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Bribes de zen
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6 octobre 2014

Le règne du vivant d'Alice Ferney

Aiguillonné par la curiosité, et très vite porté par l’admiration, un journaliste norvégien s’embarque sur l’Arrowhead avec une poignée de militants s’opposant activement à la pêche illégale en zone protégée. À leur tête, Magnus Wallace, figure héroïque et charismatique qui lutte avec des moyens dérisoires – mais un redoutable sens de la communication – contre le pillage organisé des richesses de la mer et le massacre de la faune.
Retraçant les étapes de cette insurrection singulière, témoignant des discours et des valeurs qui la fondent, Alice Ferney s’empare d’un sujet aussi urgent qu’universel pour célébrer la beauté souveraine du monde marin et les vertus de l’engagement. Alors que l’homme étend sur les océans son emprise prédatrice, Le Règne du vivant questionne le devenir de “cette Terre que nous empruntons à nos enfants” et rend hommage à la dissidence nécessaire, face au cynisme organisé.

L'écriture est superbe, le thème écologie qui nous interroge, les baleines qui nous charment, un très beau livreà lire pour essayer de comprendre la lutte engagée

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23 septembre 2019

L'outrage fait à Sarah Ikker de Yasmina Khadra

Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu'il la surprenne penchée sur lui, pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s'était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah lui en voulait de se mettre ainsi à l'abri des tourments qui la persécutaient. Aucun ange ne t'arrive à la cheville, lorsque tu dors, mon amour, pensa-t-elle. Pourquoi faut-il qu'à ton réveil tu convoques tes vieux démons, alors qu'il te suffit d'un sourire pour les tenir à distance ? "
Couple comblé, Sarah et Driss Ikker mènent la belle vie à Tanger jusqu'au jour où l'outrage s'invite à leur table. Dès lors, Driss n'a plus qu'une seule obsession : identifier l'intrus qui a profané son bonheur conjugal. (babelio)

Si je n'avais pas apprécié les derniers livres de cet auteur,alors que j'avais adoré ses premiers ! j'ai lu  celui ci parce que recommandé par des amies ! voila un livre qui se lit bien , à la manière d'un policier cool....
mais au delà de la lecture .... la corruption dans la police marocaine.... bref je ne suis pas fan mais vous pouvez lire, vous passerez un bon moment !
29 septembre 2018

Un monde à portée de main de Maylis de Kérangal

Paula s’'avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’'est le grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’'approche tout près, regarde : c’'est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu’'elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’'un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s'’immobilise, allonge le bras dans l’aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l’oiseau, et tend l’'oreille dans le feuillage.

C'est très bien écrit, mais j'ai trouvé "terne" , je ne me suis pas ennuyé mais presque !
Est ce parce que ce livre a été partout encensé par la presse ? et que je m'attendais à mieux ?
Le sujet? les trompe l'oeil et Lascaux ? bref ... vous me direz !

Pour en savoir plus cliquez  ICI

27 septembre 2018

Maternités de Françoise Guérin

« On t'a dit qu'il fallait parler aux bébés, qu'au petit d'homme le langage est aussi vital que le lait. Mais tu n'as rien à lui dire. La parole en toi s'est depuis longtemps asséchée. Alors tu l'abreuves de lait faute de trouver les mots. Et pour rencontrer ton enfant, te voilà contrainte de sonder les sources arides de ta propre existence. »

Dérangeant, tendu, le roman de Françoise Guérin, psychologue clinicienne, spécialiste du lien parent-bébé, brise le dernier tabou : la maternité comme accomplissement de la féminité.

Waouh ...quel livre ! j'ai adoré bien sur , mais accrochez vous bien ! c'est comme une évidence que donner de l'amour que l'on a pas reçu c'est juste impossible ! A lire !

