04 décembre 2013

La musique adoucit les meutres

J’ai tué Mozart
A coup de canards
J’ai laissé Bach agoniser
Au son de mes gammes déferlantes
J’ai foudroyé Marinette
La vieille prof de piano
De mes cris suraïgus
De gamine révoltée
Mais qu’importe puisque
La musique adoucit les meurtres

Consigne des impromptus:  la musique adoucit les meurtres dans le texte

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26 novembre 2013

Les anges meurent de nos blessures de Yasmina Khadra

Il se faisait appeler Turambo, du nom de son village qu'un glissement de terrain avait rayé de la carte. Il était né dans l'Algérie coloniale des années 20, et son destin était écrit d'avance : il serait misérable. Mais il était beau, vigoureux, ardent et doté d'un trait de caractère assez rare : la candeur. Cette fraîcheur lui attirait des sympathies immédiates et, grâce à ce don, il put franchir les portes du monde des Français, interdit aux Arabes.
Car il possédait de plus une force surprenante dans le poing gauche, capable d'allonger d'un coup ceux qui se trouvaient sur son passage. C'est ainsi qu'il attira l'attention des professionnels de la boxe. Ses succès sur le ring lui apportèrent gloire et argent. Mais comme tous les cœurs purs, il détestait la violence et rêvait d'amour. Dans sa culture, une femme heureuse était une épouse fidèle, féconde et dévouée.
Il nourrit d'abord une passion secrète pour sa cousine Nora, la première femme de sa vie. La deuxième, Aïda, une prostituée, l'initia aux plaisirs de la chair. La troisième, Louise, était la fille de l'homme d'affaires qui comptait l'emmener jusqu'au titre de champion de France de sa catégorie. Puis surgit Irène. Femme libre, indépendante et fière. Elle lui apprit que la vraie passion ne pouvait s'épanouir que dans la confiance absolue et le respect mutuel.
Mais comme toujours chez Yasmina Khadra, la vie ne rend pas toujours justice à ceux qui s'aiment... Dans une superbe évocation de l'Algérie de l'entre-deux-guerres, Yasmina Khadra met en scène, plus qu'une éducation sentimentale, le parcours obstiné d'un homme qui n'aura jamais cessé de rester fidèle à ses principes, et qui ne souhaitait rien de plus, au fond, que maîtriser son destin.

Quelques longueurs, mais un excellent livre, une écriture très belle, j'ai vraiment aimé!

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23 novembre 2013

Prière amérindienne

Hier j'ai trainé ma peine
dans les rues de Privas
sur tes pas,Béate

et ce matin j'ai relu ce texte d'une prière amérindienne:


Si je suis la première à décéder,
Que le deuil n’obscurcisse pas longtemps ton ciel,
Que ton chagrin soit courageux mais discret.
Il y a un changement mais pas un départ,
La mort fait partie de la vie,
Et les défunts ne cessent de vivre dans les vivants.
Toutes les richesses cueillies au cours de notre voyage,
Les moments de partage, les mystères explorés ensemble,
Les strates d’intimité sans cesse accumulées,
Ce qui nous fait rire ou pleurer, ou chanter,
La joie de la neige sous le soleil et l’éclosion du printemps,
Le Savoir …
Chacun donnant et chacun recevant.
Autant de fleurs qui ne flétrissent pas,
Pas plus que les arbres ne tombent et ne s’écroulent,
Que même les pierres …
Car même les pierres ne peuvent résister au vent et à la pluie.
Et avec le temps, même les cimes de la montagne majestueuse
Sont réduites à du sable.
Ce que nous étions, nous les sommes encore.
Ce que nous avions, nous l’avons encore.
Tout notre passé conjoint demeure impérissablement présent.
Alors quand tu marcheras dans les bois
Comme nous l’avons déjà fait ensemble.
Tu chercheras en vain la tache de mon ombre à tes côtés
Et tu t’arrêteras au sommet de la colline
Comme nous l’avons toujours fait, pour contempler la plaine.
Et tu remarqueras quelque chose, tout en cherchant
Comme d’habitude, ma main qui n’est plus là.
Et si tu te sens envahi(e) par le chagrin,
Ne bouge pas, ferme les yeux, écoute mes pas dans ton coeur.
Je ne t’ai pas quitté, je marche tout simplement dans ton coeur !

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20 novembre 2013

A mon amie Béate

Béate, ma Béate, mon amie
Comme je ressens déjà le manque
De tes rires, de ton énergie,
De ton enthousiasme si communicatif,
De notre cheminement ensemble
De nos échanges, de nos pensées.

Tu es partie dans un tourbillon,
Happée par le néant en un instant
Et moi je vais en mettre du temps
Pour réaliser que je ne te reverrai jamais
Mais l’absence ne sera pas totale
Parce que tu es partout dans ma pensée

Parce que le quartz rose a trouvé
Sa place sur mon bureau
La calcite des fées sur ma table de chevet
L’améthyste dans le séjour,
La tourmaline à mon poignet
La calcite bleue accompagne mes méditations
Tu vois, tu es partout !

Merci Béate pour  cette belle rencontre qui a été la nôtre
Merci de d’être trouvée,un jour, sur mon chemin de vie
Je sais que tu n’es pas loin, juste de l'autre côté de la porte….

