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Bribes de zen
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26 février 2017

l'odeur de la forêt d'Hélène Gestern

Un hasard professionnel met entre les mains d’Elisabeth Bathori, une historienne de la photographie, les lettres et l'’album d'’Alban de Willecot. Ce lieutenant, mort au front en 1917, a été l’'ami d’'un des plus grands poètes de son temps, Anatole Massis, et a entretenu avec lui une abondante correspondance.

D’'abord aiguillonnée par l’'espoir de retrouver les réponses de Massis, Élisabeth, qui reprend le travail après de longs mois de deuil, se prend peu à peu d’'affection pour Willecot, que la guerre a arraché à ses études d’'astronomie et qui vit jour après jour la violence des combats. Elle se lance à la recherche de Diane, la jeune femme dont le lieutenant était éperdument amoureux, et scrute chacune des photographies qu'’il a prises au front, devinant que derrière ces visages souriants et ces régiments bien alignés se cache une autre tragédie, dont les descendants croiseront à leur tour la grande Histoire durant la Seconde guerre mondiale.

L’'Odeur de la forêt est une traversée de la perte, à la recherche des histoires de disparus, avalés par la guerre, le temps, le silence. Mais il célèbre aussi la force inattendue de l’'amour et de la mémoire, lorsqu’'il s’'agit d’'éclairer le devenir de leurs traces : celles qui éclairent, mais aussi dévorent les vivants.( babelio)

Juste un excellent livre, malgré les 700 pages ( moi qui n'aime pas les pavés !) je n'ai pas sauté une ligne !
l'écriture est belle, le récit à plusieurs porte d'entrée, je me suis laissé emporter ....

J'avais déjà lu et aimé de cette auteure, Eux sur la photo. 

Mon blog zen  c'est ICI

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21 janvier 2017

Continuer de Laurent Mauvignier

Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu’à aujourd’hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter.
Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu’elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.

en savoir plus en cliquant: ICI  chez Clara qui m'a donné envie de lire ce livre !

Un vrai coup de coeur !

3 mai 2017

Ma mère cette inconnue de Philippe Labro

"Netka, il y a du slave dans ce nom qui sonne clair. Elle a cinquante pour cent de sang polonais dans ses veines. Il me faudra beaucoup de temps pour identifier la Pologne, chercher la trace du père inconnu, éclaircir les mystères, imaginer l'enfant-valise, la petite fille abandonnée. Elle est, elle était ma mère. »
Philippe Labro.

26 janvier 2014

Pour une autre école de Gabrien cohn-bendit

Qu'attendons-nous pour abolir un système de notation obsolète ? Quand cessera-t-on d'enseigner les sciences comme on transmet le Coran ou la Bible ? Pourquoi ne pas recruter les enseignants d'abord sur l'obtention du BAFA ?
Gabriel Cohn-Bendit, créateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire et pédagogue reconnu, lance un vibrant appel pour un renouveau de l'école. S'adressant à la fois aux profs, aux jeunes qui se destinent à l'enseignement et aux parents, il appelle de ses voeux la constitution d'un mouvement uni de pédagogues afin de remédier à la crise de l'enseignement.

Une lecture différente, pleine de bon sens et d'actualité, petit livre qui parle ! qui permet de regarder autrement l'enseignement, une ouverture du possible....

23 décembre 2013

La tendresse

La tendresse

On ne mesure sans doute pas assez la force de la tendresse,
qui se communique de peau à peau,
d'âme à âme, de coeur à coeur.
Si nous pouvions seulement être là,
ralentir notre rythme,
nous mettre à l'écoute,
ouvrir nos antennes les plus fines
pour percevoir les attentes,
les besoins les plus subtils,
mettre dans nos mains
toute l'attention et le respect
dont nous sommes capables
et garder confiance dans la danse de la vie !

Marie de Hennezel

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18 juillet 2015

Je vous écrit dans le noir de Jean-Luc Seigle

Quand Pauline Dubuisson, étudiante en médecine, tue son ex-fiancé Félix Bailly, elle n'imagine pas qu'elle va provoquer par ricochet du destin une autre mort, celle de son père qui se suicide après avoir appris son arrestation. A 21 ans elle est jetée en prison et passe devant les Assises de Paris. Pauline est la seule femme contre laquelle le Ministère public requiert la peine de mort.

