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Bribes de zen
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25 juillet 2015

Petit mots dit aux jeunes et collégues de

Petit mots dit aux jeunes et collégues de travail, j'ai donné ma démission... pour bien des raisons...(et je pense que j'ai eu raison !). Une nouvelle page s'ouvre, bien sur je resterai dans le soin, sous d'autres modalités, c'est sans doute mon karma!

Merci à tous et à chacun de vous
Merci pour tout ce que vous m’avez donné et pour tout ce que j’ai pu partager avec vous  pendant toutes ces années à l'IME

Merci à vous les jeunes de m’avoir donné à réfléchir, pour essayer de mieux vous comprendre. 
Merci de  m’avoir  amenée  à chercher ailleurs, autrement, les outils dont j’avais besoin pour vous apporter les soins les plus adaptés.  

Je continue ainsi mon chemin enrichie d’un superbe  bagage. 

Merci à vous les  éducateurs et autres collègues qui n’ont pas hésité à me servir de cobayes pour tester mes techniques un peu différentes et pleine d’énergies ! Merci  à tous pour tout le travail effectué ensemble.

L'IME a été une belle étape dans ma vie et je ne vous oublierai pas.

Je vous souhaite à chacun et à tous de beaux projets d’avenir à la hauteur de vos rêves, plein de douceur et de joie.
Choisissez d’être heureux.

Bonnes vacances !

 

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6 avril 2015

Mon sac !

Dans mon sac
Il y a tout et rien
L’indispensable et l’inutile
Le précieux et le ridicule
Dans mon sac
Il y a toutes mes peurs
Mes fleurs de Bach
Mes amis, mes faux amis
Mes rendez vous
Mes numéros de téléphone
Mes oublis
Il pèse lourd mon sac
Je le trimballe partout contre moi
Un jour, peut être
J’aurai le courage
De le vider mon sac !

Texte en reprise !

 

 

3 juin 2015

Animaux imaginaires

Mon escagodiche
Il est bien naïf
Et tellement craintif
Qu’il reste planqué
Dans sa coquille
Si je le houspille
Il bave et en bave
A extirper ses cornes
De son enclave
Esclave de ses peurs.

 Mon cabrimade
Il saute partout
Il écrase tout
Il gambade
Il cascade
Si je le houspille
Il roupille.

Mon pélicandide
Il n’est pas très solide
C’est pas un bolide
Plutôt du  genre timide
Si je le houspille
Ça le met en vrille.

consigne: inventer des animaux imaginaires avec des mots valises

 

4 avril 2015

Week de bricolage chez les impromptus !

 T’es pas complétement marteau ?
Ça vaut pas un clou ton histoire…
Crois- moi on va se planter grave
En fait t’es complétement fêlé
Moi je commence à péter les plombs là
Il colle pas du tout ton plan de  bricolo
Dis-moi tu planerais pas un peu ?
T’aurais pas fumé un joint ?

J’appelle SOS plombier

les impromptus c'est ici

16 novembre 2013

Tout s'est bien passé d'Emmanuelle Berheim

'Papa m'a demandé de l'aider à en finir. 'Je me répète cette phrase, elle sonne bizarrement. Qu'est-ce qui ne colle pas ? 'Papa 'et 'en finir '? Fin 2008, à l'âge de 88 ans, le père d'Emmanuèle Bernheim est hospitalisé après un accident vasculaire cérébral. Quand il se réveille, diminué et dépendant, cet homme curieux de tout, aimant passionnément la vie, demande à sa fille de l'aider à mourir.
Comment accepter ? Et puis, 'aider à mourir ', qu'est-ce que ça veut dire ? Avec Tout s'est bien passé, Emmanuèle Bernheim livre le récit haletant et bouleversant de cette impensable aventure, de cette course d'obstacles dramatique et parfois cocasse. Dix ans après son dernier roman, Emmanuèle Bernheim revient avec ce récit écrit pour la première fois à la première personne du singulier.

C'est un livre très fort et qui m'a beaucoup parlé de par ses questionnements qui sont de vraies questions !
A lire si le sujet vous intéresse !