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17 août 2021

A la machine de Yamina Benahmed Daho

À la machine raconte le destin singulier de Barthélemy Thimonnier, tailleur et inventeur dont la vie et la postérité furent effacés par le triomphe commercial de l'américain Singer.
À peine ses premières machines construites, Thimonnier connait de violents revers. Elles sont détruites par des ouvriers qui y voient la fin programmée de leur travail. Puis il est dépossédé par trois fois de ses brevets, retombant à chaque fois dans la misère. Acharné, il améliore sans cesse sa machine, à laquelle il croit jusqu'à l'aveuglement. Mais d'autres machines ont déjà emporté le marché qu'il rêvait de conquérir.
À sa mort en 1857, l'inventeur, qui croyait tant au siècle industriel, le subit en rejoignant les rangs des ouvriers mal payés, ne laissant rien derrière lui, pas même sa machine.
Un récit brillamment mené sur le travail manuel au 19 e siècle et son industrialisation, ses luttes, la montée en puissance du capitalisme, regardés à travers le parcours d'un homme, ses espoirs et ses infortunes - que Yamina Benahmed Daho entrecroise discrètement avec un autre, celui du destin de la machine à coudre familiale, achetée dans les années 60 en Algérie et qui accompagna sa mère dans son exil en France et lui permit d'améliorer leur condition matérielle et financière. Un contrechamp intime fort qui donne une profondeur et une vérité à ce livre, inspiré par cet objet ordinaire et familier dont elle a voulu retracer et retrouver l'histoire.

J'ai beaucoup appris à travers ce livre, en plus cela se passe dans ma région! très très intéressant et j'ai aimé 
Pour en savoir plus cliquez   ICI
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30 mars 2016

Abraham et fils de Martin Winckler

Un jour du printemps 1963, une Dauphine jaune se gare devant le monument aux morts, sur la grand-place de Tilliers, petite ville de la Beauce. Elle transporte Abraham Farkas, médecin rapatrié d'Algérie,  proche de la cinquantaine et son fils Franz, âgé de neuf ans et demi. Abraham n’a qu’une seule préoccupation : son fils. Franz, lui, en a deux : son père et les livres. Leur vie a été brisée un an plus tôt par un « accident » qui a laissé Franz amnésique et dont Abraham ne lui parle jamais. Ils s’installent rue des Crocus, dans la grande maison où Abraham va se remettre à travailler. Ils vont devoir apprendre a vivre avec le reste du monde...

Un livre que j'ai adoré, bien qu'il soit un "gros" livre, pas une page ne m'a paru de trop, j'aime cette écriture qui nous raconte le quotidien, la relation d'un père à son file, les non-dits, les liens, les moments simple de la vie, la chaleur des mots...bref si avez aimé les précédents livre de Martin Winckler... à lire !

15 août 2021

La familia grande de Camille Kouchner

C’est l’histoire d’une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l’été.

C’est le récit incandescent d’une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.

Camille Kouchner, 45 ans, est maîtresse de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.(babelio)

Parce que la parole libère, elle a eu raison d'écrire, et nous qui lisons ce livre , nous comprenons mieux la souffrance des uns et des autres . Il n'y a pas à juger juste à comprendre....

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14 août 2021

Les enfants sont rois de Delphine de Vigan

"La première fois que Mélanie Claux et Clara Roussel se rencontrèrent, Mélanie s'étonna de l'autorité qui émanait d'une femme aussi petite et Clara remarqua les ongles de Mélanie, leur vernis rose à paillettes qui luisait dans l'obscurité. "On dirait une enfant" pensa la première, "elle ressemble à une poupée" songea la seconde.
Même dans les drames les plus terribles, les apparences ont leur mot à dire."

A travers l'histoire de deux femmes aux destins contraires, Les enfants sont rois explore les dérives d'une époque où l'on ne vit que pour être vu. Des années Loft aux années 2030, marquées par le sacre des réseaux sociaux, Delphine De Vigan offre une plongée glaçante dans un monde où tout s'expose et se vend, jusqu'au bonheur familial.

Un roman très dans l'air du temps ! qui interroge ..... m'interroge ! les parents ont-ils le droit d'instrumentaliser leurs enfants, des lois vont bientôt réglementer ce que je considère comme une dérive . J'ai adoré ce livre ! A lire si vous ne connaissez pas ce phénome des enfants filmés dans leur quotidien ....
Ma petite M. adore les regarder ....malgré mes mises en garde !

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3 mai 2021

Vue mer de Colombe Boncenne

Aujourd’hui, Stefan doit annoncer à son équipe une nouvelle qui va bouleverser l’avenir de son entreprise. Mais voilà, ce matin, il ne démarre pas.

Vue mer décrit la comédie humaine quotidienne de nos journées de bureau. Comme dans une famille, le rôle de chacun est attribué une fois pour toutes : Françoise la gentille secrétaire, Bart le tire au flanc, Guy le contestataire, Charlotte la bosseuse, Rita la jeune-et-jolie assistante… Et Stefan le patron, paternel manipulateur, cynique émouvant.