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16 novembre 2013

Tout s'est bien passé d'Emmanuelle Berheim

'Papa m'a demandé de l'aider à en finir. 'Je me répète cette phrase, elle sonne bizarrement. Qu'est-ce qui ne colle pas ? 'Papa 'et 'en finir '? Fin 2008, à l'âge de 88 ans, le père d'Emmanuèle Bernheim est hospitalisé après un accident vasculaire cérébral. Quand il se réveille, diminué et dépendant, cet homme curieux de tout, aimant passionnément la vie, demande à sa fille de l'aider à mourir.
Comment accepter ? Et puis, 'aider à mourir ', qu'est-ce que ça veut dire ? Avec Tout s'est bien passé, Emmanuèle Bernheim livre le récit haletant et bouleversant de cette impensable aventure, de cette course d'obstacles dramatique et parfois cocasse. Dix ans après son dernier roman, Emmanuèle Bernheim revient avec ce récit écrit pour la première fois à la première personne du singulier.

C'est un livre très fort et qui m'a beaucoup parlé de par ses questionnements qui sont de vraies questions !
A lire si le sujet vous intéresse !

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13 novembre 2013

Un jour par la forêt de Marie Sizun

Qu'est-ce qui pousse Sabine, petite élève de 5e, solitaire et rêveuse, à ne pas se rendre en classe, ce matin de printemps ? Pourquoi décide-t-elle ce jour-là de faire l'école buissonnière, et d'aller à la découverte d'un Paris qu'elle ne connaît pas très bien et qui l'a toujours fascinée ? Ce n'est pas seulement pour échapper au rendez-vous que la prof de français, excédée par son désintérêt, a fixé à sa mère.
La fuite de Sabine parle de honte et d'incompréhension. Honte de sa mère, qu'elle sent ne pas correspondre à l'image qu'on se fait d'une mère attentive, soucieuse de la scolarité de son enfant ; mais aussi honte de son milieu social où la culture reste un mot opaque, presque hostile. La petite prend soudain conscience que ce monde du lycée lui est fermé, comme il l'a été aux siens. Mais, au cours de sa journée vagabonde, bien des choses vont changer pour elle.
Le hasard d'une rencontre lui fera découvrir le trésor qu'elle porte en elle et qui ne demande qu'à être révélé. Sous les auspices de Victor Hugo, et plus largement de la poésie, Marie Sizun nous donne à voir la métamorphose d'une petite fille que tout condamnait à l'échec scolaire mais qu'un regard différent révèle à elle-même.

J'ai beaucoup aimé ce livre qui ressemble un peu à une fable poétique mais tellement dans notre monde actuel !
un excellent moment de lecture.

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12 novembre 2013

la vie courte à en mourir

Parce que la vie est courte à mourir
Je sème des fleurs à tout bout de champ
Depuis longtemps j’ai arrêté de courir
Je goûte la saveur du temps

Parce que la vie est courte à mourir
Je balance à tout vent
Des sourires, des fous-rire
Le temps n’est plus un guet- apens

Parce que la vie est courte à mourir
Je navigue à contresens
Je me laisse étourdir
J’ai confiance… en la vie

 

consigne impromtus: si nous en croyons les paroles de la chanson "chacun de son côté" du groupe L'affaire Louis Trio", "la vie est courte à mourir".

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07 novembre 2013

Deux étrangers de Emilie Frèche

Élise n'a pas vu son père depuis sept ans. Il vit au Maroc, il connaît à peine son mari et pas du tout ses enfants, quant à elle, elle ne sait rien de sa vie. À force de ruptures, d'amour blessé et de petites humiliations qui auront jalonné leur histoire, le père et la fille ont fini par ne plus parler la même langue : ils sont devenus deux étrangers. Et pourtant, lorsqu'Élise reçoit l'improbable coup de fil de son père la sommant de venir le voir, elle obéit aux ordres de ce tyran domestique comme à un vieux réflexe, alors même que son propre foyer est en train de se déliter : elle prend son antique Renault 5, seul héritage de sa mère tant aimée, et met le cap sur Marrakech. Portrait d'une famille prise dans les glaces de souffrances jamais apprivoisées, trop longtemps tues, 'Deux étrangers' est le roman d'une séparation et de retrouvailles impossibles et néanmoins essentielles. Un voyage dans le temps au rythme indomptable des souvenirs et des émotions, éclairé par un humour ravageur, une lucidité sans appel et un inextinguible désir de justice.

Prix du libre orange 2013 (si les prix veulent dire quelque chose!), surtout Actes sud ( j'adore!)
Un récit qui ne laisse pas indifférent, une histoire familiale tout en souffrance et comment elle se répéte...
bref j'ai adoré ! un livre fort.

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05 novembre 2013

Mâm de Kim thuy

Mãn est le nom d'une jeune femme protégée par l'amour d'une mère  inquiète: elle sait qu'elle ne sera pas toujours auprès de sa fille. Lui trouver  un vieux mari est, pense-t-elle, la solution idéale. Et Mãn se retrouve épouse  d'un restaurateur vietnamien exilé au Québec.  

En cuisine, devant la chaleur des fourneaux, elle n'a guère le temps de rêver  mais ses gestes lui chuchotent le passé. Un ingrédient puis un autre, une  crevette caramélisée, une soupe parfumée, un gâteau à la banane... l'ordinaire  devient exceptionnel et la clientèle afflue chez Mãn et son  époux.  

Un superbe livre ( à l'image de Ru, le précedent de Kim Thuy), très bien écrit, très dense, plein de saveurs culinaire.... un excellent moment ...parce que j'aime le vietnam !

 

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04 novembre 2013

Silence

Je me tais. Je ne te dis pas.
Mentir par omission
Pour te protéger, ce n’est pas mentir
Tu es devenue bien trop fragile au fil des années
Tu t’effondrerais impuissante
Dans l’abîme de tes pensées grises
Je ne veux pour toi que des rayons de soleil
Qui t’enveloppent  de douceur

les impromptus: parler du silence sans jamais le nommer

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