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Bribes de zen
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14 mai 2008

Cartomancienne

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Madame Raïa, cartomancienne rue Vilin Paris 20e
De Robert Doisneau

Elle a manqué de tout

Sur le pas de sa  vie

Sur le pas de la porte

Elle chope les passants

Sans dessus dessous

Elle tire les tarots

Dans son échoppe

Et pour quelques sous

Leur prédit…leur envies

Elle a manqué de tout

Sur le pas de la porte

Sur le pas de la vie

Au creux de votre main

De vous elle fait le tour

Sans détour

Et vous prédit demain

Sur le pas de votre vie

Vous envoute

Et pour quelques soirs

Une étincelle d’espoir

Vous déroute

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6 novembre 2008

C'est par où ?

chinois

Tout s'embrouille
La re-voila ma déroute

C’est par où la sortie ?

Sans raison ni déraison

Je m’égare tout azimut

Ne me parlez plus chinois

Je suis désespérément perdue

Je me cogne aux murs

M’éclate contre les barbelés

De l’indifférence

De la différence

C’est par où la sortie ?

La re-voila ma déroute

Tout s’embrouille

J’ai mal à moi-même

Un véritable non-sens

Mon existence

Autiste je suis

Je me fuis

Et je vous fuis

C’est par où la sortie

De ma vie ?

J’ai plus envie

Plus en vie.

consigne: c'est par où  et utiliser 2 des 5 des mots suivants: vecteur, azimut,but, contresens, déraison

15 octobre 2007

Défi de Lapogne

pre2

pres3

Allo, Docteur, la noiraude  à l’appareil

Je suis très inquiète, Docteur

Lapogne est venu hier

Me montrer les clichés,

Pardon les photos,

voyez docteur comme je suis troublée

il me voulait de face, de trois quart

mais pourquoi assise ?

et puis vous trouvez pas Docteur

que je suis très blanche ?

Allo, Docteur, c’est la noiraude,

vous m’entendez ?

Et si c’était pour m’exposer sur internet ?

Docteur, j’ai si peur

Lapogne, vous qui le connaissez bien,

je peux lui faire confiance ?

Lapogne

17 avril 2008

La crise

Photo de Coumarine


24226616


La crise

Il faut absolument que je pense à vider mon sac
C’est infernal…
Même en pleine lumière je ne trouve pas
Je ne comprends pas
Et cette gamine qui enfile ses lunettes noires
Pour cacher ses larmes
Quand elle aura fini de vider son sac….
Je n’en peux plus….
Bravo le repas….   
Réussi le tête à tête…
Moi aussi je vais taper ma crise
D’ado attardée
Si je ne trouve pas ce foutu  portable
Qui sonne au fond de ma besace.

Consigne: incipit: il faut absolument que je pense à...en se mettant dans la peau d'un des personnages de la photo.

13 novembre 2007

L'heure du thé

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Tante Babette prit une profonde inspiration, confortablement installée dans son voltaire, elle ouvrit avec une infinie délicatesse le petit paquet enrubanné de jaune. Elle posa son regard de velours sur l’unique madeleine, à peine trop dodue, dorée à point. Une tasse en porcelaine de chine dans la main, elle se laissa envelopper par l’odeur enivrante, elle croqua un petit bout de la madeleine qui l’entraîna, les yeux au fond des yeux, dans une valse langoureuse avec son Jeannot, elle grignota le ventre dodu à petits coups de dents incisifs, gamine, elle adorait croquiner ses gâteaux en jetant des regards de canaille à sa mère et soudain elle enfourna goulûment le dernier gros morceau, la bouche pleine , elle rêva qu’elle engloutissait tous les gâteaux de la pâtisserie du coin de la rue Marengo….à la vie, à la mort...

Mais la tante Babette, elle aimait trop la vie…..elle se redressa dans son fauteuil, levant à peine le petit doigt, elle bu une longue gorgée de thé au jasmin.


consigne: " tante Babette pris une profonde inspiration...."

