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Bribes de zen
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19 août 2008

les déferlantes de Claudie Gallay

Comme la mer pétrit les roches et lèche le sable, comme le vent
du grand large étourdit, la lecture des ‘Déferlantes’ entête.
Avec des mots posés sans fioriture, les ressentis de l’auteur
percutent à l’état brut. Dans un petit village au bout du Cotentin,
là où la Manche est dangereuse mais sublime, où les phares
s’élèvent dans l’obscurité abyssale, Claudie Gallay pose son décor.
Autour d’une héroïne à bout de force, amputée de son amour,
on réapprend à vivre. Chaque promenade dans les falaises austères
ronge l’âme et sublime le besoin incessant de fuir.
Chaque personnage tait sa part de secret, renforçant l’aridité de
ces confins de terre et le sentiment absolu de solitude.
Doucement, le ressac berce et le vent soûle les coeurs.
Les non-dits, les amitiés, les rancoeurs façonnent les personnages,
aussi durs et entiers que la mer. Comment survivre à la
disparition des siens ?  Comment supporter d’être celui qui reste ?
Comment avouer l’inavouable ?
‘Les Déferlantes’ fascinent par la force des émotions,
des hommes, des mots.Entre chaque tempête, sur le port,
les marins attendent, troublés et effrayés.
En s’échouant sur le sable, chaque vague meurt
dans une gerbe d’écume, mais assure une renaissance. (Evene)

Ce livre est superbe, superbe d'émotions, d'écriture, de personnages.
A lire absolument. Se laisser envoûter par l'histoire,
la folie des hommes et des femmes, se laisser porter
par la douceur des mots, la violence des non dits....
la mer...

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7 août 2008

juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce

Louis, trente-quatre ans, est à l'aube de sa mort. Il a peur,
mais il a décidé : il retournera voir sa famille.
Après un très long silence ponctué de cartes postales,
'petites lettres elliptiques", il parlera. Lors d'une ultime visite,
il annoncera sa mort prochaine à sa mère,
à sa petite soeur Suzanne, et à son frère Antoine.
A la discrète Catherine, la femme de celui-ci, il parlera aussi.
Mais le retour inespéré du fils aîné dans 'la maison de la mère'
ranime d'anciennes querelles et de vieux fantômes de famille.
Les mots s'empêtrent et les malentendus s'accumulent
sous l'oeil de la mère, car à la ville,
'vous vivez d'une drôle de manière', dit-elle.
Digressions, arrêts brusques, redites, la parole est en errance.
Chacun tente de rattraper le temps perdu.
Expression maladroite de la solitude, du doute, du manque,
de l'envie, et de l'amour dissimulé sous un voile de rancoeur.
Finalement, Louis repart sans avoir pu se livrer,
'sans jamais avoir osé faire tout ce mal', emportant à jamais son secret,
comme si le silence était la seule issue.

De Jean-Luc Lagarce
Mise en scène de Michel Raskine(evene)

J'ai aimé cette tristesse, cette impossibilité de dire,
ces sous entendus, toute cette difficulté à dialoguer.
l'écriture traduit bien cette atmosphère de souffrance...
bref , j'ai aimé mais peut être que ce texte ne vous touchera pas
c'est sans doute cette "trouble" nostalgie qui court au fond de moi....

28 juillet 2008

la bénédiction inattendue de Yoko Ogawa

Sept nouvelles autour de ce que la narratrice appelle
la “forêt des mots”, c’est-à-dire ce sas souvent étrange
qui accompagne l’écriture, la naissance des romans
ou le long voyage des histoires parfois
issues de l’enfance des écrivains.

Quelle est cette étrange forêt des mots à travers laquelle
l’écrivain ne cesse de se perdre avant de trouver son histoire?
C’est la question que se pose la narratrice de ce recueil de nouvelles.
Sous différentes voix, à différents âges, elle découvre la nécessité
d’écrire et se confronte à l’indicible alchimie de la création.
(pantoute)

Je découvre cette écrivaine japonaise et j'ai aimé, adoré
sans doute parce qu'elle écrit aux rives de l'inconscient,
de l'imaginaire, le doute plane sur la réalité....
et c'est tellement beau!

19 août 2006

Vivre

Je suis né pour vivre non pour mourir.

Venu sur terre pour marcher non pour m’envoler vers le ciel.

