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Bribes de zen
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3 septembre 2010

Il n'aimait pas les gâteaux!

Il était une fois, un vieux grand-père qui assistait au repas de mariage de sa dernière petite-fille. Il était heureux, serein, apaisé devant le merveilleux spectacle de toute sa famille réunie. Leur joie, leur bonheur à tous l'entouraient d'une émotion tendre. Comme elle était belle, sa petite-fille dans une éblouissante robe blanche ! Elle riait de bon cœur en découpant avec son jeune époux la somptueuse pièce montée toute scintillante de caramel blond et de dragées roses.

- Servez-vous tous et faites passer à vos voisins de table, disait-elle en déposant les choux tous rebondis de crème sur les assiettes chaudes. Quand la petite-fille passa l'assiette à son grand-père :

-Tiens, grand-père prends donc du gâteau !
-Mais non ! fais passer le plat, l'interrompit sa mère, toujours attentive, tu sais que Pépé n'aime pas les gâteaux

Il y eut un instant de silence et l'on entendit soudain la voix joyeuse du grand-père :

-Mais si, j'aime les gâteaux ! Tiens, je vais prendre ce beau chou-là. Regard stupéfait de sa fille.

-Comme ça, tu aimes les gâteaux ? Mais, tu n'as jamais aimé les gâteaux ! Moi ta fille, j'ai cinquante ans, et je n'ai jamais vu manger un gâteau de toute ma vie...

-De ta vie à toi, ma fille, oui... Mais pas de la mienne ! J'ai toujours aimé les gâteaux...
Seulement, nous étions si pauvres quand vous étiez petites avec tes sœurs et ton frère... Des gâteaux, votre mère ne pouvait en acheter qu'une fois de temps en temps, et encore seulement les dimanches de fête... Elle en prenait un pour chacun, c'est sûr, mais moi, quand je voyais tes yeux à toi, ma toute petite, quand tu venais t'asseoir sur mes genoux et que tu dévorais ton gâteau avec tant de plaisir, mon plaisir à moi, tu vois, c'était de te regarder manger mon gâteau que je te donnais si volontiers. Et j'ajoutais toujours pour que ton plaisir soit complet : "Mange ma petite petitounet, va ! ... Moi je n'aime pas les gâteaux". Le grand-père en disant cela souriait tendrement, dodelinant doucement de la tête. Il dit encore en riant franchement :

-Tiens, ma fille, aujourd'hui c'est fête, donne-moi aussi celui qui reste sur le plat, là...

D'ailleurs il va finir par tomber si tu continues à trembler comme ça ! Tu as froid ou c'est l'émotion de marier ta fille ?

Il arrive quelquefois que les cadeaux d'amour mettent de longues années avant d'être reconnus comme tels ; Il suffit parfois d'un moment de tendresse, qui vient se poser sur un souvenir avec la délicatesse d'un pétale de fleur pour qu'ils se révèlent au grand jour.

histoire racontée dans happy parents , tirée de la revue la sphère

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29 août 2010

Le sel de Jean Baptiste Del Amo

"Le sel" raconte une unique journée dans la vie de Louise et de ses trois enfants, Jonas, Albin et Fanny, désormais depuis longtemps adultes. Tous doivent être réunis le soir même chez Louise pour un dîner familial.  Le roman suit tour à tour Louise, Jonas, Fanny, Albin, préoccupés par ce repas qui remue tant de souvenirs familiaux. Tous plongent dans leurs souvenirs, leur passé, une histoire familiale trouble et violente.

J'ai adoré ce livre, une histoire de famille où chacun essaie de comprendre pourquoi, recherche dans ses souvenirs, dans son inconscient, dans la vie de maintenant et d' hier...personne n'est épargné parce que chacun s'est construit avec la violence en toile de fond.

21 août 2010

le choeur des femmes de Martin Winckler

Jean Atwood est en fin d'internat à l'hôpital et vise un poste de chef de clinique en chirurgie gynécologique. Il est envoyé dans un service consacré à la médecine des femmes, dirigé par le docteur Karma. La rencontre entre ces médecins ne se passera pas comme Jean l'avait imaginé.

