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Bribes de zen
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19 mars 2012

L'IDIOT ET LE THÉOLOGIEN

Un conte zen qui en dit long sur la communication et ses interprétations!


Un moine zen vivait avec son frère borgne et idiot. Un jour, alors qu'il devait s'entretenir avec un théologien fameux, venu de loin pour le rencontrer, il se trouva dans l'obligation de s'absenter. Il dit alors à son frère :
"Reçois et traite bien cet érudit ! Surtout ne lui dit pas un mot et tout ira bien !"
Le moine quitta alors le monastère. Dès son retour, il alla promptement retrouver son visiteur
"Mon frère vous a-t-il bien reçu ?" s'enquit-il. Plein d'enthousiasme, le théologien s'exclama :
"Votre frère est absolument remarquable. C'est un grand théologien."
Le moine surpris bégaya :
"Comment ?... mon frère... un théologien ?...
- Nous avons eu une conversation passionnante, reprit l'érudit, uniquement en nous exprimant par geste. je lui ai montré un doigt, il a répliqué en m'en montrant deux. je lui ai alors répondu, comme c'est logique, en lui montrant trois doigts, et lui m'a stupéfait en arborant un poing fermé qui concluait le débat...
Avec un doigt, je professais l'unité de Bouddha. De deux doigts il a élargit mon point de vue en me rappelant que Bouddha était inséparable de sa doctrine. Enchanté par la réplique, avec trois doigts je lui signifiait : Bouddha et sa doctrine dans le monde. Il eut alors cette sublime réplique, en me montrant son poing : Bouddha, sa doctrine, le monde, tout cela fait un. La boucle était bouclée."
Quelque temps plus tard, le moine alla retrouver son borgne de frère :
"Raconte moi ce qui c'est passé avec le théologien !
-C'est très simple, dit le frère. Il m'a nargué en me montrant un doigt pour me faire remarquer que je n'avais qu'un oeil. Ne voulant pas céder à la provocation, je lui retournai qu'il avait la chance, lui, d'en avoir deux. Il s'obstina, sarcastique : "de toute façon, à nous deux cela fait trois yeux." Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. En lui montrant mon poing fermé, je le menaçais de l'étendre sur-le-champ, s'il ne cessait ses insinuations malveillantes.

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12 mars 2012

Les insuurections singulières de Jeanne Beanmeur

Au seuil de la quarantaine, ouvrier au trajet atypique, décalé à l'usine comme parmi les siens, Antoine flotte dans sa peau et son identité, à la recherche d'une place dans le monde. Entre vertiges d'une rupture amoureuse et limites du militantisme syndical face à la mondialisation, il lui faudra se risquer au plus profond de lui-même pour découvrir une force nouvelle, reprendre les commandes de sa vie.
Parcours de lutte et de rébellion, plongée au coeur de l'héritage familial, aventure politique intime et chronique d'une rédemption amoureuse, Les Insurrections singulières est un roman des corps en mouvement, un voyage initiatique qui nous entraîne jusqu'au Brésil.
Dans une prose sobre et attentive, au plus près de ses personnages, Jeanne Benameur signe une ode à l'élan de vivre, une invitation à chercher sa liberté dans la communauté des hommes, à prendre son destin à bras-le-corps. Parce que les révolutions sont d'abord intérieures. Et parce que "on n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie".

Coup de coeur! une écriture qui me fait vibrer ! parce que dans un livre ce qui m'importe encore plus c'est l'écriture et là c'est un petit trèsor ! le sujet est d'actualité, les personnages attachants...bref à lire absolument !( tout cela reste bien sur très subjectif!)...j'avais déjà aimé "laver les ombres"...