Angelo, quel étrange prénom… une prédestination ? Un pressentiment ? Pourtant rien ne laissait présager…mon enfance de petit garçon résolument têtu et bougeons, mon adolescence à peine entamée promet bien quelques rébellions à  cheveux longs et coups de gueule. Je  ne suis pas un adepte des terrains de sport mais je ne rechigne pas à courir derrière un ballon pour épater les filles. J’aime la vie sans me poser de questions d’ailleurs pourquoi s’en poser. La vie est une belle moisson, je me roule dedans prêt à en recevoir les fruits. Je ris, je vis, j’explose …

J’explose…mon corps  n’est plus que débris. Je suis cassé. Pantin désarticulé, cloué à un fauteuil qui n’avance pas. J’ai besoin d’un tuteur pour ne pas tomber. J’ai besoin de toi pour ne pas sombrer. J’ai besoin de vous pour vivre. Non, non, non je n’ai  que moi pour survivre pour ne pas m’envoler  Angelo…petit ange.

Je suis tel un animal blessé en plein élan. Qui est le chasseur ?  Qui a décidé de ma fin ?

Moi j’ai faim …je veux dévorer la vie à pleines dents, déguster tout ce qui sera assez tendre pour me réconforter, croquer l’impossible avec hargne.

Le temps passe, le corps n’est plus que souffrance…La magie apparaît … je sens, je ressens, je pense, je crois, j’écoute, je divague…La vague me porte au-delà de tout.

Je vis sans corps.

Je suis né pour vivre non pour mourir.

19 août 2006

expressions

Je mettrais ma main au feu que tu t’es levé du pied gauche

Tu as encore amusé la galerie une partie de la nuit !

Et le matin c’est la croix et la bannière pour démarrer

ça me fait une belle jambe que tu ne sois pas dans ton assiette

la mèche en bataille, fichu comme un as de pique

parce que même si tu ne payes pas de mine

je te connais par cœur :

tu auras vite repris du poil de la bête !

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6 octobre 2006

equinoxe

Equinoxe      d'Arnault Pontier

ce livre est a été très fort pour moi parce qu'il parle du handicap

confrontation de la vie quotidienne et du handicap moteur

lourdeur d'un fauteil roulant, du regard des autres

de la culpabilité des proches

et que deviennent l'intimité , la vie sexuelle, la vie ...

quand l'être est totalement dépendant...

21 novembre 2017

les passeurs de livres de Daraya de Delphine Minoui

De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d’'explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d’'exhumer des milliers d’o'uvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville.

Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd'hui d'étouffer. Ce récit, fruit d'une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature.

A lire absolument ! 

cliquez ICI pour plus de critiques sur Babelio

16 août 2013

Nina de Frédéric Lenoir et Simonetta Greggio

Oublie-t-on jamais son premier amour ? Adrien a décidé de mourir. Mais alors qu'il s'apprête à avaler un mélange de médicaments, resurgit le souvenir de Nina, une jeune Italienne avec qui il a passé, enfant puis adolescent, des vacances lumineuses sur la côte amalfitaine. Repoussant son suicide d'un soir, puis d'un autre, il lui écrit une longue lettre qui devient, au fil des nuits, la bouleversante déclaration d'amour qu'il n'a jamais osé lui faire.
Il ne se doute pas que ses mots toucheront plusieurs existences : la sienne et celle de Nina d'abord, mais également celle de tous ceux qui, de près ou de loin, seront émus par son écriture.

Superbe ! A lire .... ( commentaire farniente de vacances !)

5 octobre 2012

Le sermon sur la chute de Rome de Jérôme Ferrari

Dans un village corse perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l’impulsion de ses nouveaux gérants. À la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour, fidèles aux enseignements de Leibniz, transformer un modeste débit de boissons en “meilleur des mondes possibles”. Mais c’est bientôt l’enfer en personne qui s’invite au comptoir, réactivant des blessures très anciennes ou conviant à d’irréversibles profanations des êtres assujettis à des rêves indigents de bonheur, et victimes, à leur insu, de la tragique propension de l’âme humaine à se corrompre. Entrant, par-delà les siècles, en résonance avec le sermon par lequel saint Augustin tenta, à Hippone, de consoler ses fidèles de la fragilité des royaumes terrestres, Jérôme Ferrari jette, au fil d’une écriture somptueuse d’exigence, une lumière impitoyable sur la malédiction qui condamne les hommes à voir s’effondrer les mondes qu’ils édifient et à accomplir, ici-bas, leur part d’échec en refondant sans trêve, sur le sang ou les larmes, leurs impossibles mythologies.  Actes sud.

J'ai adoré ! donc je vous conseille !