Un superbe livre, un autre vision " du crime" qui donne à réfléchir avant de condamner, à voir l'autre face du pourquoi, j'ai adoré! c'est plein de sensibilité et d'émotion. comment revivre après une telle condamnation ?

12 juillet 2014

Les poissons ne ferment pas les yeux de Erri de Luca

À travers l'écriture, je m'approche du moi-même d'il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L'âge de dix ans ne m'a pas porté à écrire, jusqu'à aujourd‘hui. Il n'a pas la foule intérieure de l'enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l'extérieur en adultes présumés, mais à l'étroit dans une taille de souliers plus petite".
Comme chaque été, l'enfant de la ville qu'était le narrateur descend sur l'île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l'excès selon lui.
Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l'envoient à l'infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l'adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux. Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d'initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l'engagement se cristallisent à travers sa plume.
Arrivé à l'âge d'archive, il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l'enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie. Erri De Luca
 
J'adore cet auteur, la poésie qui se dégage de son écriture, les émotions de l'enfance, c'est encore et toujours superbe !
 
11 juillet 2014

Mr Gwyn d'Alessandro Barrico

Basta. Un beau jour, Jasper Gwyn en a eu marre. Pour marquer l'événement, cet écrivain londonien donna au Guardian la liste des cinquante-deux choses à ne plus jamais faire. La dernière: publier des livres. Pourtant, il en a déjà signé trois, un thriller, l'histoire de deux sœurs et un gros roman sur un champion d'escrime qui débutait ainsi:  «Souvent j'ai réfléchi à ce qu'on sème et à ce qu'on récolte.» En ouvrant le journal, son agent tombe des nues. Qu'est-ce que c'est que ce caprice, hein? Gwyn s'est réfugié en Espagne. Il ne s'agit pas d'une blague. Fini. À quarante-trois ans, il tire un trait. Les mois passent. Une visite dans une galerie produit un déclic. Il sera copiste. Traduire: il fera des portraits en écrivant.

Un petit livre superbe !

6 juin 2014

Le facteur

En l’an 2080 il n’y aura plus de facteur
Web web web,
Les timbres auront disparu
Les timbrés aussi
Ce n’est pas très net tout cela
Mais je vous le dis, voila
Une race en voie de disparition
Tel le pigeon voyageur
Le facteur ne volera plus
De boite en boite.
Tri électronique
Un facteur pour les pairs,
Un autre pour les impairs
Le facteur ne connait plus personne
Ne vous trompez pas d’adresse
Sinon retour à l’envoyeur.
Le facteur temps est aboli
Dans moins d’une seconde
Vous lirez mon message.
Ne vous méprenez pas
Je le regrette ce doux temps
Des enveloppes à décacheter
Des longues missives
Des cartes postales
Et des timbres à collectionner
Pffff ….  ce matin j’ai kiffé grave
Le long mail de ma copine canadienne

consigne des impromptus: le facteur

 

 

9 février 2014

La démesure de Céline Raphaël

Céline est privée de nourriture, battue des années durant, enfermée. Elle craint chaque week-end pour sa vie, travaille, travaille encore, pour briller et jouer les pianistes prodiges en gardant le secret sur l'horreur de sa vie familiale. Et autour d'elle, un silence assourdissant. Comment suspecter l'horreur de la servitude sous les atours de l'excellence ? L'exigence absolue de la perfection qui devient justification de tous les excès et de tous les abus et qui mystifie l'entourage d'autant plus facilement que cette esclave n'est pas affectée à une tâche de souillon mais à une production artistique réservée aux élites ?  Daniel Rousseau.

Ce témoignage est bouleversant et il décrit très justement les rouages de la maltraitance et comment un enfant ne se permet pas de dire , comment personne ne décrypte les signaux d'alarme lancés. Merci pour ce livre qui oblige à réfléchir et donne espoir à tous les enfants qui ont subi des maltraitances. A lire !