27 février 2012

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Annie Barrows, Mary Ann Shaffer

Si vous aimez retrouver une de ces familles d’adoption baroque et tendre, qui ne vous lâche plus, alors ce livre est pour vous.  Moyennant quelques efforts  pour entrer dans cet échange épistolaire, l’histoire vous capte rapidement sur fond d’Occupation nazie pendant la seconde guerre mondiale. L’île de Guernesey constitue un microcosme où l’on retrouve au quotidien  des  héros anonymes, d’autres  beaucoup  moins estimables, sous une plume vive et moqueuse. Comme indiqué dans le titre,  la littérature est un prétexte, initialement  ces rencontres « littéraires » et secrètes  rassemblaient  quelques habitants affamés   (autour d’un bon vrai cochon clandestin). Nourricière, cette lecture  ne se prend jamais au sérieux mais  assure une fonction vitale: un fermier s’est épris des œuvres d’un essayiste anglais du 19ème, son voisin a jeté son seul dévolu sur les écrits de Sénèque…Le tout est revisité avec humour et simplicité, en filigrane, la  petite communauté n’en vit pas moins son lot d’aventures  tragiques ou… romantiques.  Je n’ai pu m’empêcher de faire le rapprochement avec le petit monde « des Déferlantes », l’insularité, dans ce livre aussi, est un privilège, celui d’une  grande famille, avec du rire, des larmes et une petite brise de mer qui vous rend nostalgique en fermant  ce petit récit fort bien  ficelé, à la hauteur de son titre. Savoureux.

 

J'ai lu ou plutôt écouté en audio livre...ce qui m'a permis de patienter sur la première partie du livre et de ne pas abandonner...la deuxième partie m'a captivée !

26 février 2012

Le rêve de la grenouille de Elise Fischer

La Route, c'est un drôle d'univers, quelque part entre Nancy et campagne, les demeures bourgeoises et les commerces d'un côté, les maisons populaires et les lavoirs de l'autre, une gare de triage à un bout, la brasserie de Champigneulles en face. Mais La Route, c'est avant tout le paradis de Lise, « la Grenouille », qui grandit là, dans l'amour des siens, très modestes, tiraillée entre une mère fantasque et une grand-mère autoritaire. Les mystères de la vie interpellent la fillette sans cesse à l'affût d'expériences, de mots savants et de révélations à propos d'une lointaine tante paternelle, tellement exotique, car « russe ».

Une décennie d'enfance drôle, douce et colorée, d'ou émergent de savoureux portraits au féminin et un formidable appétit de vivre.

J'ai aimé ce livre très simple, attachant ( à prendre en bibliothèque)

25 février 2012

Clin d'oeil à la fatigue

Vous me dites, Monsieur, que j’ai mauvaise mine,
Qu’avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l’on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui, monsieur, je suis fatigué et je m’en flatte !
J’ai tout de fatigué, la voix, le cœur, la rate.
Je m’endors épuisé, je me réveille las…
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m’en soucie pas !

Ou quand je m’en soucie, je me ridiculise !
La fatigue souvent n’est qu’une vantardise…
On est jamais aussi fatigué que l’on croit !
Et quand cela serait, n’en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas de sombres lassitudes
Qu’on a, lorsque le corps harassé d’habitudes
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons…
Lorsqu’on a fait de soi son unique horizon.

Lorsqu’on n’a rien à perdre, à vaincre ou à défendre,
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre.
Elle fait le front lourd, l’œil morne, le dos rond
Et vous donne l’aspect d’un vivant moribond.

Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s’est fait responsable,
Savoir qu’on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu’on est l’outil, qu’on est le lendemain.

Savoir qu’on est le chef, savoir qu’on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s’en user le cœur
Cette fatigue là, Monsieur, c’est du bonheur !

Et sûr qu’à chaque pas, à chaque assaut qu’on livre
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu’on est la route et le port et le gué,
Où prendrait-on le droit d’être fatigué ?

Ceux qui font de leur vie une belle aventure
Marquent chaque victoire, en creux, sur leur figure !
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d’autres creux, il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c’est un prix toujours juste ;
C’est le prix d’une journée d’efforts et de luttes ;
C’est le prix d’un labeur, d’un mur ou d’un exploit ;
Non pas le prix qu’on paie mais celui qu’on reçoit.

C’est le prix d’un travail, d’une journée remplie
C’est la preuve, Monsieur, qu’on marche avec la vie,
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J’écoute les sommeils et, là, je me sens fort !

Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance
Et ma fatigue alors est une récompense.
Et vous me conseillez d’aller me reposer ?
Mais si j’acceptais là ce que vous proposez,
Si je m’abandonnais à votre douce intrigue,
Mais je mourrais, Monsieur, tristement, de fatigue !!!

