préparer le dîner : c'est celle de Yolande Grange, ses pieds sur terre et sa précieuse vigueur. La nuit est confiée à la jeune Béatrice Benoît, impressionnable et gracieuse élève infirmière. Au service d'Octave et de son mystérieux projet, chacun trimbale pourtant ses ombres et ses blessures, et chaque blessure est un écho. Mais en chacun, Octave a 'flairé le terreau d'une histoire', et chacun, aussi, va faire une place à l'autre, ouvrant ainsi le champ des possibles, dans une simplicité nue et invincible.
Un coup de coeur, l'écriture est belle, les sujets graves et pourtant plein d'espérances et de vie, une émotion juste, un superbe moment de lecture. J'avais déjà beaucoup aimé les insurrestions singulières.
Damien North est professeur de philosophie dans une université cossue. Veuf, il mène une vie triste et solitaire. Mais un jour, il est embarqué par la police qui l'accuse d'avoir téléchargé sur son ordinateur des images provenant d'un réseau pédophile... L'affaire fait grand bruit, d'autant que Damien est le petit-fils d'Axel North, figure politique historique. L'inculpé a beau se savoir innocent, chacun se souvient d'un geste, d'une parole qui, interprétés à la lumière de la terrible accusation, deviennent autant de preuves à charge. Même une banale photo de sa nièce, unique enfant de son entourage, ouvre un gouffre d'horribles suppositions. Le terrible engrenage commence tout juste à se mettre en marche. Alexandre Postel décrit avec acuité la farce des conventions sociales, les masques affables sous lesquels se cachent le pouvoir, la jalousie ou le désir de nuire - et les dérives inquiétantes d'une société fascinée par les images.
Excellent ! ce livre donne à réfléchir ... internet et ses images, leur utilisation, la solitude humaine et la fragilité de chacun, le regard des autres etc.... A lire!
« Un matin, mon meilleur ami s'est donné la mort, sans sexpliquer ni s'être lamenté. Il a déposé ses deux filles devant l'école, il a rejoint l'immeuble du bureau où il travaillait, il a garé sa voiture, il est entré dans le hall, il a pris la'scenseur jusqu'au cinquième, l'étage en travaux où il n'y avait personne, il a déposé sa veste sur le dossier d'une chaise, il a poussé une table sous une fenêtre qu'il a ouverte, il est monté sur la table et il a sauté, sans un cri. Et comme cétait un garçon solide, il n'est pas mort tout de suite, il nous a laissé croire quelques heures qu'il allait se remettre, et qu'il pourrait nous expliquer ce que nous avions raté. Mais non, il est mort et nous ne saurons pas d'où lui venait cette grande résolution à fuir. Moi, cela fait dix ans que je n'en finis plus de me déliter dans un corps rongé par une maladie dont on ne sait rien, ou si peu. Je perds la marche comme jai perdu tant d'autres choses : la finesse de préhension et la précision du geste, la possibilité de courir, la capacité à me mouvoir librement et sans contrainte. Pourquoi Serge a-t-il choisi de mourir ? Pourquoi ai-je choisi de vivre coûte que coûte ? » G. de F.
Un petit livre qui se lit en une soirée, qui est d'une force incroyable, très bien écrit, questionnant...le mystère de l'autre, de l'ami, de soi...
Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non.J'ai tout essayé...J'ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens.J'ai eu des problèmes au travail, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux... Et puis, j'ai fini par comprendre.
Un coup de coeur pour ce livre, la finesse de l'écriture, deux thèmes qui me touchent toujours, les blessures de l'enfance et leur récurrence, le corps messager de notre âme, de notre"être".
Louise est venue séjourner en Toscane pour écrire. On lui a prêté une magnifique villa avec gouvernante sur une colline où elle accède par une allée de cyprès. C’est d’ici que l’on voit la mer. François est resté à Paris, vaincu comme à chaque fois par le besoin de départ de son épouse. Car si Louise a dit oui à François il y a déjà longtemps, l’écriture l’a prise depuis plus longtemps encore.