Un lien pour en savoir plus sur l'auteure
http://mag.monchval.com/critique-de-livre-la-demesure-de-celine-raphael/

26 novembre 2013

Les anges meurent de nos blessures de Yasmina Khadra

Il se faisait appeler Turambo, du nom de son village qu'un glissement de terrain avait rayé de la carte. Il était né dans l'Algérie coloniale des années 20, et son destin était écrit d'avance : il serait misérable. Mais il était beau, vigoureux, ardent et doté d'un trait de caractère assez rare : la candeur. Cette fraîcheur lui attirait des sympathies immédiates et, grâce à ce don, il put franchir les portes du monde des Français, interdit aux Arabes.
Car il possédait de plus une force surprenante dans le poing gauche, capable d'allonger d'un coup ceux qui se trouvaient sur son passage. C'est ainsi qu'il attira l'attention des professionnels de la boxe. Ses succès sur le ring lui apportèrent gloire et argent. Mais comme tous les cœurs purs, il détestait la violence et rêvait d'amour. Dans sa culture, une femme heureuse était une épouse fidèle, féconde et dévouée.
Il nourrit d'abord une passion secrète pour sa cousine Nora, la première femme de sa vie. La deuxième, Aïda, une prostituée, l'initia aux plaisirs de la chair. La troisième, Louise, était la fille de l'homme d'affaires qui comptait l'emmener jusqu'au titre de champion de France de sa catégorie. Puis surgit Irène. Femme libre, indépendante et fière. Elle lui apprit que la vraie passion ne pouvait s'épanouir que dans la confiance absolue et le respect mutuel.
Mais comme toujours chez Yasmina Khadra, la vie ne rend pas toujours justice à ceux qui s'aiment... Dans une superbe évocation de l'Algérie de l'entre-deux-guerres, Yasmina Khadra met en scène, plus qu'une éducation sentimentale, le parcours obstiné d'un homme qui n'aura jamais cessé de rester fidèle à ses principes, et qui ne souhaitait rien de plus, au fond, que maîtriser son destin.

Quelques longueurs, mais un excellent livre, une écriture très belle, j'ai vraiment aimé!

23 novembre 2013

Prière amérindienne

Hier j'ai trainé ma peine
dans les rues de Privas
sur tes pas,Béate

et ce matin j'ai relu ce texte d'une prière amérindienne:


Si je suis la première à décéder,
Que le deuil n’obscurcisse pas longtemps ton ciel,
Que ton chagrin soit courageux mais discret.
Il y a un changement mais pas un départ,
La mort fait partie de la vie,
Et les défunts ne cessent de vivre dans les vivants.
Toutes les richesses cueillies au cours de notre voyage,
Les moments de partage, les mystères explorés ensemble,
Les strates d’intimité sans cesse accumulées,
Ce qui nous fait rire ou pleurer, ou chanter,
La joie de la neige sous le soleil et l’éclosion du printemps,
Le Savoir …
Chacun donnant et chacun recevant.
Autant de fleurs qui ne flétrissent pas,
Pas plus que les arbres ne tombent et ne s’écroulent,
Que même les pierres …
Car même les pierres ne peuvent résister au vent et à la pluie.
Et avec le temps, même les cimes de la montagne majestueuse
Sont réduites à du sable.
Ce que nous étions, nous les sommes encore.
Ce que nous avions, nous l’avons encore.
Tout notre passé conjoint demeure impérissablement présent.
Alors quand tu marcheras dans les bois
Comme nous l’avons déjà fait ensemble.
Tu chercheras en vain la tache de mon ombre à tes côtés
Et tu t’arrêteras au sommet de la colline
Comme nous l’avons toujours fait, pour contempler la plaine.
Et tu remarqueras quelque chose, tout en cherchant
Comme d’habitude, ma main qui n’est plus là.
Et si tu te sens envahi(e) par le chagrin,
Ne bouge pas, ferme les yeux, écoute mes pas dans ton coeur.
Je ne t’ai pas quitté, je marche tout simplement dans ton coeur !