Seul dans sa voiture immobile, le grand absent de la journée s’adresse à ses collaborateurs, façonne leurs agissements et leurs pensées, sans qu’ils ne l’entendent, ni ne le voient.

Satire de la vie dans le monde du travail , divertissant mais pas complétement le genre de livre que j'aime !

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2 mai 2019

Au-delà des frontières d'Andreï Makine

Quelles blessures ont inspiré au  jeune Vivien de Lynden, nouvel enfant  du siècle obsédé par la décadence  de l’Occident, son apocalyptique manuscrit Le Grand  Déplacement ?
Pour faire publier ce brûlot, la mère du jeune auteur s’adresse à  un écrivain, ami de Gabriel Osmonde. Ce dernier, que Vivien s’était  choisi pour maître à penser, porte sur le monde un regard plus profondément  désenchanté que le jeune néo-hussard brûlé au feu de  son idéalisme.
Et voilà que cette femme, revenue de toutes les utopies humanitaires  les plus valorisantes, guettée par un vide existentiel dont le  suicide lui semble l’unique issue, comprend qu’il faut sortir du jeu,  quitter la scène où tout le monde joue faux, tiraillé par la peur de  manquer et la panique de la mort.
Une autre voie est possible. Une autre vie aussi. Chacun n’a-t-il  pas droit à sa « troisième naissance », au-delà des frontières que l’on  assigne à l’humaine condition ?

L'écriture est toujours très belle ! belle critique de notre époque ! une solution ?
J'ai aimé !

27 décembre 2016

Le ruban de Ogawa Ito

Ne lisez pas tout ce résumé si vous décidez de lire ce magnifique livre !

Ruban, c’est le nom d’un petit oiseau aux bajoues orangées et à la tête bordée d’une plume solitaire à la manière des chignons des samouraïs d’autrefois, qu’une vieille dame aux manières élégantes et surannées, Sumire, et sa petite-fille Hibari, jeune écolière, accueillent dans la maison familiale. Couvé, nourri et élevé, ce nouveau venu concentre toute l’attention des deux personnages et rythme leur quotidien. Entre apprentissage de tours, moments de liberté en dehors de la cage et parties de cache-cache, les journées s’égrènent harmonieusement. Partageant un secret commun, les liens se fortifient entre nos deux héroïnes, jusqu’au jour où Ruban s’échappe pour ne plus revenir, accablant de chagrin Sumire. C’est ainsi que notre jeune protégé vole d’une personne à une autre, essaimant joie de vivre et apaisement. L’oiseau, témoin de profondes nostalgies, d’infinis chagrins et de grands désenchantements, rencontrera sur son chemin une jeune femme en deuil, un jeune travesti du nom de Tori au mal-être apparent, un homme se remémorant son premier amour dans un bar, ou encore maître Mihoko, une illustratrice qui sait ses jours comptés, et son amie de toujours, Fû, qui veille sur elle… autant de destinées contrariées que va adoucir Ruban. Mais qu’est-ce qui relie toutes ces histoires ? Que sont devenues Sumire et Hibari ? Et quel est donc ce lien particulier que nous pressentons entre la vieille dame et Ruban ? Dans son nouveau roman, Ito Ogawa aborde des sujets graves et esquisse des problématiques douloureuses de l’existence, tout en les colorant d’espoir. Roman des possibles, ce livre lumineux, tout de douceur, de fantaisie et de poésie, célèbre le retour à soi. Le Ruban est assurément le livre à lire pour se donner du baume au cœur.(Page)

J'ai adoré ce livre pour sa douceur, sa beauté....

22 septembre 2015

Profession du père de Sorj Chalandon

"Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’'une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu'’en 1958. Un jour, il m'’a dit que le Général l’'avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m'’a annoncé qu'’il allait tuer de Gaulle. Et il m’'a demandé de l’a'ider.
Je n’'avais pas le choix.
C’'était un ordre.
J’'étais fier.
Mais j’'avais peur aussi…
À 13 ans, c'’est drôlement lourd un pistolet." (Babelio)

Profession du père" reprend tous les thèmes que le reporter et écrivain creuse roman après roman : l'enfance, la figure du père, la guerre, l'héroïsme et ses légendes. Ce roman très personnel est très différent des autres, mais il éclaire en même temps toute l'œuvre de Sorj Chalandon, et aussi sa vie. Il n'a pu commencer à l'écrire 'la mort de son père. Un livre puissant mais quelle violence psychique!