 

Source: Robert Lamoureux...www.lespasseurs.com

 

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7 janvier 2012

Ho'oponopono ...3

Les autres ne sont que notre miroir...mais aussi tout ce qui arrive en face de nous, dans notre vie, n'est que le reflet de quelque chose  qui se trouve à l'intérieur de nous.

Quand quelque chose te dérange chez l'autre...regarde à l'intérieur de toi, dans quelle situation ( sans doute très différente), tu agis ou réagis de la même manière que celui qui est en train de te déranger...soit très honnête avec toi et tu découvriras ta propre vérité.
C'est absolument incroyable comme cet exercice fonctionne bien !

29 décembre 2011

Ho'oponopono

Depuis 2 ans , je trouve des informations, des sites...le hasard me parle, la vie m'y entraîne....
je découvre le Ho'oponopono

c'est à la fois une philosophie de vie, qui remonte à l'antiquité hawaïenne, c'est aussi un outil d'évolution personnelle.

Un livre m'a été offert...je vais essayer de mettre en pratique...et de vous dire..... la suite!

"Notre intérieur et notre extérieur ne font qu'un"
Nous sommes les créateurs  de notre vie et
de tous les événements, grands ou petits, qui la compose.

 

20 novembre 2011

pas d'inquiétude de Brigitte Giraud

Lorsque son fils tombe gravement malade, un père est contraint de prendre un long congé pour s’occuper de lui. Face à cette nouvelle situation, toute la famille perd petit à petit ses relations sociales et ses repères. Dans un élan de générosité aussi radical qu’inattendu, les collègues du narrateur donnent chacun de leurs congés pour lui permettre de rester près de son fils.

Fascinante auscultation d'un puzzle familial en plein déséquilibre, Pas d'inquiétude - phrase "rassurante" d'un gentil médecin - relève du grand art : dire le pire avec les mots les plus doux.  

B.Giraud écrit toujours sublimement bien, elle a les mots pour dire les maux.

15 juillet 2011

La reine Alice de Lydia Flem

La reine Alice Hommage discret à Lewis Carroll, l'héroïne traverse réellement le miroir lorsqu'elle se découvre un cancer. Chez Lady Cobalt comme dans le laboratoire du Grand Chimiste, elle converse avec des objets magiques et des personnages extravagants : la Licorne, Cherubino Balbozar, le Grincheux, le docteur H., les Contrôleurs, la Plume, l'Attrape-Lumière... Persécutée par les uns, protégée par les autres, la dame aux turbans se joue des épreuves et devient la Reine Alice. Lydia Flem a l'élégance de parler de choses graves avec tendresse, humour et malice. D'une grande intensité, ce roman invente une langue pour dire le désarroi qui peut nous mordre à certains moments de l'existence : entre rires et larmes.

Tout est dit ! ce livre est superbe, ce n'est pas un roman, c'est un témoignage incroyablement beau.

 

23 janvier 2011

Traine pas trop sous la pluie de Richard Bohringer

Un voyage.
Un voyage au pays de sa mémoire, un move dédié à l'Afrique, aux amis, morts ou vivants, aux femmes, à l'alcool, aux errances. ...roman mis en scène au thêatre.

Je découvre Bohringer écrivain, j'ai adoré le style, comme il dit "d'ailleurs" plus joli que "décalé".
J'ai aimé le border line, il écrit en musique, bref c'est complétement habité . ou on aime ou on aime pas ...moi j'aime !

15 octobre 2010

Sainte CIise

Ce n’est pas très clair cette histoire de saints
Il serait bien que je lise et re lise
L’histoire, d’autant plus que Sainte Claire
Vivait dans le sillage de Saint François
Que Saint Bernard créa Clair vaux
Pas de hasard dans le choix des prénoms
La famille porte la même croix…
En plus je suis parpaillote
Alors les Saints …
Très peu pour moi !

consigne: dites-nous tout le bien ou le mal que vous pensez de votre saint.