15 mai 2010

Leçon de piano Suite, 2éme prof!

Coup de sonnette.

Elle arrive, chignon bien placé, sourire rivé aux lèvres, cartable cuir étroit pour partitions et méthode de solfège.

Jeudi d’enfer, jeudi pourri, prostrée au fond de la chambre, regard vide…absence…d’abord aux autres apprentis musiciens l’honneur de décliner leurs gammes.

Ne plus exister, roulée en boule sur le lit, pouce dans la bouche,

sourde, muette…ailleurs.

La porte s’ouvre, les pas résonnent. C’est mon tour.

Le temps ne s’est pas arrêté…

Maitriser les battements de ma rage. Se redresser, traverser le couloir, tête baissée, même pas bonjour.

Les portées valsent devant moi.

Chanter….nœud dans la gorge, chanter, oui mais que du faux, que du grave, du bourdon qui bourdonne à ses oreilles .Elle se fâche….on passe aux gammes… doigts qui courent en désordre sur le clavier, tout en vrac, pieds trop raides pour pédales trop loin, taper de plus en plus vite, de plus en plus fort des blanches, des noires, en rafales, en saccades et soudain pousser un hurlement, un déchirement.

Elle a eu peur, tant mieux. Affolée maman jaillit…

Punition…roulée en boule dans mon lit, pouce dans la bouche, endormie…ailleurs.

15 mai 2010

la leçon de piano

Do ré mi
Je déteste les gammes
Pas si fa si le
Je me souviens, j’ai à peine dix ans, avec Mimi ma sœur, main dans la main, nous allons traînant le pas de la place du peuple à la rue des creuses, notre cartable à partition à bout de bras. Deuxième étage d’un vieil immeuble aux marches grinçantes, nous retenons notre souffle déjà écœurées par les effluves de soupe, de pisse de chat, de renfermé, nous sonnons chez Marinette Pécoud, virtuose de l’orgue du grand temple, elle est notre professeur de piano. Je la déteste, elle et sa vieille mère qui dodeline de la tête, assise dans la cuisine, elle et ses gros chats qui déboulent de nulle part, elle et ses notes de musique.
Dans un salon tellement sombre trône le piano, tabouret à vis, j’entame mes gammes, mes doigts accrochent les notes, dérapent entre les dièses et les bémols, je n’ai pas l’oreille musicale, je chante faux, je n’aime pas le solfège. Un énorme matou installé sur le piano me fusille du regard, il a de l’oreille lui…elle, Marinette tient à la main une baguette en bois, spéciale fausses notes, je la déteste. Mozart, Schumann et les autres je n’aime ni vos rondos, ni vos valses, ni vos mélodies, ni même vos rigaudons. Je déteste le piano et Marinette.
Mimi à son tour fait ses gammes, soumise comme moi à l’envie de notre père de nous donner une culture musicale, ses parents lui avaient imposé le violon, il pensait que le piano serait plus facile à apprendre.
Et te souviens tu Mimi de notre terrible peur sur le chemin du retour, ce petit chinois, tirant une carriole, qui nous suivait, tous les jeudis de la rue des creuses jusqu’à la place du peuple !

consigne: quelques notes de musique

26 septembre 2009

Evénement

J’étais pieds et poings liés
Les dés étaient pipés
Sur un coup de tête
Me suis mise sans dessus-dessous
Suis tombée cul par-dessus tête
Me suis mélangée les pinceaux
Mon sang n’a fait qu’un tour
Il fallait bien que ça arrive un jour
Suis redevenue normale….
Reste plus qu’à me reprendre en main
Et bien garder la tête sur les épaules.

consigne: utiliser la phrase : "il fallait bien que ça arrive" dans le texte

21 avril 2008

La consolante d'Anna Gavalda

Résumé de l'éditeur:

« Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue
quand il était enfant, et adolescent.
« Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.
Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C’est fini.
C'est fini, tu comprends ?
»
Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tour se fissure en lui; Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.» .

Comme dans tous les "gros" livres, j'ai trouvé des longueurs, surtout la première partie mais je me suis "accrochée" et finalement je ne suis pas déçue parce que la deuxième partie du livre est excellente!