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6 octobre 2007

Des...illusions

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Parce qu’il voulait croire
A un dernier sursaut
Parce qu’il espérait
Que ces escaliers
Mille fois dévalés
Grimpés, conquis
Gamine adolescente
Lui rendraient
un souffle de vie
Parce qu’il était certain
Que tout pouvait
Recommencer
Parce qu’il savait
La magie des lieux
Alors rempli
De ses propres illusions
Il lui donna
Solennellement
Les clés de la maison…..

Consigne: terminer le texte par: il lui donna solennellement les clés de la maison

La photo vous plaît, alors rendez vous sur le blog d'Alainx:

http://oeilavues.canalblog.com/

19 février 2007

Illusions

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Incipit: "Il choisit toujours la solution la plus compliquée"


Il choisit toujours la solution la plus compliquée

A sa naissance il est arrivé tout violacé
Deux tours de cordon autour du cou
Il a hésité à respirer,  il n'osait pas crier
Il avait déjà peur de déranger
Il aurait sans doute préféré se noyer
Dans le ventre de sa mère
Depuis il se bâtit des châteaux en Espagne
Et il  coule au fil de ses illusions.

2 mars 2007

souvenirs d'enfance

consignes : odeurs et sensations de pluie




Odeurs de la pluie dans les bois

L’orage a tonné fort, peur des éclairs et de la foudre

La pluie cesse de tambouriner sur le toit de la massotte

Massotte : petite maison de vacances au bord du bois

Bois de Haute-Loire aux sapins gigantesques

Forêt dense, les branches s’enchevêtrent

Dansent les fantômes la nuit

Les enfants trépignent confinés dans la petite maison

Impers, bottes, un seau, une gamelle, une biche

Après la pluie cueillette des myrtilles

Champignons, cailloux, fleurs…

Courrir sur la mousse douce éponge

Déraper sur les cailloux luisant du chemin

Zigzager entre les troncs

Trébucher sur les racines

L’humidité remonte du sol

Dense, étouffante

Les champignons auraient –ils moisi ?

Ils empestent. Les digitales se balancent

Lourdes clochettes insipides

Danger mortel

Les oiseaux se risquent à voleter

Où se cachent-ils quand le tonnerre gronde ?

Les piaillements reprennent crescendo

Une branche secouée, pluie fraîche dans le cou

Epine qui pique, cris d’enfants

Senteur des pins, de pomme de pin

Bonbon à la sève qui sauve

Résine qui colle aux doigts, englue, il a plu.

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Pommes de pin

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Racines ardéchoises

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10 mars 2007

invitation au voyage

maison_bleueconsigne: une maison aux volets bleus dans un endroit tranquille, pourtant il y a un secret, un mystère....incipit: il y a huit jours exactement que....

Il y a huit jours exactement que mamé m’a chuchoté dans le creux de l’oreille «  ma Clairette,  j’ai un secret : le papé va venir me chercher pour faire un beau voyage». Elle  promène une douce tristesse, mamé depuis que le papé a oublié de se réveiller un matin d’hiver.

Ouvrir en grand les volets bleus : le soleil en a profité pour s’inviter, laver les rideaux au lavoir, derrière l’église, elle se souvient : quand il est revenu de la guerre, il disait que les rideaux sentaient bon l’eau du ruisseau. Ressortir la nappe des jours de fête, celle avec les oiseaux, celle qui le faisait chanter après le bon vin. Epousseter les meubles qui l’ont accompagnée fillette, femme, maman, mamé…ressortir du placard la robe bleue parsemée de myosotis, illuminer le décolleté avec la pierre de lune, cadeau de leur amour, jeter sur ses épaules un châle en fine dentelle, peigner ses cheveux d’ange si légers, les remonter en chignon, laisser couler une larme dans le miroir, elle est si belle et si fragile.

Elle est sereine, d’une infinie tranquillité, elle l’attend,  elle est prête, la maison est propre, la lavande flotte dans l’air, le bouquet de tournesol guette  par la fenêtre.

Elle s’est allongée un instant, ses yeux se sont fermés, elle a souri, elle m’a chuchoté dans le creux de l’oreille : « je suis heureuse, ma petite Clairette » et  telle une petite bougie que l’on éteint dans un souffle elle est partie  rejoindre son papé pour d'autres noces.

