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Bribes de zen
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20 août 2021

Arbre de l'oubli de Nancy Huston

Quand s'ouvre ce livre, Shayna, qui n'est plus une enfant, arrive à Ouagadougou. Nous sommes en 2016. Elle porte en elle toutes les questions et contradictions de notre temps, celles du féminisme, de la procréation, mais aussi du genre et de la laïcité. Et c'est à l'écoute de ce personnage, de cette jeune femme à l'intériorité confisquée que Nancy Huston, entraînant dans son sillage de lumineuses interconnexions humaines, compose un roman virtuose et généreux.(babelio)

Avec ce roman, j'ai retrouvé Nancy Huston telle que je l'aimais dans ses premiers roman, un livre superbe , qui aborde tous les sujets de société et qui ne laisse pas indifférent.

Pour en savoir plus cliquez  ICI

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19 août 2021

Avant l'été de Claudie Gallay

Jess a vingt-trois ans et quatre amies de toujours. Pour la fête du Printemps, les cinq filles décident de présenter un défilé de mode : elles vont chiner, coudre et créer des tenues, mais surtout elles vont oser monter sur scène, entrer dans la lumière. Envisager cette audace, c'est déjà changer, or Jess va changer bien plus encore, en quelques mois, au risque de perdre une amie, au risque de se découvrir, au risque de s'envoler.
Un roman de la métamorphose, frais, joyeux et enlevé, plein de promesses d'avenir.(babelio)

Un super livre pour l'été ! j'ai passé un excellent moment avec ces jeunes femmes ! 

Pour en savoir plus cliquez  ICI

29 juin 2021

Mai-juin , j'ai lu et j'ai aimé !

J'ai lu et j'ai aimé ! des idées pour l'été ....

Je détaille prochainement !

 

A la machine de Yamina Benahmed Daho

La république du bonheur de Ogawa Ito

l'enfant céleste de Maud Simmonot

Ce matinlà de Gaëlle Josse

Quand le requin dort de Milena Agus

Brèves de solitude de Sylvie Germain

Mon garçon de Xavier De Moulins

Lettre d'amour sans le dire d'Amanda Sthers

Les chants du large de Emma Hooper

Avant l'été de Claudie Gallay

Arbre de l'oubli de Nancy Huston

 

 

2 mai 2021

Zoomania de Abby Geni

Une famille décimée par une tornade. Une petite fille dont c'est le premier souvenir, embarquée par son grand frère militant de la cause animale dans une équipée sauvage entre l'Oklahoma et la Californie. Une course-poursuite époustouflante de réalisme sensoriel et d'intelligence narrative.

J'avais adoré le premier livre de Abby Geni , Farralon island , nous voila dans un univers très différent
Avec des personnages tellement attachants ! très touchant ....A lire !

Pour en savoir plus cliquez   ICI

11 février 2020

Le bal des folles de Victoria Mas

Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d'une soirée, le Tout-Paris s'encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires.
Réparti sur deux salles , d'un côté les idiotes et les épileptiques ; de l'autre les hystériques, les folles et les maniaques , ce bal est en réalité l'une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

Un superbe livre ! très documenté sur la salpêtrière et Charcot et l'univers de ces femmes internées parfois et souvent à tort !
pour en savoir plus cliquez  ICI
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30 avril 2021

Le parfum des fleurs le soir de Leïla Slimani

Comme un écrivain qui pense que « toute audace véritable vient de l’intérieur », Leïla Slimani n’aime pas sortir de chez elle, et préfère la solitude à la distraction. Pourquoi alors accepter cette proposition d’une nuit blanche à la pointe de la Douane, à Venise, dans les collections d’art de la Fondation Pinault, qui ne lui parlent guère ?

Autour de cette « impossibilité » d’un livre, avec un art subtil de digresser dans la nuit vénitienne, Leila Slimani nous parle d’elle, de l’enfermement, du mouvement, du voyage, de l’intimité, de l’identité, de l’entre-deux, entre Orient et Occident, où elle navigue et chaloupe, comme Venise à la pointe de la Douane, comme la cité sur pilotis vouée à la destruction et à la beauté, s’enrichissant et empruntant, silencieuse et raconteuse à la fois.