9 mars 2007

Leçon de piano

Consigne : souvenir d’enfance, une émotion (peur, angoisse, colère, ennui….)  décrire avec les sensations physiques. Style indéfini : pas de « je ».

Coup de sonnette.

Elle arrive, chignon bien placé, sourire rivé aux lèvres, cartable cuir étroit pour partitions et méthode de solfège.

Jeudi d’enfer, jeudi pourri, prostrée au fond de la chambre, regard vide…absence…d’abord aux autres apprentis musiciens l’honneur de décliner leurs gammes.

Ne plus exister, roulée en boule sur le lit, pouce dans la bouche,

sourde, muette…ailleurs.

La porte s’ouvre, les pas résonnent. C’est mon tour.

Le temps ne s’est pas arrêté…

Maitriser les battements de ma rage. Se redresser, traverser le couloir, tête baissée, même pas bonjour.

Les portées valsent devant moi.

Chanter….nœud dans la gorge, chanter, oui mais que du faux, que du grave, du bourdon qui bourdonne à ses oreilles .Elle se fâche….on passe aux gammes… doigts qui courent en désordre sur le clavier, tout en vrac, pieds trop raides pour pédales trop loin, taper de plus en plus vite, de plus en plus fort des blanches, des noires, en rafales, en saccades et soudain pousser un hurlement, un déchirement.

Elle a eu peur, tant mieux. Affolée maman jaillit…

Punition…roulée en boule dans mon lit, pouce dans la bouche, endormie…ailleurs.

7 mars 2007

consigne: la tentation de Sarah

Elle est très tentée, Sarah

De partir, partir sans bruit, juste lancer :

Je descends acheter des cigarettes

Et puis le néant, le vide

Ne jamais revenir

Tout foutre en l’air

Avec l’air de rien

Juste ne plus être

Simplement disparaître

Pas un jeu de cache-cache

Pas un jeu de piste

Juste le jeu cruel

Du plus jamais

18 août 2006

Morale de l'histoire

Il était une fois une jolie hirondelle qui voltigeait dans le ciel.
Tout à coup, la température a chuté et la jolie hirondelle est morte de froid en plein vol.
Quelques minutes après son écrasement, une vache passa à côté d'elle et lui lâcha une grosse bouse dessus.
Par miracle, cette grosse bouse bien chaude réchauffa la jolie hirondelle et elle fut ramenée a la vie.
Toute heureuse d'être encore vivante, la jolie hirondelle se mit à chanter...
Un chat qui passait tout près entendit ses chants, déterra l'hirondelle de son tas de merde
et n'en fit qu'une bouchée.
Les morales de cette histoire:
- une personne qui vous chie dessus
n'est pas forcément un ennemi.
-  u
ne personne qui vous sort de la merde n'est pas forcément un ami.
Lorsque vous êtes au chaud et bien heureux, la meilleure chose à faire, c'est de vous fermer la gueule!

22 février 2009

Jours d'orages de Kressmann Taylor

Dans les années 1960 Amanda Lasche, jeune veuve américaine, et sa fille visitent la Toscane. Surprises par un orage, elles se réfugient à Rocca al Sole. Elles y rencontrent Eduardo Carleone, ingénieur retraité, et découvrent que tous sont encore sous le choc des exactions des bataillons nazis dans le village. Mais les villageois s'aperçoivent de la présence de leur bourreau, Herr Grussmann.

C'est très bien écrit, suspens psychologique bien mené, un très bon moment de lecture.

3 mai 2020

Du temps ....pour ....

En janvier 2016 j'avais trouvé un petit texte ! le revoila bien d'actualité ! 
Que faisons nous du temps qui nous est donné ....en confinement
(pour ceux qui ne travaillent pas )

Trouvé un petit texte comme je les aime !