9 octobre 2010

Bienvenue

Le Maniquet

Maison des gardiens du château
Devenue notre maison de campagne
Pour fuir la place du peuple
Trop peuplée
Maison aujourd’hui à l’abandon

Comme le parc me semble petit
Enfant, c’était presque une expédition
Pour rejoindre la balançoire
Accrochée aux branches
D’un arbre disparu

C’est avec les gamins de la ferme d’à côté
Que nous partagions nos jeux
Je ne garde aucun souvenir
Des châtelains ni de leurs enfants

J’ai revu l’immense salle de jeux
Qui nous abritait les jours de pluie
Le portail est devenu électrique
Même le château n’existe plus
Tronqué en maison moderne

Il n’empêche que j’aime
Y retourner de temps à autre
Retrouver une énergie particulière
Une mémoire des lieux
Tellement douce.

Consigne : raconter un lieu que l'on aime

12 septembre 2010

Une vie pour se mettre au monde de Marie de Hennezel et Bertrand Vergely

Vivre c'est se mettre au monde plusieurs fois : la première naissance est évidente, physique ; les autres passent parfois inaperçues. Une vie, avec ce qu'elle nous donne et nous inflige, suppose de chercher profondément en soi les ressources pour s'adapter, faire naître en nous, à chaque étape, un être renouvelé, amélioré, plus mûr, plus dense. Une vie pour se mettre au monde c'est une vie pour apprendre à faire corps avec ce qui advient, les joies et les drames ; une vie pour faire de son existence un tout, décousu parfois mais unique ; une vie surtout pour apprendre à rester dans l'émerveillement.
On sort de cette lecture extrêmement positif et joyeux, quel que soit son âge.


La lecture des livres de Marie de Hennezel m'apportent beaucoup de sérénité, répond à nombre de mes questionnements, m'aident à aborder ou affronter des sujets pas faciles, la vie, la mort,
le vieillessement, le pourquoi de l'existence etc..
j'aime avant tout  la douceur de son écriture, sa lucidité, sa sincérité.

Ce livre, comme les autres n'est pas un roman, mais se lit  facilement et vraiment j'adore, je vais relire, surligner ( moi qui détestait il n'y a  pas si longtemps écrire sur les livres, je trouve cela presque indispensable pour ce genre de lecture !)

15 août 2010

Camping de Abdelkader Djemaï

Entre la Méditerranée et une caserne de pompiers, un garçon, presque onze ans et déjà quelques cicatrices, découvre la vie en passant ses premières vacances au camping zéro-étoile de Salamane.
Là se trouvent réunis, le temps d'un été, des gens venus des quatre coins de l'Algérie et quelques touristes étrangers. Il va y faire la connaissance de figures pittoresques " Butagaz " le gardien des lieux, Zembla, Keskess l'épicier, " Kinder Bueno ", un garçon d'Aubervilliers, et sa soeur Yasmina... La belle Yasmina, brune, les yeux verts, qui dès le premier regard provoque en lui son premier coup de foudre... C'était en juillet, un peu avant que la tension ne monte comme le lait sur le feu et que les emmerdements ne commencent à tomber sur le pays...

Récit d'un enfant sur un ton léger mais qui ne cachent pas une situation difficile, superbe !

7 juillet 2010

La vie

Un baptême, trois mariages

Ça bouge dans la famille

Et tout près…

La vie reprend un rythme

Plus doux, plus lent

Baignée de soleil

Et de souvenirs

Photos… la mémoire

Au fond du cœur

De belles émotions

Hier, j’ai ouvert un livre

Repris mes habitudes

Je me suis baladée sur vos blogs

Je me suis occupée de mes fleurs

J’ai pensé aux prochaines vacances

La vie va ….viva la vie !

23 avril 2010

Menu

Quand je vis le menu,  d’un coup d’un seul mon estomac se noua, la nausée m’envahit. Qui avait  pu concocter pareil menu, associer en un seul repas tout ce que je déteste, l’in avalable, l’impossible, c’est pas parce que l’on m’a toujours dit que j’avais un appétit d’oiseau qu’il faut se croire obliger de me servir un pigeon, ni parce que je ne suis pas grosse qu’il faut me refiler des poids gourmands,  ni parce que je suis toujours gelée qu’il faut me faire avaler des œufs de caille, non, je ne suis pas anorexique, juste que j’aime pas les escargots, les huitres, les bulots, les carottes cuites, les salsifis, les choux de Bruxelles, la viande saignante, les gésiers…et c’est pas bien grave puisque j’adore le chocolat !