9 janvier 2012

Et le jour pour eux sera comme la nuit d'Ariane Bois

"Il n'y a plus rien après une chute de sept étages." Plus de vie pour Denis d'Aubigné, 20 ans, qui vient de se défenestrer. Pourquoi un jeune homme issu de la meilleure bourgeoisie protestante peut-il ainsi mettre fin à ses jours ? Pourquoi le fils de Pierre, médecin, et de Laura, cadre sup, en est-il arrivé là ? Ses parents, sa soeur aînée Diane et son petit frère, Alexandre, se retrouvent plongés dans un immense désarroi. Pourquoi, bon sang !, mais pourquoi ? Douleur de l'incompréhension et de l'absence mêlées... Un thème grave qu'Ariane Bois, journaliste dans la presse féminine, sait évoquer avec une justesse infinie dans ce premier roman très bref mais très dense, profondément émouvant, d'une sobriété admirable.

 C'est terriblement triste, mais très émouvant, et ça se lit vite , très vite, comme happé vers l'espoir que la vie reprendra pour ceux qui restent.

30 décembre 2011

Ho'oponopono 2

Notre pensée façonne l'énergie à sa manière selon ses inspirations mais aussi selon ses schémas négatifs, ses croyances limitantes, ses mémoires erronnées, ses peurs invalidantes, créant ainsi un monde constitué d'ombres et de lumières.

Ce que Lise Bourbeau appelle le mental, qui dirige notre vie, nous empêche d'être vraiment nous et d'atteindre notre moi véritable.

21 mai 2011

Mauvais genre de Naomie Alderman

Une éducation anglaise. Après la communauté juive orthodoxe qui était au centre de 'La Désobéissance', Naomi Alderman s'intéresse dans 'Mauvais genre' à un autre cercle très fermé : la prestigieuse université d'Oxford. Portrait d'un groupe d'amis réuni autour du séduisant (et manipulateur) Mark Winters, ce roman initiatique raconte les premières amours, les soirées inoubliables, mais aussi le désenchantement et les bouleversements intimes de cet âge de déraison qu'est la jeunesse. Dans la lignée du Maître des illusions de Donna Tartt, Mauvais genre révèle la perversité cachée derrière les façades impeccables d'Oxford, ce monde faussement exemplaire qui prépare à tout sauf à la réalité.

On a déjà lu des livres de cette veine... j'ai beaucoup aimé, toujours un brin de folie , très bien mené!

 
20 mai 2011

Ru de kim Thuy

Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l'enfance dans sa cage d'or à Saigon, l'arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam, la fuite dans le ventre d'un bateau au large du golfe de Siam, l'internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, 'Ru' dit le vide et le trop-plein, l'égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragicomiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d'un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d'argent ou la puissance d'une odeur d'assouplissant, Kim Thuy restitue le Vietnam d'hier et d'aujourd' hui.

Une petite perle d'écriture et d'émotion.

24 janvier 2010

Haïkus de prison de Lutz Bassmann

"Le monde est devenu plus rude. On ne peut plus comme avant contempler les fleurs des cerisiers ni philosopher avec des amis autour d'une coupe de vin. Désormais, quand on regarde les nuages, c'est à travers les barbelés. Quand on s'endort, c'est dans la promiscuité et les mauvaises odeurs. Plus rien n'est paisible. La poésie persiste en dépit des circonstances, l'humour et le détachement continuent à ordonner l'existence, mais la voix s'éraille. La voix ne cherche plus à faire preuve d'élégance. Celui qui parle veut surtout, avant d'être brisé, apporter son témoignage."

Ce livre est superbe, écrit à la façon des haïkus, 489 fois  trois courtes phrases pour dire la violence, l'horreur, la prison, tracer des portraits... de manière extrêmement poétique, j'ai adoré ce style très spécial .

1 janvier 2010

Meilleurs voeux 2010

Je te souhaite de trouver

La sérénité d’accepter ce qui peut changer
Le courage de changer ce qui peut l’être
La sagesse de connaître la différence.

Que le soleil t’apporte chaque jour une énergie nouvelle

Que la lune renouvelle chaque nuit tes forces

Que la pluie lave tes soucis

Que les vents légers soufflent en toi une force nouvelle

Que tes pas soient en harmonie avec le monde

Et que chaque jour de ta vie tu puisses voir la beauté

Vœux indiens et apaches pour 2010

Bises de Clise

24 décembre 2009

trois messes basses ...souvenirs

Je vous souhaite un doux Noël,
Je vous propose un texte , extrait des trois messes basses d'Alphonse Daudet,
souvenir des récitations d'enfants
Le temps de Noël se conjugue pour moi avec les souvenirs d'enfance!