Et désormais l’écriture prend toute la place dans la vie de Louise. Est-ce de l’originalité ? Serait-ce par insolence ? Dans la luxueuse abstraction des lieux et la torpeur de l’été finissant, avec le soleil sur les paysages maritimes somptueux, cette femme se retire peu à peu de sa vie réelle pour se confronter à sa difficulté d’écrire. Toute à son bonheur de laisser surgir les fantasmes de sa plume, elle se réfugie ici pour ne pas être perturbée par la vie du dehors. Elle écrit des romans flottants. Elle s’invente des destinées mensongères, dit-elle, ne serait-ce que pour conjurer ou convoquer des rencontres. Elle se plait à croire que son écriture est prémonitoire.
Mais pendant toutes ces semaines désinvoltes de fin d’été italien, que se passe-t-il pour François, le mari resté à Paris ? De longs moments d’échanges taciturnes ne manquent pas de faire le lit des égarements. Jusqu’à ce que vienne le temps des explications. De quoi se demander si, dans cette histoire de couple à distance, la météo comme sujet de conversation est signe de délitement ou, au contraire, d’équilibre.
Je lis tous les livres de Philippe Besson....J'ai passé un excellent moment de lecture...mais voila ..il ne m'en reste pas grand chose...dîtes moi ....
C'est au cours de l'été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsbur. Il était chargé de deux valises – l'une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l'autre une importante somme d'argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D'abord, il s'éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d'un Dieu qu'ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d'autres : il n'y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg. La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra Sylvan Glass. Après Féroces et Une femme simple et honnête, Robert Goolrick nous offre, avec Arrive un vagabond, une plongée sensuelle et enivrante au coeur de la passion. Il y dépeint les membres d'une communauté face à une tragédie en marche. Des hommes et des femmes simples, qui se retrouvent partagés entre la terreur de ce qu'il va advenir de leur fils préféré et la fascination devant les événements qui écriront le souvenir de leur passage sur terre dans la poussière des siècles.
Un superbe roman, teinté de ségrégation raciale, une histoire d'amour, toute une palette de personnages attachants Merci à Clara et ses critiques qui me guident souvent dans mes choix de lectures
Vous avez une mère, des soeurs, des tantes : commencez par elles, en les entraînant de votre côté. Vous évitez tout conflit avec les pères, les frères ou les oncles, vous évitez de même les affrontements avec les éducateurs ou les professeurs. Vous n'aurez pas à écrire un jour l'enfance d'un chef, mais celle d'un déserteur. En un mot, vous n'êtes pas recrutable. Apprenez à discerner vos alliées et vos ennemies dans le continent féminin. N'oubliez pas : elles sont doubles, les ennemies peuvent, à l'improviste, devenir des alliées (et même les meilleures), les alliées peuvent se transformer en ennemies (les pires). Scrutez, écoutez, devinez. Cette mégère veut être apprivoisée, cette dévote vous regarde avec un drôle d'air, cette mélancolique s'éclaire en vous rencontrant, cette femme savante adore les frivolités, cette précieuse ridicule est perdue pour vous à jamais. Vous avez un grand maître pour jouer sur le théâtre du monde : Molière. L'amour est médecin, vous serez médecin dans cette région agitée et sombre. Des femmes-médecins vous aideront. Commencez tout de suite : vous êtes le garçon imprévu, rêveur, dissipé, renfermé, exubérant, 'terrible', énigmatique. Aucune punition ne vous fait peur. Ils vont dans le mur, vous sautez par-dessus le mur. La vie est courte, vous décidez d'en avoir plusieurs '.
J'ai passé un excellent moment de lecture, surtout la première partie, quelle l'écriture !
Piero aime tout ce qui brille, en particulier les belles voitures. Pour s'en procurer, il a trouvé un moyen simple : le vol. L'espace d'un instant, voler lui donne l'agilité et la puissance d'un lynx, lui permet de fuir une épouse résignée et des souvenirs d'enfance douloureux. Une nuit de brouillard, quelque part dans la plaine du Pô, il stoppe son Alfa Romeo rutilante sur une aire de repos, entre dans un restoroute et s'apprête à braquer la caisse lorsqu'il tombe sur un adolescent paumé dont l'assurance et l'étrange beauté le foudroient...