consigne:  incipit: quand je vis le menu

14 février 2010

La grand mère de Jade de Frédérique Deghelt

Jade, journaliste trentenaire propose à sa grand-mère de vivre avec elle à Paris, afin de lui éviter la maison de retraite. Une relation tendre et profonde se construit entre les deux femmes qui vont apprendre à se connaître. Jade découvre notamment que sa Mamoune, qui était la mamie gâteau de son enfance, a toujours été en secret une lectrice passionnée...
Portraits croisés de deux femmes très différentes mais qui ont en commun l'amour des mots. Un livre d'une grande sensibilité, très émouvant. Une histoire que l'on n'oublie pas. ( choix des libraires)

J'ai adoré !

23 janvier 2010

5 ans

Souvenirs d’enfant


Quand j’ai eu 5 ans, je suis allée pour la première fois à l’école.

Deux jours plus tard j’ai déclaré à ma mère que si c’était
pour empiler des cubes je pouvais très bien le faire à la maison !


Quand j’ai eu 6 ans je suis retournée à l’école pour la deuxième fois
et je suis rentrée en douzième.


Quand j’avais 5 ans nous étions quatre plus une…cinq enfants,
nous dormions tous dans la même chambre, blottis dans le nid,
collés, et je n’avais pas peur de la nuit ni de la solitude.


Quand j’avais 5 ans je récitais la chèvre de monsieur Seguin,

Je n’avais ni son audace, ni sa frénésie de liberté


Quand j’avais 5 ans j’ai attrapé la rougeole, la varicelle
Et la coqueluche.
J’avais besoin que l’on m’aime.


consigne :cinq ans

10 avril 2009

Nullipare de Jane Sautière

Je voudrais interroger l’ahurissant mystère de ne pas avoir d’enfant comme on interroge l’ahurissant mystère d’en avoir. »
Lors d’une mammographie, la narratrice entend le radiologue la classer dans la catégorie des « nullipares » (femmes n’ayant jamais enfanté). Point de départ d’un questionnement plus large, ce choc lexical conduit l’auteur à une exploration de soi. Dans « nullipare », il y a aussi « nulle part ». C’est pour elle l’occasion de sonder sa part nomade, ses perpétuels déménagements, choisis ou subis, qui révèlent d’autres fêlures. Sensible au regard porté par la société sur « l’ahurissant mystère de ne pas avoir d’enfant », elle reconstitue le puzzle, à la fois tragique et drôle, de ce destin. L’écriture devient l’exercice d’une liberté chargée d’émotions où peuvent se résoudre les tensions grâce à la distance juste d’un regard d’écrivain.

À la fois douce et brutale, intime et distanciée, cérébrale et charnelle, la langue de Jane Sautière s’attaque à l’un des derniers tabous de la condition féminine contemporaine. ( verticale ouvrage)


J'ai vraiment aimé ce livre, plein d'interrogations, qui amène à réfléchir aux choix conscients ou inconscients de nos vies, tellement bien écrit, tellement vrai...


17 mai 2009

Le Partage!

J'ai reçu cela et j'ai aimé alors.... merci à Christiane....

Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu.
Il lui dit :
- Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer ?

Dieu conduisit le saint homme vers deux portes.

Il ouvrit l'une d'entre elles et permit ainsi au saint homme de regarder à l'intérieur.
Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.
Et, au milieu de la table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l'arôme délicieux.
Le saint homme saliva d'envie.

Les personnes assises autour de la table étaient maigres et livides.
Elles avaient, toutes, l'air affamé.
Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachés à leurs bras.
Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et remplir une cuillerée.
Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères à leur bouche.
Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.
Dieu lui dit :
- Tu viens de voir l'enfer.
Tous deux se dirigèrent alors vers la seconde porte.

Dieu l'ouvrit, et la scène que vit le saint homme était identique à la précédente.

Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût, qui fit encore saliver le saint homme.
Les personnes autour de la table étaient également équipées de cuillères aux longs manches.
Mais, cette fois, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient en riant.
Le saint homme dit à Dieu :
- Je ne comprends pas !
- Eh bien, c'est simple, répondit Dieu à sa demande, c'est juste une question d'habileté.
Ils ont appris à se nourrir les uns les autres, tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes.