- Des dindes rôties... des carpes dorées... des truites grosses comme ça !...
Dehors, Ie vent de Ia nuit soufflait en éparpillant Ia musique des cloches, et, à mesure, des lumières apparaissaient dans l'ombre aux flancs du mont Ventoux, en haut duquel s'élevaient les vieilles tours de Trinquelage. C'étaient des familles de métayers qui venaient entendre Ia messe de minuit au château. Ils grimpaient Ia côte en chantant par groupes de cinq ou six, Ie père en avant, Ia lanterne en main, les femmes enveloppées dans leurs grandes mantes brunes où les enfants se serraient et s'abritaient. Malgré l'heure et Ie froid, tout ce brave peuple marchait allégrement, soutenu par l'idée qu'au sortir de Ia messe, iI y aurait, comme tous les ans, table mise pour eux en bas dans les cuisines. De temps en temps, sur Ia rude montée, Ie carrosse d'un seigneur précédé de porteurs de torches, faisait miroiter ses glaces au clair de lune, ou bien une mule trottait en agitant ses sonnailles, et à Ia lueur des falots enveloppés de brume, les métayers reconnaissaient leur bailli et Ie saluaient au passage :
- Bonsoir bonsoir maître Arnoton !
- Bonsoir, bonsoir, mes enfants !
La nuit était claire, les étoiles avivées de froid ; Ia bise piquait, et un fin grésil, glissant sur les vêtements sans les mouiller, gardait fidèlement Ia tradition des Noëls blancs de neige. Tout en haut de Ia côte, Ie château apparaissait comme Ie but, avec sa masse énorme de tours, de pignons, Ie clocher de sa chapelle montant dans Ie ciel bleu-noir, et une foule de petites lumières qui clignotaient, allaient, venaient, s'agitaient à toutes les fenêtres, et ressemblaient, sur Ie fond sombre du bâtiment, aux étincelles courant dans des cendres de papier brûlé... Passé Ie pont-levis et Ia poterne, iI fallait, pour se rendre à Ia chapelle, traverser Ia première cour, pleine de carrosses, de valets, de chaises à porteurs, toute claire du feu des torches et de Ia flambée des cuisines. On entendait Ie tintement des tournebroches, Ie fracas des casseroles, Ie choc des cristaux et de l'argenterie remués dans les apprêts d'un repas ; par là-dessus, une vapeur tiède, qui sentait bon les chairs rôties et les herbes fortes des sauces compliquées, faisait dire aux métayers, comme au chapelain, comme au bailli, comme à tout Ie monde :
- Quel bon réveillon nous allons faire après Ia messe !
Drelindin din !... Drelindin din !...

11 novembre 2009

L'enigme du retour de Dany Laferrière

Un matin, on téléphone à l'écrivain : son père vient de mourir. Son père qui, dans un parallèle saisissant, avait été exilé d'Haïti par le dictateur Papa Doc, comme lui, des années plus tard, l'avait été par son fils, le non moins dictatorial Bébé Doc. C'est l'occasion pour le narrateur d'un voyage initiatique à rebours. Il part d'abord vers le Nord, comme s'il voulait paradoxalement fuir son passé, puis gagne Haïti pour les funérailles de son père. Accompagné d'un neveu - qui porte le même nom que lui -, il parcourt son île natale... (evene).

Quelle force dans l'écriture entre poésie et prose,  j'ai adoré!

25 mars 2011

Purge de Sofi oksanen

Prix du roman Fnac 2010, ce roman virtuose confronte une Russe et une Estonienne en proie à un passé douloureux qui va les unir. À travers leur histoire, elles mettent en lumière la résistance féminine durant l’occupation soviétique. Histoires tues, destins bâillonnés, peur et honte s'infiltrent dans ce récit qui dérange, captive et ne s'oublie pas.


J'ai aimé la force de l'écriture, le livre est rempli de violence et en même temps c'est une superbe histoire de femmes et de générations, à lire !

16 octobre 2010

Je me souviens de Boris Cyrulnik

Dans ce livre inédit et autobiographique, Boris Cyrulnik s'interroge sur le travail de la mémoire à travers son expérience personnelle d'enfant orphelin à l'âge de 5 ans, prisonnier puis évadé à 6 ans, et ayant surmonté tant d'épreuves par le travail intérieur de sa mémoire : Faut-il se souvenir ? Et jusqu'à quand ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Comment la mémoire reconstruit-elle le souvenir ? Et pourquoi ? Boris Cyrulnik revient sur les traces de son enfance, guidé par les mots de sa mémoire. 'Je me souviens. .. c'était près de chez moi, rue de la Rousselle, il y avait une grande porte, une sorte d'arc de triomphe et, venant du pont de la Garonne, l'armée allemande qui défilait. Je les trouvais très beaux avec leurs uniformes, leurs chevaux, il y avait aussi de la musique. Et, comme elle ne pouvait pas passer sous la porte, la troupe se séparait en deux puis se reformait juste après. Je trouvais ça tellement beau que je ne comprenais pas pourquoi tout le monde pleurait autour de moi. C'était l'entrée des Allemands à Bordeaux.' (evene)

No comment , à lire si la psychologie et la résilience vous interesse,  c'est un indispensable.