C’est une confession discrète, où l’auteure parle de son père jadis emprisonné, mais c’est une confession pudique, qui n’appuie jamais, légère, grave, toujours à sa juste place : « Écrire, c’est jouer avec le silence, c’est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle ».

C’est aussi un livre, intense, éclairé de l’intérieur, sur la disparition du beau, et donc sur l’urgence d’en jouir, la splendeur de l’éphémère. Leila Slimani cite Duras : « Écrire, c’est ça aussi, sans doute, c’est effacer. Remplacer. » Au petit matin, l’auteure, réveillée et consciente, sort de l’édifice comme d’un rêve, et il ne reste plus rien de cette nuit que le parfum des fleurs. Et un livre. (Babelio)

Voila tout est dit ! j'ai beaucoup aimé ce livre, l'atmosphère et le discours intérieur , superbe !

Pour en savoir plus, cliquez  ICI

31 janvier 2021

Les funambules de Mohammed Aïssaoui

Le héros de ce roman a quitté son pays natal à neuf ans, avec sa mère désormais «analphabète bilingue». D’une enfance pauvre dont les souvenirs reviennent par bribes, il a su sortir grâce à la littérature. Biographe pour anonymes, il écrit l’histoire des autres.
Pour quelles raisons s’intéresse-t-il à présent aux bénévoles qui prennent soin des plus démunis? Peut-être retrouvera-t-il parmi eux Nadia, son amour de jeunesse?
Dans cette traversée, il rencontre des hommes et des femmes, comme lui en équilibre sur le fil de la vie.

Un livre superbe , comme j'aime en lire ! comme j'aime les funambules, les borderlines....

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12 février 2020

Le ciel par dessus le toit de Nathacha Appanah

Sa mère et sa soeur savent que Loup dort en prison, même si le mot juste c'est maison d'arrêt mais qu'est-ce que ça peut faire les mots justes quand il y a des barreaux aux fenêtres, une porte en métal avec oeilleton et toutes ces choses qui ne se trouvent qu'entre les murs. Elles imaginent ce que c'est que de dormir en taule à dix-sept ans mais personne, vraiment, ne peut imaginer les soirs dans ces endroits-là.»

Comme dans le poème de Verlaine auquel le titre fait référence, ce roman griffé de tant d'éclats de noirceur nous transporte pourtant par la grâce de l'écriture de Nathacha Appanah vers une lumière tombée d'un ciel si bleu, si calme, vers cette éternelle douceur qui lie une famille au-delà des drames.

C'est un très beau roman, avec toute la fragilité d'une mère et de ses enfants, l'écriture est douce , j'ai aimé !

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13 février 2020

Sans jamais atteindre le sommet de Paolo Cognetti

J'ai fini par y aller vraiment, dans l'Himalaya. Non pour escalader les sommets, comme j'en rêvais enfant, mais pour explorer les vallées. Je voulais voir si, quelque part sur terre, il existait encore une montagne intègre, la voir de mes yeux avant qu'elle ne disparaisse.

J'ai quitté les Alpes abandonnées et urbanisées et j'ai atterri dans le coin le plus reculé du Népal, un petit Tibet qui survit à l'ombre du grand, aujourd'hui perdu. J'ai parcouru 300 kilomètres à pied et franchi huit cols à plus de 5 000 mètres, sans atteindre aucun sommet.

J'avais, pour me tenir compagnie, un livre culte, un chien rencontré sur la route, des amis : au retour, il me restait les amis.

Un très beau livre, très sensible, un voyage à suivre !

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28 janvier 2021

Des ailes au loin de Jadd Hilal

De 1930 aux années 2000, de Haïfa à Genève, de mère en fille, quatre femmes libano-palestiniennes tenaces, déterminées, attachantes, nous racontent la panique des départs dus à la guerre et leur exigence de liberté. Les palpitations du Moyen-Orient du XXe siècle irriguent le récit de leurs vies. Naïma est mariée à douze ans ; Ema, étudiante hippie, se retrouve embarquée en pleine guerre civile ; Dara, jeune fille sage, fugue pour retrouver le Liban de ses origines ; quant à la petite Lila, elle peine à trouver sa place dans cette famille nomade et tourbillonnante… Toutes, face à l’Histoire qui se répète et à la violence des hommes, cultivent la vitalité renouvelée qui leur permet de se reconstruire ailleurs.