Je ne vous souhaite pas n'importe quoi,
Je vous souhaite quelque chose de très rare,
Je vous souhaite du TEMPS pour rire et vous réjouir,
Je vous souhaite du TEMPS pour faire ce que vous voulez,
Et pour penser aussi aux autres ,


Je vous souhaite du TEMPS pour ne plus courir,
Du TEMPS pour être heureux,
Je vous souhaite du TEMPS et de la confiance en vous-mêmes,
Je vous souhaite du TEMPS et des surprises,
Je vous souhaite du TEMPS
Et pas seulement pour regarder les heures passer,


Je vous souhaite du TEMPS pour toucher les étoiles,
Et du TEMPS pour grandir, pour mûrir,
Je vous souhaite du TEMPS pour espérer
Et pour aimer sans plus jamais reporter,


Je vous souhaite du TEMPS pour vous retrouver ,
Pour comprendre que chaque jour est un cadeau,
Je vous souhaite du TEMPS aussi pour pardonner,
Je vous souhaite du TEMPS pour VIVRE "

"Poème des Natifs Américains des tribus Dakota"

25 mars 2020

Un autre chez moi , zénitudes

http://mumzen.canalblog.com/ ou plutôt  cliquez   ICI

Pendant le confinement, si vous en avez assez de lire ..... c'est un peu mon cas !
( le fait est vraiment à noter ....)

Vous pouvez aller écouter des conférences, faire du qi gong etc.... à travers des vidéos
sur mon blog zénitudes , je vous fait quelques suggestions !

24 mars 2020

Le silence d'Isra de Etaf Rum

Palestine, 1990. Isra, 17 ans, préfère lire en cachette et s'évader dans les méandres de son imagination plutôt que de s'essayer à séduire les prétendants que son père a choisis pour elle. Mais ses rêves de liberté tournent court : avant même son dix-huitième anniversaire, la jeune fille est mariée et forcée de s'installer à Brooklyn, où vit son époux et sa nouvelle famille.
La tête encore pleine de chimères adolescentes, Isra espère trouver aux États-Unis une vie meilleure mais déchante vite : les femmes sont cloitrées à la maison, avec les enfants ; les maris, peu loquaces, travaillent jour et nuit. Invisible aux yeux du monde, la jeune fille autrefois rêveuse disparaît peu à peu face à la tyrannie de sa belle-mère et la pression étouffante de devoir donner naissance à un fils. Mais comble du déshonneur, Isra ne met au monde que des filles, dont la fougueuse Deya.

Brooklyn, 2008. Deya, 18 ans, est en âge d'être mariée. Elle vit avec ses soeurs et ses grands-parents, qui lui cherchent déjà un fiancé. Mais la révolte gronde en Deya, qui rêve d'aller à l'université et se souvient combien sa mère était malheureuse, recluse et seule. Alors qu'est révélé un secret bien gardé, Deya découvre que les femmes de sa famille sont plus rebelles que ce qu'elle croyait et y puise la force de changer enfin le cours de son destin.

Un livre magnifique , à lire absolument !

pour en savoir plus cliquez  ICI

27 août 2016

Dans les prairies étoilées de Marie-Sabine Roger

Merlin, auteur d’une série BD à succès, perd son vieux copain Laurent, qui lui a inspiré son héros, Jim Oregon. Comment continuer à le faire vivre dans ses dessins, d’autant que dans son "testament", Laurent lui impose deux contraintes pour l’album à venir…. Marie-Sabine Roger s’amuse allègrement à jongler entre deux mondes, celui de la réalité et de la BD, et donne naissance comme toujours à une tribu de personnages tout en couleurs.( Babelio)

Un excellent moment de lecture ! alors que tout aurait pu être triste, c'est émouvant et drole, j'ai vraiment aimé ce livre atypique.

15 août 2015

Le départ de Claire

Claire

Tu  es partie dans la lumière
Du plein été emportant avec toi
Tous tes doutes, tes questionnements
Tu nous a tous rassemblés au temple
Même « ton copain » le pasteur
Est venu de Casablanca pour
Rendre vivant et vibrant cet ultime voyage

Je garderai toujours le souvenir
De ma cousine qui me serrait si fort
Dans ses bras et me regardait
Droit dans les yeux en souriant
Comme pour me dire tout ce que
Les paroles ne pouvaient exprimer.

Sois juste en paix, nous t’aimons.

 

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