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13 novembre 2013

Un jour par la forêt de Marie Sizun

Qu'est-ce qui pousse Sabine, petite élève de 5e, solitaire et rêveuse, à ne pas se rendre en classe, ce matin de printemps ? Pourquoi décide-t-elle ce jour-là de faire l'école buissonnière, et d'aller à la découverte d'un Paris qu'elle ne connaît pas très bien et qui l'a toujours fascinée ? Ce n'est pas seulement pour échapper au rendez-vous que la prof de français, excédée par son désintérêt, a fixé à sa mère.
La fuite de Sabine parle de honte et d'incompréhension. Honte de sa mère, qu'elle sent ne pas correspondre à l'image qu'on se fait d'une mère attentive, soucieuse de la scolarité de son enfant ; mais aussi honte de son milieu social où la culture reste un mot opaque, presque hostile. La petite prend soudain conscience que ce monde du lycée lui est fermé, comme il l'a été aux siens. Mais, au cours de sa journée vagabonde, bien des choses vont changer pour elle.
Le hasard d'une rencontre lui fera découvrir le trésor qu'elle porte en elle et qui ne demande qu'à être révélé. Sous les auspices de Victor Hugo, et plus largement de la poésie, Marie Sizun nous donne à voir la métamorphose d'une petite fille que tout condamnait à l'échec scolaire mais qu'un regard différent révèle à elle-même.

J'ai beaucoup aimé ce livre qui ressemble un peu à une fable poétique mais tellement dans notre monde actuel !
un excellent moment de lecture.

12 novembre 2013

la vie courte à en mourir

Parce que la vie est courte à mourir
Je sème des fleurs à tout bout de champ
Depuis longtemps j’ai arrêté de courir
Je goûte la saveur du temps

Parce que la vie est courte à mourir
Je balance à tout vent
Des sourires, des fous-rire
Le temps n’est plus un guet- apens

Parce que la vie est courte à mourir
Je navigue à contresens
Je me laisse étourdir
J’ai confiance… en la vie

 

consigne impromtus: si nous en croyons les paroles de la chanson "chacun de son côté" du groupe L'affaire Louis Trio", "la vie est courte à mourir".

7 novembre 2013

Deux étrangers de Emilie Frèche

Élise n'a pas vu son père depuis sept ans. Il vit au Maroc, il connaît à peine son mari et pas du tout ses enfants, quant à elle, elle ne sait rien de sa vie. À force de ruptures, d'amour blessé et de petites humiliations qui auront jalonné leur histoire, le père et la fille ont fini par ne plus parler la même langue : ils sont devenus deux étrangers. Et pourtant, lorsqu'Élise reçoit l'improbable coup de fil de son père la sommant de venir le voir, elle obéit aux ordres de ce tyran domestique comme à un vieux réflexe, alors même que son propre foyer est en train de se déliter : elle prend son antique Renault 5, seul héritage de sa mère tant aimée, et met le cap sur Marrakech. Portrait d'une famille prise dans les glaces de souffrances jamais apprivoisées, trop longtemps tues, 'Deux étrangers' est le roman d'une séparation et de retrouvailles impossibles et néanmoins essentielles. Un voyage dans le temps au rythme indomptable des souvenirs et des émotions, éclairé par un humour ravageur, une lucidité sans appel et un inextinguible désir de justice.

Prix du libre orange 2013 (si les prix veulent dire quelque chose!), surtout Actes sud ( j'adore!)
Un récit qui ne laisse pas indifférent, une histoire familiale tout en souffrance et comment elle se répéte...
bref j'ai adoré ! un livre fort.

5 novembre 2013

Mâm de Kim thuy

Mãn est le nom d'une jeune femme protégée par l'amour d'une mère  inquiète: elle sait qu'elle ne sera pas toujours auprès de sa fille. Lui trouver  un vieux mari est, pense-t-elle, la solution idéale. Et Mãn se retrouve épouse  d'un restaurateur vietnamien exilé au Québec.  

En cuisine, devant la chaleur des fourneaux, elle n'a guère le temps de rêver  mais ses gestes lui chuchotent le passé. Un ingrédient puis un autre, une  crevette caramélisée, une soupe parfumée, un gâteau à la banane... l'ordinaire  devient exceptionnel et la clientèle afflue chez Mãn et son  époux.  