Dans ce premier roman dynamique, où même les drames se prêtent à l'humour, Naïma, Ema, Dara et Lila, au plus près de nous, témoignent de l’exil comme d’une aspiration à exister.

Le premier roman Des ailes au loin de Jadd Hilal a été couronné par le grand prix du Roman métis 2018 et par le prix du Roman métis des Lycéens 2018, mercredi 12 février 2019

Un très beau livre qui raconte les femmes entre Palestine et Liban , des destins , j'ai aimé !

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27 décembre 2020

J'ai lu et j'ai aimé !

Les derniers livres que j'ai aimé,
et puis chaque jour une description plus précise !
J'ai pris du retard !

Passez de bonnes fêtes !

Ame brisée  d'Akira Mizubayashi

Les jours viennent et passent De Hemley Boum

Chavirer de lola Lafon

Les aérostats d'Amélie Nothomb

Buveurs de vent de Franck Bouysse

Le bon sens de Michel Bernard

Mauvaises herbes de Dima Abdallah

J'irai nager dans les rivières de Philippe Labro

Les funambules de Mohammed Aïssaoui

La cuillère de Dany Héricourt

Crénom Baudelaire de Jean Teulé

 

10 octobre 2015

Le métier de vivant de François de Saintonge

Durant leur scolarité à Stanislas, deux cousins de la grande bourgeoisie, Max et Léo, et un fils de famille aristocratique, Lothaire, forment un trio soudé que la guerre de 1914 va séparer avant que la paix ne les réunisse. Pied-bot désinvolte et érotomane pratiquant, Lothaire échappe à la conscription. Léo, pilote breveté, et homme de devoir, accomplit le sien. Max demeure embusqué à la Maison de la Presse où il officie aux côtés de Cocteau et de Giraudoux avant de partir combattre en 1917 sur le front d’Orient. Démobilisé, Max accompagne avec son habituelle nonchalance la révolution surréaliste et se fait marchand d’'art. Une histoire d’'amour passionnelle et énigmatique l’'attache par intermittence, durant plus de vingt ans, jusqu’'au dénouement à Londres durant le Blitz, à Dionée Bennet. Cette jeune aventurière, devenue grand reporter, couvre tous les conflits des années vingt et trente. Elle est le parfait sosie de Max en femme : sont-ils frère et soeur, incestueux à leur insu ? Et pourquoi semble-t-elle ne pas s’'étonner de leur confondante ressemblance ?

Un livre tranquille dans son rythme que j'ai beaucoup aimé, pas la profondeur de certains livres de cette rentrée mais un réel plaisir de lecture.

9 juillet 2020

Des livres que j'ai aimé !

Mais oui j'ai lu ..... parce que la lecture est essentielle pour moi !
Promis je vais reprendre le temps de venir partager avec vous mes livres préférés

Voila 3 coups de coeurs !

L'effet maternel de Virginie Linhart

Là où chantent les écrevisses de Délia Owens

Il est des hommes qui se perdront toujours de Rébecca Lighieri

7 avril 2020

Parler gaga en confinement !

Texte reçu d'une gaga, Sylviane , d'une amie aussi gaga !

À quand on peut sortir ?

Au début c’était affreux comme on était bien, mais là sans vouloir faire ma quinarelle, ça me fout la lourde je commence à avoir le babaud.
Elle est chany cette castapiane, elle nous aura fait bataillé quand même !
Avec ma femme qui est en caisse, on devrait se rédimer, mais on fait qu’à s’aplater des canons et manger des bugnes.
C’est mes matrus, bichettes, de les voir gueniller comme ça toute la journée…
Hier, les gâtés, ils ont passé tout le matin le nez collé derrière le cafuron, à part le camion des gandous, il ne s’est rien passé.
De toute manière à rester encafourné à la maison on va finir comme des artisons dans une biche, tous bazuts !