31 août 2015

L'oeil du prince de Féderique Deghelt

Années 1980: Mélodie, une jeune Cannoise, commence son journal intime. 1964 : Yann, un Français habitant New York, semble avoir laissé sa vie derrière lui. Vingt ans plus tard à San Francisco, Benoît voit son couple se déliter alors même que sa carrière de pianiste connaît une envolée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux résistants, Alceste et Agnès se découvrent amoureux grâce à leur correspondance.
Celle-ci sera ouverte, un demi-siècle plus tard, par une vieille dame aux pensées habitées par les hommes qu'elle a aimés. Cinq voix s'élèvent à travers le temps et l'espace pour tenter de saisir leur chance, de comprendre leur vie, de mettre des mots sur le sentiment amoureux. Destin, hasard ou fatalité, un seul être peut savoir ce qui les lie : le lecteur.

J'ai adoré ! un superbe récit comme peut les écrire Frédérique Deghelt, à plusieurs voix qui s'entremêlent et toujours des surprises...

11 novembre 2016

Aquarium de David vann

Caitlin, douze ans, habite avec sa mère dans un modeste appartement d'’une banlieue de Seattle. Afin d'’échapper à la solitude et à la grisaille de sa vie quotidienne, chaque jour, après l’école, elle court à l’'aquarium pour se plonger dans les profondeurs du monde marin qui la fascine. Là, elle rencontre un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons et devient peu à peu son confident. Mais la vie de Caitlin bascule le jour où sa mère découvre cette amitié et lui révèle le terrible secret qui les lie toutes deux à cet homme.

Le récit est un peu lent à démarrer et puis impossible à lâcher, je l'ai lu quasiment d'une traite ....et j'ai adoré !
La violence intérieure, le passé qui vous rattrape,à la limite de la folie....
Je regarderai les poissons et leur monde autrement !!!!

 

13 octobre 2016

Petit pays de Gaël Faye

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’'Afrique brutalement malmené par l’'Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’'envahit, l’'imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français.

Un grand coup de coeur pour un petit livre sur un petit pays !
La violence est là mais juste assez et pas trop, vue à travers les yeux d'un enfant.
c'est juste un excellent livre.

Bien sur j'ai repensé à mon ami et collégue Bernard le burundais exilé à kinshasa
bien sur j'ai pensé à ma nièce rwandaise
mais n'empêche ce livre m'a touché !

11 septembre 2016

La sainte famille de Florence Seyvos

Suzanne et Thomas passent chaque été dans une maison qui est comme une présence, une maison aux portes closes.  Derrière l’'une de ces portes, leur arrière-grand-mère agonise. Parmi les adultes qui les entourent, une mère follement autoritaire, un oncle veule et un maître d’école sadique dessinent les figures d’'une inquiétante toute-puissance. Seule Odette, qui est presque une simple d’'esprit, se préoccupe des enfants. Et puis il y a Mathilde, la cousine tyrannique, qui ment tout le temps et, pourtant, dit la vérité. Obsédée par le blasphème, Suzanne imagine que le Mal s’insinue, se développe, se transmet comme par contagion. Bien des années, plus tard, elle revisite ce passé, comme s’il recelait un secret encore à découvrir.

Un livre fort, bien écrit, qui nous proméne dans les dédales de l'enfance, des fragments de vie, j'ai beaucoup aimé.  La critique de Clara en cliquant : ICI

5 septembre 2016

Mon fils va venir me chercher de Patrick Breuzé

En Savoie, dans les années cinquante. Camille, une jeune Parisienne, vient s’installer dans un village de la vallée de Chamonix. Elle a acheté un chalet que le propriétaire a quitté précipitamment, sans rien emporter. Quand elle apprend que l’ancien occupant était guide de haute montagne, elle n’est pas étonnée. Elle a trouvé des carnets dans lesquels celui-ci répertoriait ses courses d’alpinisme.
Un épisode intrigue Camille : le guide relate comment il est resté bloqué pendant plusieurs jours en plein hiver sur une paroi rocheuse dans l’attente désespérée des secours. Parmi les sauveteurs, il y avait son fils. Camille tente d’en savoir plus auprès des anciens guides de la vallée. Ce qu’elle apprend la bouleverse. Mais sa curiosité suscite une curiosité inverse : pourquoi est-elle venue ici ? Qu’est-ce qui l’a attirée dans ce village du bout du monde ? Au contact des rudes montagnards, Camille se délivrera peu à peu d’un trop lourd secret.

Un superbe livre, plein d'humanité, la solidarité des hommes, la montagne.un excellent moment de lecture.