Un superbe livre ( à l'image de Ru, le précedent de Kim Thuy), très bien écrit, très dense, plein de saveurs culinaire.... un excellent moment ...parce que j'aime le vietnam !

 

4 novembre 2013

Silence

Je me tais. Je ne te dis pas.
Mentir par omission
Pour te protéger, ce n’est pas mentir
Tu es devenue bien trop fragile au fil des années
Tu t’effondrerais impuissante
Dans l’abîme de tes pensées grises
Je ne veux pour toi que des rayons de soleil
Qui t’enveloppent  de douceur

les impromptus: parler du silence sans jamais le nommer

3 novembre 2013

Le quatrième mur de Sorj Chalandon

L'idée de Sam était folle. Georges l'a suivie. Réfugié grec, metteur en scène, juif en secret, Sam rêvait de monter l'Antigone d'Anouilh sur un champ de bataille au Liban. 1976. Dans ce pays, des hommes en massacraient d'autres. Georges a décidé que le pays du cèdre serait son théâtre. Il a fait le voyage. Contacté les milices, les combattants, tous ceux qui s'affrontaient. Son idée ? Jouer Anouilh sur la ligne de front.
Créon serait chrétien. Antigone serait palestinienne. Hémon serait Druze. Les Chiites seraient là aussi, et les Chaldéens, et les Arméniens. Il ne demandait à tous qu'une heure de répit, une seule. Ce ne serait pas la paix, juste un instant de grâce. Un accroc dans la guerre. Un éclat de poésie et de fusils baissés. Tous ont accepté. C'était impensable.Et puis Sam est tombé malade. Sur son lit d'agonie, il a fait jurer à Georges de prendre sa suite, d'aller à Beyrouth, de rassembler les acteurs un à un, de les arracher au front et de jouer cette unique représentation.
Georges a juré à Sam, son ami, son frère. Il avait fait du théâtre de rue, il allait faire du théâtre de ruines. C'était bouleversant, exaltant, immense, mortel, la guerre. La guerre lui a sauté à la gorge. L'idée de Sam était folle. Et Georges l'a suivie.

L'idée était folle et belle....l'écriture est belle et forte...mais c'est la guerre et d'une violence terrible,
peut être que je n'avais envie de lire cette violence cruelle,
je vous laisse décider de... si vous en avez envie!

2 novembre 2013

La fabrique du monde de Sophie Van der Linden

 Une petite chinoise de dix-sept ans, une paysanne, partie à l'usine parce que son grand frère entrait à l'université. Quantité des plus négligeables, petite abeille laborieuse prise au piège de sa ruche. Enfermée là pour une éternité. Aujourd' hui en Chine. Mei, jeune ouvrière de dix-sept ans vit, dort et travaille dans son usine. Elle rêve aussi. Confrontant un souffle romantique à l'âpre réalité, La Fabrique du monde est une plongée intime dans un esprit qui s'éveille à l'amour, à la vie et s'autorise, non sans dommage, une perception de son individualité.

Un petit livre qui se lit très vite, plein de fraîcheur et de lourdeur...parce que vivre dans ces conditions, cela interroge ! un beau moment de lecture

30 octobre 2013

Manie !

Devant une tasse de café, une heure avant le départ du train….

Hep Grand-Père j’l’avais bien dit qu’on serait trop trop en avance
Avec ta manie de ouf d’arriver toujours trop tôt
C’est un truc de malade, tu perds un temps fou

Hé petit gars, pas si fou que ça, imagines un peu
Si je n’étais pas arrivé avec une sérieuse avance
Soixante ans en arrière, je n’aurais pas pris la navette
Prévue une heure plus tôt 
Je ne me serai pas retrouvé assis à côté
D’une jeune fille pleine de charme, qui de plus
Allait devenir ta grand-mère ……..
Et tu ne serais pas là à discuter avec moi….