Le roman est court, je l'ai lu d'une traite, dans un souffle....puissant, dérangeant. Un livre comme je les adore!
Ce court roman, d'une intensité et d'une audace formelle rares, raconte l'histoire de quatre chasseurs dont l'équipée tourne mal. Au cours d'une partie de chasse, un homme tombe dans une galerie souterraine. Tristan, le plus jeune, est désigné pour rester sur les lieux tandis que les autres iront chercher du renfort. Une longue attente commence. Tristan voit défiler les moments-clés de son enfance et de son adolescence : ses amours, ses haines, la maladie de sa mère; le tout dans une sorte d'autobiographie fiévreuse. Car c'est la jeunesse, ou plutôt le deuil de la jeunesse, qui constitue le sujet principal de ce roman. Lorsque, comme dans un cataclysme, tout ce que nous avons désiré, aimé, rêvé, disparaît à jamais pour laisser la place à l'adulte qui va naître. Dans ce roman violent et énigmatique, Agnès Desarthe nous entraine dans un monde que les dieux auraient abandonné, laissant place aux pulsions les plus secrètes qui dorment dans le cœur des hommes.
Le livre est un peu long à démarrer...puis s'accélère...j'ai aimé !
"Dans Les désorientés, je m'inspire très largement de ma propre jeunesse. Je l'ai passée avec des amis qui croyaient en un monde meilleur. Et même si aucun des personnages de ce livre ne correspond à une personne réelle, aucun n'est entièrement imaginaire. J'ai puisé dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes remords, autant que dans mes souvenirs. Les protagonistes du roman avaient été inséparables dans leur jeunesse, puis ils s'étaient dispersés, brouillés, perdus de vue. Ils se retrouvent à l'occasion de la mort de l'un deux. Les uns n'ont jamais voulu quitter leur pays natal, d'autres ont émigré vers les Etats-Unis, le Brésil ou la France. Et les voies qu'ils ont suivies les ont menés dans les directions les plus diverses. Qu'ont encore en commun l'hôtelière libertine, l'entrepreneur qui a fait fortune, ou le moine qui s'est retiré du monde pour se consacrer à la méditation ? Quelques réminiscences partagées, et une nostalgie incurable pour le monde d'avant. " 'A. M.
J'ai passé un excellent moment plongée dans la lecture de ce livre. Entre nostalgie et réalité du monde présent, les interrogations se succédent...
Avril 1937, Guernica. Quand il ne donne pas un coup de main à la ferme du vieux Julian, Basilio passe son temps à peindre des hérons cendrés dans les marais, près du pont de la Renteria. Ce matin du 26, alors que nombre d'habitants ont déjà fuit la ville dans la crainte de l'arrivée des Nationalistes, le jeune homme rejoint son poste d'observation au bord de l'eau. Amoureux d'une jeune ouvrière de la confiserie, il veut lui peindre un héron de la plus belle élégance, lui prouver sa virtuosité et son adresse de coloriste, alors que, déjà, les premiers bombardiers allemands sillonnent le ciel. Ce n'est pas que Basilio se sente extérieur au conflit, il a même tenté de s'enrôler chez les Républicains, mais on n'a pas voulu de lui. En ville, on dit de lui qu'il a un sacré coup de pinceau. Mais qui peut comprendre sa fascination pour ces oiseaux, l'énigme de leur regard, leur élégance hiératique, mais aussi leur vulnérabilité ? Peintre naïf, peut-être que ce Basilio, mais surtout artiste qui interroge la question de la représentation. Comment faire pour rendre par le pinceau la vie qui s'exprime dans le frémissement des plumes ? Questionnement peut-être plus essentiel encore dans ces temps de cruauté. Car sitôt les premières bombes incendiaires tombées sur Guernica, Basilio rejoint la ville pour voir, de ses propres yeux, l'horreur à l'oeuvre.
Un petit bijou ! tout est dit ...A lire ! J'aime ces petits livres qui se lisent dans un souffle....