"L'enfer est souvent sur terre !!!"

12 mai 2009

La vie sauve de Lydie Violet et Marie Desplechin

A la fin août 2001, la vie de Lydie Violet tombe par terre avec la chaise sur laquelle elle est assise. Après la chute, le diagnostic s'abat : une tumeur 'incurable'. Durée de vie statistique : huit ans. Mais dans l'expérience extraordinairement violente qui consiste à affronter l'idée de sa propre disparition, on apprend beaucoup. Sur la force des instants. Sur le courage et la fragilité. Sur les puissances de l'amitié. Et sur notre capacité à rire. De tout. La vie est une maladie mortelle. Mais c'est la vie. C'est ce que nous apprenons au cours de ce 'roman témoignage.

Ce livre est plein de vie et de souffrance mais il n'est pas triste, il est rempli d'énergie.

(je te conseille pas trop Mimi, je connais ta sensibilité...)

3 mai 2009

marché aux puces

Au marché aux puces

J’ai divagué derrière

Un corniaud, je trouvais rien

Pas trop de flair

Moi les bonnes affaires

Je connais pas

Mais je suis pas dupe

Vous m’aurez pas comme ça

L’a filé droit sur un os de marabout

Fiché en travers du nez d’une statuette

L’était pas mal la statuette

Je l’ai marchandée

Elle trône dans mon séjour

Depuis rien ne va plus

Doit lui manquer son os dans le nez

Je recherche corniaud…..

consigne: au marché aux puces ( un peu tard pour les impromptus!)

24 février 2009

Le tär de mon père de Yasmine Gatha

Lorsque Hossein hérite du târ (sorte de luth) de son père Barbe Blanche, il ne sait pas qu'il reçoit en même temps de terribles secrets qui le mèneront des geôles d'Ardabil, la ville où vit le fils de Moshen, le condisciple et rival de son père, aux portes de la sainteté.
S'il y a, comme dans les Mille et une nuits, une leçon de sagesse, ou d'humanité, à tirer de cette fable, sûrement est-ce celle que Moshen assène à Barbe Blanche : "La musique ne provoque pas dans le coeur ce qui n'y est pas".

j'ai beaucoup aimé ce petit livre à lire à différents niveaux, petit conte philosophique très poétique

1 février 2009

Ulysse from Bagdad de Eric-Emmanuel Schmitt

Saad veut quitter Bagdad, son chaos, pour gagner l'Europe, la liberté, un avenir. Mais comment franchir les frontières sans un dinar en poche ? Comment, tel Ulysse, affronter les tempêtes, survivre aux naufrages, échapper aux trafiquants d'opium, ignorer le chant des sirènes devenues rockeuses, se soustraire à la cruauté d'un geôlier cyclopéen ou s'arracher aux enchantements amoureux d'une Calypso sicilienne ? Tour à tour violent, bouffon, tragique, le voyage sans retour de Saad commence. D'aventures en tribulations, rythmé par les conversations avec un père tendre et inoubliable, ce roman narre l'exode d'un de ces millions d'hommes qui, aujourd' hui, cherchent une place sur la terre : un clandestin.

J'aime cet auteur, ce livre est superbe, sur la condition humaine, la vie du clandestin, il nous amène à réfléchir sur notre propre vie, nos choix, l'autre, c'est un conte philosophique sur la clandestinité, les frontières etc....
A lire absolument!

9 décembre 2008

Si j'étais ...air

Si j’étais … air

L’air de rien

Je foutrais tout en l’air

Les pères et mères pervers

La misère et les revers

Si j’étais… air

Tornade amère

En un éclair

Je ferais taire

Les guerres et les chimères

Le cancer et les tortionnaires

Si j’étais… air

C’est bien clair

D’un courant d’air

Je balayerai la colère

Je préfère et espère

Dans la lumière du sincère

L’extraordinaire

Si j’étais… air

Telle serait ma prière

J'écris pour la première fois sur une consigne de Bigornette
allez vous promener sur son site passez par
   
ICI

Consigne: si j'étais, un des 4 éléments...

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