Et si aujourd’hui on n’avait pas cette heure d’avance
On ne partagerait pas non plus ce café, tranquilles
J’entends bien ta mère te houspiller sans arrêt
Allez, manies toi sinon tu seras en retard
Souviens toi mon garçon, le temps ça se savoure
Un peu d’avance…. Trop de chance!

Pour les impromptus: une manie

21 octobre 2013

Heureux les heureux de Yasmina Reza

Dans le 95, qui va de la place Clichy à la porte de Vanves, je me suis souvenue de ce qui m'avait enchaînée à Igor Lorrain. Non pas l'amour, ou n'importe lequel des noms qu'on donne au sentiment, mais la sauvagerie. Il s'est penché et il a dit, tu me reconnais ?J'ai dit, oui et non. Il a souri. Je me suis souvenue aussi qu'autrefois je n'arrivais jamais à lui répondre avec netteté. – Tu t'appelles toujours Hélène Barnèche ? – Oui.  – Tu es toujours mariée avec Raoul Barnèche ? – Oui.
J'aurais voulu faire une phrase plus longue, mais je n'étais pas capable de le tutoyer. Il avait des cheveux longs poivre et sel, mis en arrière d'une curieuse façon, et un cou empâté. Dans ses yeux, je retrouvais la graine de folie sombre qui m'avait aspirée. Je me suis passée en revue mentalement. Ma coiffure, ma robe et mon gilet, mes mains. Il s'est penché encore pour dire, tu es heureuse ?J'ai dit, oui, etj'ai pensé, quel culot.  Il a hoché la tête et pris un petit air attendri, tu es heureuse, bravo '.

J'ai aimé l'accumulation de situations, tous ces petits tableaux de gens "soit-disant" heureux...
j'ai passé un bon moment.

 

6 octobre 2013

Esprit d'hiver de Laura Kasischke

En ce matin de Noël, Holly se réveille, en retard, hantée par un funeste pressentiment : l'impression que, quand elle est partie en Russie avec son mari seize ans plus tôt pour adopter Tatiana, quelque chose les a suivis jusque chez eux. Tandis qu'Holly tente de dissiper cette angoisse inexplicable, son mari, Eric, part en hâte pour l'aéroport où il doit retrouver ses parents venus fêter Noël avec eux.
Très rapidement, les incidents s'enchaînent : un blizzard fulgurant se lève et interrompt progressivement toute possibilité de circulation automobile sur les routes environnantes. Alors qu'Eric se retrouve bloqué à l'hôpital où il a dû conduire d'urgence ses parents, les autres invités se décommandent successivement. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana. Se met alors en place un huis clos hivernal au fil duquel le comportement de sa fille apparaît de plus en plus étrange et incohérent.

Waouh c'est terrible ! Si vous êtes trop sensibles, évitez !
sinon, excellent huis clos, la tension monte crescendo... j'avais tout imaginé sauf...ça....

7 octobre 2013

Ignorance

A la pagode,  l’enseignant nous a expliqué que l’ignorance
C’est l’exact  contraire du chemin de l’éveil
Que la prise de conscience dans la méditation
Et dans l’instant présent c’est l’ouverture de l’esprit
Sur le chemin….
J’ignore si j’ai vraiment tout compris
Mais je ne doute pas de sa parole
Je médite dans l’impermanence
Et l’interdépendance
De  la non existence de toute existence
Je l’avoue : je n’ai pas tout compris
Et je suis encore bien ignorante !
Le chemin sera long….peut être plusieurs vies ?
Qu’importe, j’ai tout mon temps
Je médite et c’est bouddhament  agréable

consigne: l'ignorance

2 octobre 2013

A la croisée des chemins

A la croisée des chemins,
J’ai souvent hésité
Peur de virer ma cuti
Sans raisons apparentes
Sans raisons suffisantes
Peur du regard des autres
Sans concession
Sans compassion
Peur de me tromper
Ou de tromper les autres
Enfin un jour j’ai compris
A la croisée des chemins
Je n’ai plus peur de rien
Surtout pas des autres
Je fais confiance à mon intuition
Ma meilleure alliée du moment

 

sur le thème: à la croisée des chemins

1 octobre 2013

La servante du seigneur de Jean-louis Fournier

Ma fille était belle, ma fille était intelligente, ma fille était drôle... Mais elle a rencontré Monseigneur. Il a des bottines qui brillent et des oreilles pointues comme Belzébuth. Il lui a fait rencontrer Jésus. Depuis, ma fille n'est plus la même. Elle veut être sainte. Rose comme un bonbon, bleue comme le ciel.