J'ai toujours une réticence pour les gros livres, je redoute les longueurs...
mais là....j'ai dévoré en trois jours ce les 590 pages de ce livre incroyable.
D'abord parce que j'ai beaucoup pensé à mon père en lisant, à sa façon de travailler dans cette médecine des femmes.
et puis je me suis interrogé sur notre médecine actuelle, le côté psy à mon avis indispensable, l'écoute etc....
Un livre qui respecte la femme, un livre que je relirai tant il m'a apporté!

18 août 2010

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

Un message anodin peut-il bouleverser votre vie ? Leo Leike reçoit par erreur un mail d'une inconnue, Emmi Rothner. Poliment, il le lui signale. Elle s'excuse et, peu à peu, un dialogue s'engage, une relation se noue. Au fil des mails, ils éprouvent l'un pour l'autre un intérêt grandissant. Emmi est mariée, Leo se remet à grand peine d'un chagrin d'amour. De plus en plus attirés l'un par l'autre, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre...

Ce que j'appelle un livre d'été , beaucoup de plaisir à lire, sujet très actuel, un excellent moment de détente.

17 août 2010

La vie d’une autre de Frédérique Deghelt

Mon coup de coeur de l'été !

Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d'amour et le lendemain... elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse... Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l'homme dont elle est amoureuse depuis la veille vive avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée - car elle a choisi de ne rien dire. Chaque jour confrontée à de nouvelles découvertes, elle arpente ce quotidien oublié et devient l'enquêtrice de la vie d'une autre. Sa propre vie...

J'ai adoré ! je me suis laissée embarquée dans l'histoire .... ( j'avais déjà adoré  "la grand mère de jade")

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16 août 2010

Claudia Cardinal de Alberto moravia

En 1961, Alberto Moravia s’entretient avec Claudia Cardinale. Elle a 23 ans, est déjà l’actrice star de Rocco et ses frères et La fille à la valise. Trois ans après l’interview, elle jouera dans l’adaptation des Indifférents. L’écrivain interroge ici la comédienne sur son corps, « en tant qu’objet dans l’espace ». C’est un blason féminin et un dialogue universel. Il y est question de la beauté, du sommeil, du temps, du rêve, de la mort, de l’histoire. On sent Claudia Cardinale décontenancée par la précision de l’écrivain. Mais elle joue le jeu de la profondeur et se révèle peu à peu .

Interview sur un mode surprenant , très agréable à lire

14 août 2010

L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle

Imaginez... Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où... Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas heureux. Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme sensible vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi...

A lire et à relire, petite bible du comment "être bien avec soi même", se poser des questions, peut être réfléchir un brin ! un livre que j'offrirai souvent !

25 juillet 2010

Terre légère de Claire Wolniewicz

Chaque personnage est confronté aux imprévus lors d'un voyage pour essayer de retrouver des repères familiaux jusque-là bien malmenés. Un récit à quatre voix où un enfant fan d'Harry Potter, une mère célibataire, un oncle expatrié et un grand-père vieillissant vont être amenés à vivre des expériences riches tant du point de vue culturel qu'individuel.

Comme tous les livres que je vous propose ici, j'ai adoré, chaque personnage m'a touché, une histoire de famille....j'aime bien les histoires de famille!!!

18 juillet 2010

L'annonce de Marie-Hélène lafon

Paul a quarante-six ans. Paysan, à Fridières, Cantal. Cinquante-trois hectares, en pays perdu, au bout de rien. Il n’a pas tout à fait choisi d’être là, mais sa vie s’est faite comme ça. Paul n’a qu’une rage : il ne veut pas finir seul, sans femme.Annette a trente-sept ans. Elle est la mère d’Eric, bientôt onze ans. Elle n’a jamais eu de vrai métier. Elle vient du Nord, de Bailleul. Annette a aimé le père d’Eric, mais ça n’a servi à rien, ni à le sauver du vertige de l’alcool, ni à faire la vie meilleure. Alors elle décide d’échapper, de recommencer ailleurs, loin. D’où l’annonce. Paul l’a passée. Annette y a répondu.

J'ai tellement aimé, cette histoire d'amour, simple, cette écriture au plus près des êtres et de la nature de chacun, un beau livre, la rencontre de deux mondes....que je vous le conseille vivement !

15 juillet 2010

Lâcher .....