16 octobre 2010

les femmes du braconnier de Claude Pujade Renaud

Deux couples, Ted et Sylvia, David et Assia, liés par la passion de la poésie, se croisent, s'affrontent, se détruisent. Leurs histoires mêlées sont narrées par plusieurs voix alternées : mère, frère, soeur, témoins multiples, concierge ou critique littéraire, sage-femme ou ami fidèle, médecins. Chacun raconte, s'interroge, commente, interprète, invente, élabore sa propre fiction.

je suis une fan inconditionnelle de Claude Pujade Renaud, j'aime l'écriture, la dureté de l'histoire, la folie qui affleure chaque personnage, j'ai plus qu'adoré !

13 mars 2010

Hommage

Ils quittent un à un le pays
Pourtant comment peut-on s'imaginer
Que l'heure du départ a sonné?
Faut-il pleuré?
Je n'ai pas le coeur à le dire
On ne voit pas le temps passer
Sacré Jean Ferrat
Que serons nous sans toi
Un sanglot de la déconvenue
Et pourtant je vous le dis
Que le bonheur existe
A fredonner tes mélodies

12 mars 2010

Mon enfant de Berlin d'Anne Wiazemski

En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les ramées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a 27 ans, c'est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent pour le première fois de sa jeune vie, vivre. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c'est l'amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.

J'ai toujours aimé l'écriture d'Anne Wiazemski, sa douceur, ses mots.... ce livre est à la hauteur des autres, sans mélo mais avec des sentiments  justes

18 décembre 2008

Métamorphose

Je ne sais pas si j’ose…
Pourtant je suppose
Que rien ne s’y oppose…
Devant vous j’explose
En virtuose,
Métamorphose
J’enfile une névrose
C’est grandiose
Ne suis plus grand-chose
Me décompose
M’ankylose
Pleine d’ecchymoses
A vous je m’expose
M’impose
Vous indispose
Apothéose
Je me nécrose
Sans cause
Ne soyez pas moroses
Je m’interpose
Rien ne s’oppose
A ce que je me repose
A ce que je me recompose
Et vous offre un bouquet de roses
roses !

consigne: métamorphose

12 mars 2009

La pagaille

C’est partout la pagaille
Pendant que je rimaille

Je me fous de tout
Je ne suis pas de taille
Je l’avoue,
Sans gouvernail
Sans garde fou
Je déraille
Les pensées m’assaillent
Et livrent bataille
Dans ma tête, dans mes entrailles
Tout devient flou
Et pour le coup
Sans autres détails
Les idées piaillent
Me tiraillent
Je noue dénoue et renoue
Les mailles
Sans dessus dessous
Je joue, déjoue et rejoue
Un brin casse cou
Dans la pagaille.

consigne: la pagaille

28 mars 2009

Pensée

"On peut très bien comprendre que chacun se prononce d’après ses facultés, ses capacités, son tempérament, ses besoins : c’est normal. Mais si quelqu’un dit : « Je crois ceci, je ne crois pas cela » avec la certitude d’énoncer une vérité éternelle, là il fait preuve de présomption. Comme s’il suffisait qu’il croie ou ne croie pas pour que ce soit la vérité ! La question n’est pas de croire ou de ne pas croire. La question est d’étudier, de vérifier. C’est ainsi qu’on se rapproche de la vérité.
Celui qui dit : « je crois », a-t-il analysé pourquoi il croit ? Qu’est-ce qui a inspiré cette croyance ? Combien de choses les humains croient parce que ça les arrange, parce que ça leur plaît, parce que ça correspond à leurs besoins, à leur sensibilité, à leurs intérêts !… Eh bien, qu’ils croient tout ce qu’ils veulent, ils en ont le droit, mais qu’ils ne s’imaginent pas que ce qu’ils croient est la vérité absolue, et surtout qu’ils cessent de vouloir l’imposer aux autres !"

Omraam Mikhaël Aïvanhov

ceci rejoint l'accord Toltèque: ne pas faire de suppositions...que j'aime bien!

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