J'ai lu ce petit livre en d'une seule traite...une heure sans doute
maintenant reste à comprendre, s'interroger, philosopher..."vos enfants ne sont pas vos enfants" dit khalil Gibran,
leur vie et leurs choix leur appartiennent même si nous ne sont pas d'accord et je comprend aussi très bien la souffrance du père....à méditer !

4 septembre 2013

Petites scénes capitales de Sylvie Germain

Petites Scènes capitales conjugue les tragédies. Politique, familiale, amoureuse. Mais qu'elle évoque les camps et Mai 68 — parfois naïvement —, qu'elle décrive la quête obstinée de l'amour chez ces abandonnés de la tendresse, Sylvie Germain n'est jamais aussi poignante que lorsqu'elle se penche sur les mille et une rédemptions possibles. Parce qu'ils sont sensibles à la nature ou à l'art, ouverts à leurs échos infinis, ses handicapés de l'être comme du corps trouvent les voies de l'harmonie. Malgré leurs souffrances. Et de mot en mot, ou plutôt de note en note, l'écriture de la romancière les accompagne de sa grâce amie. Se fond dans les paysages et les esprits. Devient l'ondoyant et apaisant reflet des coeurs et des âmes. — Fabienne Pascaud

Je partage avec vous cette critique plutôt qu'un résumé. je suis une fan de Sylvie Germain, ce livre là est accessible à tous, avec une lecture à plusieurs niveaux ( j'ai prévu de le relire parce qu'il m'a beaucoup questionné) , une écriture superbe, tellement poétique que je lis et relis souvent des passages.
Bref, j'ai adoré et je vous recommande vivement.

11 août 2013

Indigo de Catherine Cusset

Un festival culturel rassemble pendant huit jours en Inde quatre Français, deux hommes et deux femmes, qui ne se connaissent pas. Une surprise attend chacun d'eux et les confronte avec leur passé. Cette semaine bouleverse leur vie. De Delhi à Kovalam, dans le Sud, ils voyagent dans une Inde sur le qui-vive où, juste un an après les attentats de Bombay, se fait partout sentir la menace terroriste. Une Inde où leur jeune accompagnateur indien déclare ouvertement sa haine des États-Unis.
Une Inde où n'ont pas cours la légèreté et la raison françaises, où la chaleur exacerbe les sentiments, où le ciel avant l'orage est couleur indigo. Tout en enchaînant les événements selon une mécanique narrative précise et efficace, ce nouveau roman de Catherine Cusset nous fait découvrir une humanité complexe, tourmentée, captivante.

J'ai passé un excellent moment, me suis régalée de retrouver l'inde, le récit est bien mené. A lire !

4 août 2013

Un bon musulman de de Tahmima Anam

Décembre 1971. La guerre de libération du Bangladesh vient de prendre fin. A présent que le pays est indépendant, mille défis restent à relever, que Sohail Haque et sa sœur Maya vont aborder de manières diamétralement opposées. Médecin engagé, Maya aide résolument les femmes à conquérir leur liberté. Quant à Sohail, extrêmement affecté par les traumatismes de la guerre, il s'enferme peu à peu dans la religion, un islam intolérant et sectaire qui l'éloigne de ses anciens amis d'université, de sa sœur et même de son propre fils. Très perturbée par la métamorphose de son frère, auquel elle est profondément attachée, Maya quitte la maison de son enfance. A son retour, dix ans plus tard, le fossé s'est encore creusé. Lorsque Sohail décide d'envoyer son fils dans une madrasa, Maya se sent contrainte d'agir, quitte à provoquer le déclenchement, longtemps retardé, d'une inéluctable tragédie.

C'est un livre fort que j'ai beaucoup aimé .