21 mai 2014

Le bruit des autres de Amy Grace Loyd

Depuis la mort de son mari, Celia tient le monde à distance. Propriétaire d'un immeuble à Brooklyn, elle a choisi ses locataires pour leur discrétion. Puis il y a l'arrivée de Hope, une belle femme un peu perdue, fuyant un mari infidèle. Lorsque Hope entame une liaison dangereuse et qu'un de ses locataires disparaît soudainement, Celia voit ses murs vaciller. L'équilibre précaire qu'elle était parvenue à construire vole en éclats et l'oblige à sortir d'elle-même.
Amy Grace Loyd ausculte le bruit des autres à travers les murs d'un brownstone et guette les désordres, les désirs de ce petit monde. Une exploration sans tabou du deuil, du sexe et des petits arrangements avec la vie dans un New York voluptueux et brûlant.

Un coup de coeur pour ce livre percutant, émouvant, questionnant
un livre que je n'ai pas lâché et qui m'a poursuivi un moment !

Merci à Clara pour cette découverte

22 août 2014

Chevrotine de Eric Fottorino

A la veille de subir une opération délicate, Alcide Chapireau écrit à sa fille, Automne. Il lui avoue l'assassinat de sa mère, Laura, vingt ans plus tôt, portée disparue depuis lors et dont la jeune femme espérait le retour. L'ancien marin, désormais boucholeur à La Rochelle, tente d'expliquer les raisons de son geste tout en retraçant le portrait d'une femme à la personnalité double.

Un très beau livre sur la relation père-enfants, un brin de folie,
j'ai beaucoup aimé malgrè la tristesse imprégnant le livre

13 juillet 2014

La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon

EN 1974, le monde tombait en arrêt devant Nadia Comaneci. Quatorze ans, 40 kg, silhouette gracile et muscles d’acier, la gymnaste roumaine faisait sauter les tableaux d’affichage des Jeux olympiques de Montréal avec la note maximale jamais attribuée aux barres asymétriques. En 1989, un mois avant la chute du régime communiste roumain, Nadia, vingt-huit ans, le poids et les mensurations d’une femme de son âge, la grâce envolée et la biographie lestée d’une liaison avec le fils Ceausescu, fuyait vers les États-Unis. C’est ce parcours que Lola Lafon retrace dans «La Petite Communiste qui ne souriait jamais». Titre accrocheur pour un texte empli de grâce qui jamais ne s’appesantit façon hagiographie hollywoodienne. Normal, son sujet est «un ange» qui « s’élève au-dessus des lois, des règles et des certitudes, une machine poétique sublime qui détraque tout ». L’auteur sait d’ailleurs se faire lyrique, délicate et inspirée, lorsqu’elle décrit les circonvolutions de la jeune fille dans l’air. Elle est tranchante quand il s’agit de décrire l’entraînement harassant, les blessures et la surexposition médiatique infernale qui frappe l’adolescente à laquelle « toutes les petites filles du monde capitaliste » rêvent de ressembler. Lola Lafon laisse voir, derrière le météore incandescent traversant le ciel plombé de l’Est dans les années soixante-dix, la gamine martyrisant son corps, puis l’adolescente affolée de voir ce même corps devenir plus rétif, plus encombrant. Une femme livrée à la curée des observateurs, spectateurs et journalistes, qui iront vite piocher une nouvelle icône chez les jolies Russes trop maquillées. Le récit est entrecoupé par un dialogue imaginé entre la biographe et son sujet. Consultée, la gymnaste apporte des précisions, remet la narratrice droit sur la poutre quand celle-ci s’égare, égratignant l’entraîneur, l’entourage ou le régime, interroge sur la notion de liberté. En ressort une image bigrement volontaire de « la petite fée des Carpates », ex-marionnette du régime. Lola Lafon laisse également entrevoir derrière cette légende la réalité du royaume Ceausescu, le Kennedy de l’Est qui sut lui aussi séduire l’Ouest avant de chuter. (evene)

J'ai beaucoup aimé ce livre, appris sur la Roumanie, sur ces jeunes gymnastes avec plus de précisions, un livre à ne pas rater !

2 mai 2018

La délicatesse du Homard de Laure Manel

François, directeur d'’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d'’un rocher. Plutôt que d’'appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. À son réveil, l'’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle déclare s’'appeler Elsa mais refuse de répondre à tout autre question. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’'autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s'’apprivoisant s’a'paise, leur carapace peine à se fendre.… Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir ?