Même moi je le sens que je deviens badinget, cette nuit j’étais content de rêver que je faisais un viron pour ramasser des babets, vous allez pas me dire ?

Fouilla ! Vivement que ça termine, qu’on puisse faire la pampille avec nos copains (ils me manquent ces guenilles) manger des godiveaux et refaire nos bicarelles !
Dites, à quand on peut sortir ?

pour les copains et copines qui peuvent comprendre, pour les autres vous n’aviez qu’à naître au bon endroit.

5 février 2020

"Moi aussi j'ai vecu" de Hélios Azoulay

Ce n’est pas une autobiographie. C’est ma vie réenchantée, rapiécée, réparée, dédommagée par le rêve, l’amour, le rire. J’ai écrit sans reculer. Sur mon enfance. Elle devait être mûre.
Et tout le monde m’a rendu visite. Tous les fantômes.
Tous, tels qu’ils étaient avant. En mieux comme en pire. Plus fous, plus drôles, plus terribles, plus perdus, plus cruels. Ceux qui m’ont sauvé et ceux qui ne m’ont pas sauvé… Mon père et sa mort. Mon grand-père et son amour. Mon oncle et son psychiatre. Ma mère et sa collection de cactus. Sans compter le cheptel de camés et d’emmerdes avec les flics.
Ce livre, c’est moi, gamin, dans une barque sur l’océan. J’avais un grand sourire, les dents de travers, et pas les moyens d’avoir un appareil.
J’ai été un enfant heureux dans une enfance malheureuse.
Il a fallu attendre quarante ans avant de m’autoriser à écrire, à me revivre, avant de pouvoir gueuler : Moi aussi j’ai vécu. »

Ce livre est à l'image de son auteur .... puisque c'est lui !
J'ai été à un de ses spectacles dans lequel il jouait les musiques des camps de concentrations
Tellement émouvant et touchant.

J'ai adoré ce livre, ses fêlures, ...peut être devriez vous aller sur le net l'écouter....

27 janvier 2020

De pierre et d'os de Bérangère Cournut

"Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l'Arctique depuis un millier d'années. Jusqu'à très récemment, ils n'avaient d'autres ressources à leur survie que les animaux qu'ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d'animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L'eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu'accompagne parfois le battement des tambours chamaniques." (note liminaire du roman)
Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n'a d'autre solution pour survivre que d'avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d'une quête qui, au-delà des vastitudes de l'espace arctique, va lui révéler son monde intérieur. babelio

Superbe livre ! si vous aimez la nature , la poésie, les Inuit ! J'ai passé un excellent avec eux ...mais moi j'étais au chaud !

26 janvier 2020

La chaleur de Victor Jestin

« Oscar est mort parce que je l'ai regardé mourir, sans bouger. Il est mort étranglé par les cordes d'une balançoire. »

Ainsi commence ce court et intense roman qui nous raconte la dernière journée que passe Léonard, 17 ans, dans un camping des Landes écrasé de soleil. Cet acte irréparable, il ne se l'explique pas lui-même. Rester immobile, est-ce pareil que tuer ? Dans la panique, il enterre le corps sur la plage. Et c'est le lendemain, alors qu'il s'attend chaque instant à être découvert, qu'il rencontre une fille.
Ce roman est l'histoire d'un adolescent étranger au monde qui l'entoure, un adolescent qui ne sait pas jouer le jeu, celui de la séduction, de la fête, des vacances, et qui s'oppose, passivement mais de toutes ses forces, à cette injonction au bonheur que déversent les haut-parleurs du camping.

Un premier roman, un roman court qui se lit d'une traite, qui ne laisse pas indifférent,
qui fait vivre des émotions ! un beau livre sur l'adolescence, dérangeant !