L'ours et la bouilloire

Quelques chasseurs, obligés de quitter subitement leur campement, le laissèrent sans surveillance, oubliant, dans leur précipitation, une bouilloire d'eau qui bouillait sur le feu.

Bientôt, un vieil ours sortit du bois, attiré par la flamme. Aperçevant la bouilloire dont la vapeur faisait danser le couvercle, il s'en saisit.

Naturellement, il se brûla cruellement. Mais au lieu de la lâcher aussitôt, voulant se défendre, il la serra contre lui, cherchant à l'étouffer. Or, plus il la serrait, et plus la brûlure était profonde et douloureuse. C'était un cercle vicieux, pour le plus grand dam de ce pauvre ours.

Ceci illustre parfaitement la façon dont bien des gens se font du mal. Ils  serrent sur leur coeur leurs diffficultés en ne cessant d'y penser et d'en parler aux autres, les examinant sous toutes leurs faces, au lieu de les laisser tomber une fois pour toutes, afin de guérir les blessures qu'elles ont causées.

Alors chaque fois que vous vous prenez à ressasser vos peines, dites-vous sévèrement : « Ne fais pas comme l'ours ! »

Fox, Emmet. Évidences - Les lois de la vie et leur application

6 juin 2010

La première fois

La dernière fois que j’ai pris l’avion

Pour la première fois

J’ai réalisé que peut être

L’avion pourrait s’écraser en mer

La dernière fois que j’ai mangé

Du thon rouge grillé

Pour la première fois je me suis dis

Que cette espèce pourrait disparaître

La dernière fois que j’ai enterré une amie

Pour la première fois, j’ai réalisé

Combien la vie était  courte

La dernière fois que j’ai embrassé ma mère

Je me suis dis pour la première fois

Qu’un jour ce serait le dernier baiser

Et que je ne le saurai même pas

Consigne: la première fois

31 mai 2010

jacques Prévert : Pour toi mon amour

J'aime retrouver au hasard de mes balades sur le net
des poèmes appris il y a bien longtemps
et que je trouve toujours aussi beaux,
je crois que j'aime bien Prévert!

Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi
Mon amour

Je suis allé au marché aux fleurs
Et j'ai acheté des fleurs
Pour toi
Mon amour

Je suis allé au marché à la ferraille
Et j'ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
Mon amour

Et puis je suis allé au marché aux esclaves
Et je t'ai cherchée
Mais je ne t'ai pas trouvée
Mon amour.

(Jacques Prévert)

28 mai 2010

Avoir ou être

Histoire certes un peu ésotérique mais qui donne à réfléchir....

Qui êtes vous?

Une femme était dans le coma et se mourrait.
Elle eût soudain l'impression qu'on l'amenait au ciel et qu'elle se trouvait au lieu du jugement.

- Qui êtes-vous?" demanda une voix.
- Je suis la femme du maire, répondit-elle.

- Je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes la femme, mais bien qui vous êtes.
- Je suis la mère de quatre enfants.

- Je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes la mère, mais bien qui vous êtes.
- Je suis maîtresse d'école."

- Je ne vous ai pas demandé qu'elle est votre profession, mais bien qui vous êtes.

Et cela continua ainsi, quelque fût sa réplique, elle ne semblait pas fournir de réponse satisfaisante à la question .

- Qui êtes-vous?

- Je suis chrétienne."

- Je ne vous ai pas demandé votre religion, j'ai demandé qui vous êtes.
- Je suis celle qui est allée tous les jours à l'église et qui a toujours aidé les pauvres et les miséreux.

- J' ai demandé non ce que vous avez fait, mais qui vous êtes.

Elle a manifestement échoué à l'examen,
puisqu'on l'a renvoyée sur terre.
Quand elle se remis de sa maladie,
elle décida de découvrir qui elle était.
Et cela fit toute la différence.

19 mai 2010

Le vin

Il savait que ce serait son dernier anniversaire

Nous étions tous là pour fêter ses 80 ans

Au dessert il nous a servi une vendange tardive

Douceur sucrée, nectar sublime

Qui nous a réchauffé le cœur

Depuis, chaque fois que j’ai l’occasion

De boire un verre de ce délice

Une belle émotion m’envahit et

Je pense à toi papa.

consigne: le vin

9 mai 2010

la part d'ombre

Derrière mon mur

Je sombre

A l’ombre

De mon ombre

Je me décolore

A la lueur

De mes nuits blanches

Je flanche

Je me débranche

Sous une avalanche

De peurs

Vous ne verrez rien

Je joue à cache-cache

Les yeux fermés

Avec moi- même

Pour vous je brille

Je maquille

Je sautille

J’étincelle

J’excelle


consigne: la part d'ombre , que j'ai choisi aussi décalée!