Depuis des années qu'ils sont mariés, Alice et Jules ont leur petit rituel : chaque matin, tandis qu'elle paresse au lit, c'est lui qui prépare le café avant de dresser, au salon, la table du petit-déjeuner. Puis, à dix heures pile, le fils de la voisine, David, a l'habitude de sonner à leur porte pour une partie d'échecs avec celui qu'il appelle " Mr Jules ". Enfant autiste, David aime profiter du calme des deux retraités, de leur douce lenteur et de leur vie bien réglée. Mais ce jour-là, lorsque Alice rejoint son époux au salon, elle le retrouve tranquillement assis sur le canapé, toujours vêtu de son pyjama, l'air serein mais le regard étonné. Mort. Que faire ? Doit-elle téléphoner aux pompes funèbres ? Hors de question : en moins d'une heure, des croque-morts viendraient chercher le corps de Jules et exhiberaient aux yeux d'Alice leurs sinistres catalogues, pleins de cercueils. .....
Superbe petit livre, comment dire au revoir dans le calme...prendre le temps de prendre une dernière journée avec l'être aimé....c'est beau !
Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de partir s'occuper, « pour une fois », de ses parents, son père ouvrier qui s'apprête à voter FN et le tsunami qui ravage le Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il doit se confronter au monde qui l'a fondé et qu'il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, il va se livrer à un véritable état des lieux personnel, social et culturel.
J'avais dit que ne lirais pas ses prochains livres et puis...mes amies avaient aimé alors j'ai lu et je ne regrette pas, même si j'ai retrouvé trop de répétitions, de situations déjà declinées...les lisières m'ont souvent touchées!
Le jour où tu trouveras que j'ai vieilli, ... aie de la patience envers moi et essaie surtout de comprendre ce que je traverse, de me comprendre.
Si lorsque nous parlons, je répète la même chose des dizaines de fois, ne m’interromps pas pour me dire: "Tu as dit la même chose il y a une minute". Écoute-moi s'il te plaît. Souviens-toi quand tu étais petite, tu voulais que je te lise la même histoire, soir après soir, jusqu’à ce que tu t’endormes.
Si je ne souhaite pas prendre un bain, ne te mets pas en colère et ne me mets pas mal à l'aise en disant que c’est une honte. Souviens-toi combien de raisons je devais inventer pour te faire prendre un bain quand tu étais petite.
En voyant mon ignorance vis-à-vis des nouvelles technologies, ne te moque pas de moi, mais laisse-moi plutôt le temps d’assimiler tout ça et de comprendre.
Je t’ai appris tant de choses: comment te tenir à table, t’habiller, te coiffer, comment appréhender les défis de la vie...
Le jour où tu trouveras que j'ai vieilli, aie de la patience envers moi et essaie surtout de comprendre ce que je traverse, de me comprendre.
S’il m’arrive à l’occasion d'oublier ou de ne pouvoir suivre une conversation, laisse-moi le temps nécessaire pour me souvenir et si je n’y parviens pas, ne te montre pas irritée, impatiente ou condescendante: le plus important pour moi, c’est d’être avec toi, de partager des moments avec toi.
Quand mes jambes ne me permettront plus de me déplacer comme auparavant, tends-moi la main comme je te l'ai tendue pour t’apprendre à faire tes premiers pas.
Quand ces jours approcheront, ne sois pas triste. Sois tout simplement avec moi et comprends-moi alors que je m'approche de la fin de ma vie, avec amour et gratitude.
Je te chéris et te remercie pour les moments passés ensemble et la joie éprouvée.
Avec un sourire et tout l'amour que je ressens pour toi, je souhaite juste te dire ma fille: je t'aime.
Eric-Emmanuel Schmitt amène le lecteur sur le chemin du questionnement au travers de cinq histoires, cinq thèmes tous différents les uns des autres. En magicien de l’intrigue, l’auteur présente des histoires remarquablement construites, finement ciselées. Pas de jugement, pas de morale, pas de parti pris. Au lecteur de s’interroger, de se forger sa propre opinion, avec en prime, le journal d’écriture de l’auteur. ( la cause littéraire)
J'aime les nouvelles, je lis toujours avec grand plaisir E-E Schmitt, je me suis régalée de ces histoires et du journal! Merci à Mick qui m'a offert ce livre!