20 juillet 2013

Déclaration d'anniversaire de Eléonore Cannone

Aujourd'hui est un jour spécial pour Aurélien. Non seulement il fêtera ce soir son dix-septième anniversaire, mais il a une annonce un peu particulière à faire au cours du dîner et redoute la réaction de ses mères. Chaque membre de la famille partage son point de vue et son avis sur les événements et cette fameuse " déclaration d'anniversaire".

La déclaration est décevante ! rien d'extraordinaire mais le livre est bien monté et se lit avec plaisir, des petits livres comme j'aime...à trouver en bibliothèque !

19 juillet 2013

La grossesse de Yôko Agawa

 La narratrice observe la grossesse de sa sœur d’un œil scrutateur et cruellement objectif, qui relève avec plaisir les désagréments et petits tracas de sa vie quotidienne. Le principal souci de ces mois de grossesse est la nourriture…
Le texte est  simple et la concision exemplaire. On y retrouve  des personnages à la naïveté cruelle, à la perversité troublante, et des situations à l’étrangeté menaçante. Yôko Ogawa manipule merveilleusement l’art de la description, qui s’arrête sur les détails pour révéler des émotions profondément enfouies dans l’inconscient des êtres. ( trouvé sur le net)

Petit livre étrange qui se dévore et qui laisse un sentiment encore plus étrange , je lirai d'autres petits livres de cette auteure....

8 juillet 2013

En souvenir d'André de martin Winkler

 

Le narrateur a été l'un des premiers médecins, dans un pays européen non précisé, à assister les personnes qui demandaient à mourir – clandestinement d'abord, puis plus ouvertement, à mesure qu'une certaine tolérance s'installait et que les lois s'adaptaient à la situation. Après avoir maîtrisé les techniques qui permettent aux hommes et aux femmes de quitter la vie sans souffrance et sans angoisse, il a découvert, au gré de son histoire personnelle, que cette assistance technique ne suffisait pas. Que l'accompagnement d'une personne qui a décidé de mettre fin à ses jours passe par une démarche personnelle plus profonde. Et que cet accompagnement, d'autres que les médecins peuvent l'assurer. Au moment où lui-même se retrouve en fin d'évolution d'une maladie mortelle, le narrateur raconte son histoire – et livre pour la première fois son secret – à un interlocuteur invisible et silencieux, choisi pour des raisons qui seront révélées à la toute fin du récit.

 On se doute bien que toutes ces histoires de fin de vie, d’assistance à des malades sans espoir, qui en ont marre de n’être plus que des corps épuisés, le docteur Martin Winckler ne les a pas toutes inventées. Il en a vécu dans sa chair, dans sa tête, dans son âme, dans sa conscience.(...) Sinon le "roman" n’aurait pas cette force inaccoutumée qui émeut, dérange et interpelle.JDD - Bernard Pivot

Martin Winkler poursuit sa lutte  contre une pratique médicale qui oublie l'être humain pour ne considérer que la maladie, j'ai été très touchée par ce livre comme je l'avais été par "le choeur des femmes"
enfin un brin d'humanité ....Merci de dire et redire que la médecine peut être autre. A lire et à relire !

 

 

 

1 juillet 2013

Mélodie de Akira Mizubayaski

Dans un placard dont on a fait un sanctuaire ne ressemblant en rien à un sanctuaire et qui abrite discrètement quelques âmes inoubliables et inoubliées, il y a une petite boîte en bois laqué pour le thé en poudre. Elle contient une toute petite portion des cendres de mon père que j'avais prélevée dans son urne avant qu'elle ne fût mise en tombe. Lorsque j'ai préparé cette boîte mortuaire il y a déjà dix-huit ans, j'ai osé prendre une pincée de miettes d'os pour en goûter. Bientôt, je crois que j'en ferai autant pour Mélodie dont je garde toujours l'urne près de moi sur l'emplacement exact de son matelas. Je me procurerai une autre boîte en bois laqué pour y mettre quelques cuillerées de poudre d'os et une partie de l'omoplate ou d'une côte. Le reste sera répandu dans le jardin ou ailleurs pour retourner à la terre

Un superbe hymne à la fidélité à travers le père et le chien, que de douceur.... superbe ! J'ai adoré !

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