2 mai 2010

Concerto à la mémoire d'un ange

De Eric-Emmanuel Schmitt

Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un Président de la République amoureux ? Qu'est-ce qui rapproche un tueur en série d'une mère qui a reçu le coeur de son fils accidenté ? Quel lien entre un simple marin honnête et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Tous ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l'ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l'ont reçue, d'autres l'ont refusée, quelques uns ne se sont aperçu de rien...

A lire sans modération ! livre plus philosophique , qui donne à réfléchir...j'ai apprécié le dernier chapitre dans lequel l'auteur nous parle de la façon dont il a écrit le livre

2 mai 2010

La délicatesse de David Foenkinos

Il passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir.
Maintenant, elle se demande si elle a bien fait.
C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme.
Réellement surprise.

J'ai vraiment aimé la douceur et la délicatesse de ce livre face aux évenements parfois dramatiques de la vie, beaucoup de finesse ...à lire! (bon , peut être plus un livre pour les femmes ! quoique !)

16 avril 2010

Pour être quelqu'un

Je me souviens de moi, petite fille tranquille en apparence

Qui enrageait au dedans de ne pas oser dire

De ne pas oser prendre sa place

De ne pas oser penser autrement que les autres


Je me souviens de moi, petite fille gentille

Qui passait son temps à s’occuper des autres

Et qui  au-dedans n’espérait qu’une chose
que quelqu’un prenne soin d’elle, l’écoute


Je me souviens de moi, petite fille rêveuse

Qui s’inventait des scénarios incroyables

Et en dedans avait tellement peur de tout

Qu’elle ne sortait jamais de son cocon

Quand on est môme, on se fabrique des masques pour exister
Quand on est môme, pour être quelqu’un il faut être plusieurs
….


consigne: terminer le texte par :"Quand on est môme, pour être quelqu’un il faut être plusieurs…."

15 avril 2010

Un instant de réflexion

Je me demande si le plus difficile
c'est de vieillir  dans son corps, dans sa tête
ou si ce n'est pas de voir partir
un à un, une à une toutes ses belles amitiés
tous ses proches, tous ceux qui nous ont donné
des instants de bonheur, des fou-rire
partagé les moments délicats,
accompagnés sur les chemins de la vie,
des vacances, des anniversaires….
de voir ceux du passé encore présents
se retirer sur la pointe des pieds
et nous laisser seuls avec nous-mêmes

15 avril 2010

Suzanne

Petit bout de femme

Tout en énergie, en vivacité

Si menue, si légère
qu’elle s’est envolée

Emportant avec elle

Une belle amitié

De plusieurs décennies

Elle était toute brune

Avec un timbre de voix

Si particulier

Qu’il me semble l’entendre

Encore défendre ses idées

Avec une belle conviction

Mamette m’a raconté

Que Suzanne s’était engagée

Dans la marine, comme infirmière,

Cela ne dura que le temps

D’un aller et retour en Indochine

Que Suzanne était très ordonnée

Qu’elle aimait ses rituels

Le bridge, le jardinage à Tarentaise

La marche et le whisky

Ses yeux pétillaient de vie.

24 mars 2010

24 mars 2000- 24 mars 2010

Il y a 10 ans Vincent avait écrit un très beau texte en hommage à son grand père,

extraits:

...Tu nous as tous marqués par tes extraordinaires qualités de modestie, d'humilité, de gentillesse et de dévouement....mais tu nous as surtout armés par l'affection que tu nous portais et tu as déposé en chacun de nos coeurs...une graine d'amour qui continuera à s'épanouir toute notre vie....ainsi nous pourrons jusqu'à la fin de nos jours nous tourner vers la chaleur et les couleurs de cette fleur, nous rappelant que tu es l'une de nos principales racines, irrigant éternellement nos coeurs et nos corps d'une séve gorgée de respect et d'amour.