25 septembre 2016

Nos vies insoupçonnées de Anaïs Jeanneret

Une petite fille perdue. Une femme qui a fait le mauvais choix. Un commissaire désabusé et romantique. Une institutrice en colère. Une gloire des médias au parcours inattendu. Une mère et son fils dont la rencontre a scellé des liens d'autant plus solides que leurs passés furent chancelants. Autant de vies en apparence si banales... jusqu'à ce que l'écriture d'Anaïs Jeanneret en dévoile les subtils décalages et entrelacs : cette part du hasard, de la rencontre, ou encore du désir qui les fait soudainement palpiter et les relie les unes aux autres sous l'effet d'une force insoupçonnée. (babelio)

J'ai commencé à lire et plus rien ne pouvait m'arrêter....et tant mieux parce que ces histoires s'entremêlent pour n'en faire qu'une , c'est bien écrit, très fluide , j'ai beaucoup aimé !

10 juillet 2016

Marie Nimier -

" Une jeune femme sans nom arrive dans une île, en été. Elle traverse en autobus un paysage aride jusqu'à une plage où elle est déjà venue avec un ami. Elle se souvient d'une grotte où ils se sont aimés. Il n'y a personne sur la plage, pas un souffle de vent. La taverne est fermée. Elle se baigne nue. Est-elle aussi seule qu'elle le croit ? " Lorsque l'inconnue " se dirige vers la grotte où elle avait fait l'amour avec son ami juste avant de rompre, elle aperçoit une très jeune fille (la " petite ") et son père (le " colosse ") qui se sont installés là.
Elle reste quatre jours à les épier, puis se découvre en leur volant une orange. L'homme est d'abord un peu rude. Il est divorcé et passe ici ses vacances avec sa fille qu'il adore. La petite est un peu étrange, parfois elle bégaie, paraît handicapée, parfois non, elle est vive et n'est plus vierge, à l'entendre. Assez vite le trio se forme, l'inconnue est attirée par le colosse, et réciproquement, elle est fascinée par la petite, délicieuse d'ambiguïté.
Le colosse s'absente un jour au village et revient, fait l'amour avec l'" inconnue ". Puis celle-ci se réveille un matin et constate qu'ils sont partis... Bien des choses restent dans l'ombre ou l'équivoque, et c'est parfait ainsi. Il règne sur ce court roman une sensualité muette qui ne dissipe pas le mystère du désir entre un père et une fille. L'" inconnue " fait brièvement passer le courant, l'équation reste irrésolue.
Du pur Marie Nimier.( Babelio)

J'ai aimé cette étrangeté, un très beau livre .

8 juillet 2016

En attendant Bojanglés d'Olivier Bourdeaut

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur "Mr. Bojangles" de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’'appartement. C'’est elle qui n'’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.L'’amour fou n’'a jamais si bien porté son nom.
L’'optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L'’Écume des jours.

J'ai adoré, juste superbe ! et ce grain de folie que j'aime tant retrouver dans les romans !

4 juillet 2016

Les maraudeurs de Ton Cooper

Petite ville de Louisiane dévastée par l'ouragan Katrina, Jeanette survit tant bien que mal grâce à la pêche à la crevette. Mais cinq ans plus tard, la marée noire provoquée par la rupture d'une plateforme pétrolière vient polluer ses côtes, livrant les habitants au désespoir.

On y croise quelques personnages hauts en couleur ou parfois franchement inquiétants : Gus Lindquist, un pêcheur manchot esquinté par la vie, accro à l'alcool et aux antidouleurs, qui a gardé au coin de sa tête son rêve de gosse : retrouver le trésor du célèbre flibustier Jean Lafitte; Hanson et Cosgrove, deux losers magnifiques, et Wes Trench, un adolescent en rupture avec son père; les frères Toup, jumeaux psychopathes, qui accessoirement cultivent la meilleure marijuana du coin; ou encore Brady Grimes, mandaté pour inciter les familles sinistrées à renoncer aux poursuites judiciaires en échange d'un chèque...

Mariant avec une virtuosité réjouissante noirceur, cynisme et humour corrosif, Tom Cooper réussit à rendre palpables la torpeur du bayou et le désarroi d'une communauté qui lutte tant bien que mal contre sa propre disparition.

J'ai possé un excellent moment  de lecture, c'est un peu barjo, c'est drôle, c'est triste, c'est hors normes!