Le cartel de Mamette sonne tous les quarts Il est élégant, sobre Il égrène les heures présentes Les heures heureuses Les heures interminables des insomnies Les heures souvenirs Les heures du temps qui passe
Le cartel de Mamette la suit, imperturbable Il se déplace avec elle au grès de ses demeures Sa musique est une constante vitale Son carillon exhale une saveur inoubliable Désuète, intemporelle… Il orchestre le quotidien Il rythme les saisons de la vie De génération en génération Il nous berce à l’infini
Courte fable résolument optimiste, Deux zèbres sur la 30e rue est un de ces romans que l’on lit rapidement et qui nous enchantent, tant il est porteur de bonne humeur. Difficile de ne pas se laisser émouvoir par l’histoire de Mahmoud, ce directeur de zoo palestinien, prêt à tous les subterfuges pour rendre le sourire aux enfants de Gaza. Cette falsification est bel et bien le message d’espoir qu’y voit James, journaliste désabusé, qui retrouve goût à la vie grâce à l’initiative de Mahmoud. Une amitié fraternelle va se nouer entre les deux hommes : l’un palestinien, l’autre américain, ils avaient peu de chance de se rencontrer et de s’apprécier. Leur rencontre va pourtant bouleverser leurs vies respectives, donnant à Mahmoud les moyens de transmettre son message au monde entier, et à James l’envie de vivre à nouveau. via: la cause littéraire
Comment ne pas aimer ! une lecture douce et agrèable...
Texas, 1949 : photographe reporter au Waco Newspaper, Rose Cruder est jolie, sans scrupule et obsessionnelle. Elle fait des photos de meurtres et d’accidents dans un Texas poisseux, qui sent le pétrole, le racisme et la misère. Ce jour-là, elle part pour Sherman couvrir le procès de Claude Eatherly, un vétéran local pris dans de minables affaires d’escroquerie et d’alcoolisme. Au tribunal, elle est abordée par Jeff Dunkle, un personnage louche qui lui révèle qu’Eatherly aurait participé à la mission de reconnaissance préalable au bombardement d’Hiroshima. Autour de la tragédie d’Hiroshima, c’est le début d’une relation mystérieuse et trouble de trente ans entre la photographe et le pilote. C’est une saga qui traverse l’histoire de l’Amérique sur trois décennies à travers la fascination mondiale qu’exerce Eatherly sur les intellectuels (Günther Anders mais aussi plusieurs prix Nobel). Pour Rose, partagée entre compassion et rejet, Eatherly demeure une terrifiante énigme. Ce coureur de femmes passionné de poker, réputé pour son immoralisme, son goût pour la mort et le jeu, cherche-t-il à bluffer médias, psychiatres et intellectuels pour s’emparer de la lumière noire d’Hiroshima et devenir une figure de l’histoire.
J'ai vraiment aimé le déroulement du livre, même si l'histoire est sombre, l'écriture est belle, les personnages attachants, que d'interrogations!
Pressentant l’imminence d'un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s’appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l’Antiquité appellent l’Âme du monde : la force bienveillante qui maintient l’harmonie de l’univers.
Leur message répond aux questions essentielles : quel est le sens de mon existence ? Comment réussir ma vie et être heureux ? Comment harmoniser les exigences de mon corps et celles de mon esprit ? Comment apprendre à me connaître et à réaliser mon potentiel créatif ? Comment passer de la peur à l amour et contribuer à la transformation du monde ?Loin des croyances dogmatiques, ils ouvrent le chemin simple et concret d un humanisme spirituel qui aide à vivre. »
C'est un livre qui deviendra livre de chevet, à lire, relire, feuilleter, surligner, un livre à faire vivre et qui fait tellement de bien!
J'écris des textes, des poèmes, je voudrais vous faire partager des pensées que j'aime, des photos prises au gré des voyages et de la vie, mes passions....