10 ans plus tard , je relis ce texte avec autant d'émotion tant il est vrai.

19 mars 2010

Le feu

Déclaration d’ado….

Du matin, je pétais le feu
Ca pétaradait dans ma tête
Tu m’aurais vu…
Tout feu, tout flamme
Intenable, les neurones en bataille
Je tenais pas en place
Juste question de mettre un peu
le feu aux poudres
J’ai branché la musique à fond
T’aurais vu mes vieux ….
Comme d’hab furieux
J’aime jouer avec le feu
Mettre la maison à feu et à sang
Sans raison apparente
Juste pour le plaisir
De faire des étincelles
De brouiller les lignes
A la vitesse des météorites
Je brûle d’envie de tout faire
Exploser dans ma vie à la con
De griller les étapes
J’suis un 14 juillet permanent
Moi j’ai le feu sacré
Tu verras….
J’suis un mec super top

Consigne : le feu

17 mars 2010

Une succulente au fond de l'impasse d'Anne Bragance

Lorsque François, agent immobilier, la quarantaine,
en rupture de ban avec sa femme et ses enfants, rencontre Emma -
La Succulente -, il découvre un personnage hors du commun.
Certes, il n'a pas l'habitude de fréquenter les prostituées.
Mais entre eux, la relation n'a rien de charnel : en partageant
leurs solitudes, François et Emma deviennent amis.
C'est ainsi que François découvre qu'Emma,
avant d'être prostituée, a été championne de natation !
Lorsque La Succulente disparaît du jour au lendemain
sans laisser d'adresse, François est sous le choc.
Peut-être la maison de sa mystérieuse amie lui livrera-t-elle quelques nouveaux secrets.

J'aime l'écriture d'Anne Bragance, sans concessions, belle émotion de personnages atypiques, un peu mystérieux, une amitié veritable... j'ai passé un bon moment même si ce n'est pas le meilleur livre que j'ai lu de cette auteure.

8 mars 2010

Prisonniers de nos habitudes et rituels

Un paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché pour vendre sa récolte.
La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l'atteindre.
Le premier soir, il s'arrête pour bivouaquer non loin de la maison d'un vieil ermite.

Au moment d'attacher son dernier âne, il s'aperçoit qu'il lui manque une corde.
Si je n'attache pas mon âne se dit-il demain, il se sera sauvé dans la montagne!

Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les 2 autres et prend la direction
de la maison du vieil ermite.

Arrivé, il demande au vieil homme s'il n'aurait pas une corde à lui donner.
Le vieillard avait depuis longtemps  fait vœux de pauvreté et n'avait pas la moindre corde, cependant, il s'adressa au paysan et lui dit: 
"Retourne à ton campement et comme chaque jour, fais le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n'oublie pas de feindre de l'attacher à un arbre."

Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil homme.
Le lendemain dès qu'il fût réveillé, le premier regard du paysan fût pour son âne.
Il était toujours là!

Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de se mettre en route, mais là, il eut beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n'y fit. L'âne refusait de bouger.

Désespéré, il retourne voir l'Ermite et lui raconte sa mésaventure.

"As-tu pensé à enlever la corde?" lui demanda-t-il.
"Mais il n'y a pas de corde!" répondit le paysan.
"Pour toi oui mais pour l'âne..."

Le paysan retourne au campement et d'un ample mouvement, il mime le geste de retirer la corde.
L'âne le suit sans aucune résistance.

  Ne nous moquons pas de cet âne. Ne sommes-nous pas, nous aussi, esclaves de nos habitudes, pire, esclaves de nos habitudes mentales?

Demandez-vous quelle corde invisible m' empêche de progresser...

8 février 2010

Le tablier de grand-mère

Merci Marie-Christine pour ce texte très touchant!

Le principal usage du tablier de Grand'Mère était de protéger la robe en dessous mais, en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau. Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les poussins à réanimer, et parfois les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides; et quand le temps était frais, Grand'Mère s'en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au-dessus du feu de bois. C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes. Après que les petits pois avaient été récoltés venait le tour des choux. En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

A l'heure de servir le repas, Grand'Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes au champ savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table.

Grand'Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse, tandis que, de nos jours, sa petite-fille la pose là pour décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

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