Très belle et dure histoire d'une jeune femme en fuite, on s'attache et on a juste envie de savoir ...
Histoire de psychogénéalogie ! j'ai adoré !

1 mai 2018

Ma mère avait raison d'Alexandre Jardin

Ce roman vrai est la pierre d’'angle de la grande saga des Jardin. Après le portrait du père merveilleux (Le Zubial), du sombre grand-père (Des gens très bien), du clan bizarre et fantasque (Le roman des Jardin), voici l’'histoire de la mère d’'Alexandre. On y découvre une femme hors norme, qui ose tout, et qui s’'impose comme l’'antidote absolu de notre siècle timoré.
Elle est dans les yeux de son fils l’'héroïne-née, la tisseuse d’'aventures, l'’inspiratrice des hommes, la source jaillissante de mille questions – elle est le roman-même.
Un roman qui questionne, affole, vivifie et rejoint la joie du fils. Mais la magicienne, hélas, n’est pas éternelle.
Certaines femmes, pourtant, ne devraient jamais mourir.

On comprend mieux " la folie" ou "douce folie" des Jardin, le personnage est attachant même si très fantasque ! on aime ou on n'aime pas..... c'est la suite de l'histoire des Jardin . Je ne regrette pas de l'avoir lu !

18 octobre 2017

Coquelicot d'Anne sylvestre

Qu'ils soient mélancoliques comme « cahier », savoureux comme « frangipane », surprenants comme « libellule », drôles comme « s' esclaffer » ou nostalgiques comme « parfum », les mots préférés d'Anne Sylvestre racontent son histoire, ses souvenirs d' enfance, sa poésie et son amour de la nature. Babelio

J'ai juste adoré, ce retour en enfance, ces souvenirs, l'évocation des mots ? Juste un vrai régal !
Vous vous souvenez des fabulettes d'Anne Sylvestre

Cliquez ICI

ou encore  ICI

11 juin 2019

L'eau qui dort d'Hélène Gestern

Un soir, Benoît Lauzanne, représentant de commerce parisien, quitte le domicile conjugal pour ne plus y revenir. Au buffet de la gare de V., la ville de province où il s’'est réfugié, il est bouleversé par une femme dont la silhouette lui rappelle de façon troublante Irina, une artiste peintre qui fut le grand amour de sa jeunesse. Mais Irina a disparu vingt ans plus tôt sans laisser de traces. Dès lors, Lauzanne n'’aura plus qu'’une obsession : retrouver cette femme. Sa quête l’'amènera à croiser un jardin, à renouer avec la nature, à laquelle il aurait voulu consacrer à sa vie, mais aussi à être impliqué dans une enquête criminelle. Les étapes qui jalonnent la recherche d’'Irina le conduiront à revivre différents épisodes du passé qu'’il a pourtant tenté de laisser derrière lui, mais dont il reste le prisonnier.

L’'Eau qui dort interroge la question de la disparition, au sens littéral, et de ses conséquences, dans la vie de ceux qui restent. Pourquoi choisit-on, un beau jour, de déserter sa propre existence ? Et comment les autres composent-il avec cette absence ? Le livre est aussi une méditation sur la nature, son rythme particulier, sa capacité de réparation et le pouvoir qu’'elle a de contrebalancer les chagrins de l’'existence.

J'aime tout ce qu'écrit Hélène Gestern ...je suis sans doute une fan ! et cette fois encore j'ai aimé ce livre
je me suis laissé porter par l'histoire .....et j'attends son prochain roman !

12 juin 2019

Tous les hommes aiment bien savoir de Nina Baraoui

Tous les hommes désirent naturellement savoir est l'histoire des nuits de ma jeunesse, de ses errances, de ses alliances et de ses déchirements. C'est l'histoire de mon désir qui est devenu une identité et un combat.

Tous les Hommes désirent naturellement savoir, est un chant qui s'’est écrit à Rennes, sous la plume de Nina Bouraoui, puis en Algérie, trouvant un écho dans son enfance algérienne. Le chant de Nina s'’est disloqué dans les rues de Paris.
A Vannes le 23 Mars dans le cadre du Festival Les Émancipéés, Claire Chazal prête sa voix à Nina, à ce chant, entre deux mondes parfois si proches mais séparés par une mer, séparés par l’exil.

Un récit émouvant comme un chant qui oscille entre l’intime et l’'universel.

Un très beau livre ! bien écrit ....

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