9 février 2016

L'arbre de Toraja de Philippe Claudel

Un cinéaste au mitan de sa vie perd son meilleur ami et réfléchit sur la part que la mort occupe dans notre existence. Entre deux femmes magnifiques, entre le présent et le passé, dans la mémoire des visages aimés et la lumière des rencontres inattendues, L’Arbre du pays Toraja célèbre les promesses de la vie.(babelio)

Un essai plus qu'un roman, qui porte à se poser des questions existencielles.
Une lecture facile et agréable.

6 février 2016

Celle que vous croyez de Camille Laurens

Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n’'est pas la vôtre, hélas. C’est pourtant de ce double fictif que Christophe – pseudo KissChris – va tomber amoureux.
En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille Laurens raconte les dangereuses liaisons d’une femme qui ne veut pas renoncer au désir.(Babelio)

J'ai de la chance en ce moment , je ne dévore que des livres qui me plaise beaucoup !
Et celui là donnerait presque le vertige, en mode borderline , très psy... trois parties qui s'entre-coupent, histoire de femmes, de séduction, c'est très bien mené ...j'ai adoré !!!

De l’ironie, du détachement, du savoir, il y a tout cela dans Celle que vous croyez, et bien plus. De la drôlerie, de l’intelligence, une certaine forme de rouerie, aussi. Une rage sourde, encore, et puis ce mélange de gravité et de grâce joueuse qui se répète d’un bout à l’autre de l’œuvre de Camille Laurens, et que l’on retrouve avec un plaisir chaque fois renouvelé.
Le Monde - Raphaëlle Leyris

4 février 2016

A la table des hommes de Sylvie Germain

Abel, enfant issu de la nature et du monde animal, est né en pleine guerre. Il est adopté par deux frères d'un autre pays qui lui enseignent la culture des mots. Dans sa quête d'identité, il se heurte à la brutalité des hommes sous toutes ses formes.
Son obscure naissance au coeur d'une forêt en pleine guerre civile a fait de lui un enfant sauvage qui ne connaît rien des conduites humaines. S'il découvre peu à peu leur complexité, à commencer par celle du langage, il garde toujours en lui un lien intime et pénétrant avec la nature et l'espèce animale, dont une corneille qui l'accompagne depuis l'origine. A la table des hommes tient autant du fabuleux que du réalisme le plus contemporain.
Comme Magnus, c'est un roman hanté par la violence prédatrice des hommes, et illuminé par la présence bienveillante d'un être qui échappe à toute assignation, et de ce fait à toute soumission. (Babelio)

Je lis tout de Sylvie Germain parce que j'aime l'écriture, la profondeur des propos, et cette fois encore j'ai adoré ce livre qui se lit à plusieurs niveaux , qui questionne, qui ne laisse pas indifferent et c'est cette différence que j'aime au delà du roman, de la vie... des hommes...de l'humanité!

2 février 2016

Hiver de Christopher Nicholson

Dans la maison qu’il a lui-même construite au coeœur du Dorset, aux côtés de Wessex, son chien fidèle, et de Florence Dudgale, sa secrétaire et épouse en secondes noces, Thomas Hardy entre dans l'’hiver de sa vie. À quatre-vingt-quatre ans, l’'auteur de Jude l’'Obscur pense en avoir fini avec la passion quand une adaptation de Tess d’'Urberville est montée au village. La jeune Gertrude Bugler, qui tient le rôle-titre, le charme et le fascine par son talent et sa fraîcheur. Sous le regard amer de son épouse qui souffre de la pesante atmosphère d'’une maison isolée et encerclée d’'arbres, Hardy vit son ultime amour.
Christopher Nicholson esquisse un portrait tantôt mélancolique, tantôt désopilant, mais toujours saisissant, d'’un couple vieillissant, et met en lumière les interactions entre la vie et l'oe’œuvre de l’'un des plus grands auteurs britanniques. (Babelio)

C'est un livre d'atmosphère et je me suis plongée dedans avec un grand plaisir. Tout se ressent, rien ne bouge vraiment, c'est particulier, j'ai beaucoup aimé!

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