27 mai 2007

Le samedi c’est plus tranquille. Il y a moins de

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Le samedi c’est plus tranquille. Il y a moins de monde.
Moi je veux juste rester avec maman
Lui donner la main
Me serrer contre son cœur


Je veux pas aller à l’école
La maitresse elle dit
Que je suis pouilleuse
C’est pas vrai
Que je suis sale

C’est pas vrai
Les autres ils jouent pas avec moi
Ils disent que je suis pauvre

Moi je veux juste rester avec maman
Lui donner la main
Me serrer contre son cœur

Je veux pas aller
Dans une famille d’accueil
Même avec mon petit frère
Je veux pas d’une vraie maison
Je veux pas aller chez le docteur
J’ai pas mal au ventre
J’ai pas faim

Moi je veux juste rester avec maman
Lui donner la main
Me serrer contre son cœur .

Parce que maman, je l’aime
Parce que maman, elle m’aime.

consigne: texte pour participer à la lutte contre la pauvreté
incipit: le samedi c'est plus tranquille. Il y a moins de monde.

12 mai 2007

Pivoines

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paenovia officinalis

En copte, désigne le mariage blanc. Il n'y a pas pire châtiment que d'avoir signé un tel contrat, destiné à durer. Une faille dans le cours de la vie, le début d'un grand renoncement (la pivoine est d'ailleurs appelée l'Herbe chaste) . B. Vial

Autres symboliques: confusions, honte ( rouge comme une pivoine!)

Manet, virtuose de natures mortes et de bouquets aimait les pivoines qu'il cultivait volontiers, dit-on, dans son jardin de Gennevilliers.
Les pivoines étaient, à l'époque, considérées comme des plantes de luxe.
En 1864-65, au moment de sa grande vitalité artistique, il peignit une série de Pivoines parmi lesquelles " Le vase de pivoines sur piédouche ", tableau considéré comme un véritable chef-d'œuvre.
Il y exprime la beauté éphémère au sein d'une composition mêlant des fleurs épanouies et des fleurs étiolées, sur le point de se faner. Les interprétations de ce tableau proche des thèmes de " vanités " des peintres flamands et espagnols du XVIIe, mettent en avant l'évanescence de la beauté et le caractère transitoire de la vie.
Van Gogh avait été très frappé par ce tableau alors qu'il travaillait lui-même à une série de bouquets.

Utilisation de la pivoine en phytothérapie

Hippocrate (470-377 av. J.-C.) utilisait déjà la pivoine pour soigner l'épilepsie.
Au 1er siècle après J.-C., Dioscoride, médecin grec, préconise la racine de pivoine pour favoriser les menstruations et l'expulsion du placenta après l'accouchement.
La pivoine blanche est couramment utilisée en phytothérapie chinoise.
Les parties utilisées : fleurs et racine qu'on prélève en automne.
Ses principaux constituants : paenolol (substance aromatique).
La pivoine possède des propriétés antispasmodiques et calmantes. La racine entre dans la composition de suppositoires qui soulagent les douleurs intestinales et anales. Elle est indiquée dans les états sympathicotoniques avec tachycardie réflexe, émotivité.
A n'utiliser que sur avis médical. Elle est fortement déconseillée pendant la grossesse.

27 avril 2007

le fantôme de la bibliothèque

   

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Je suis bien sure que vous n’allez pas y croire à mon histoire, mais il faut quand même que je vous la raconte. L’an dernier, nous avons vidé la bibliothèque de mes parents…le meuble, pas de problèmes, c’était déjà prévu, c’était moi qui en héritais, mais les livres….Chacun a choisi, au feeling, des piles se sont constituées sur le bureau, Monsieur le fantôme de la bibliothèque semblait plutôt satisfait de ce partage, guidant secrètement les mains vers tel ou tel ouvrage, hésitant parfois, ne rechignant pas à envoyer quelques livres gênants vers la poubelle, se refusant à séparer certains auteurs, tout se passait pour le mieux… Mais personnellement, j’étais particulièrement attirée par une vingtaine de livres, de tailles très variables : énormes volumes, minuscules livrets, fragments de textes, aux couvertures de cuir fort abimées, miraculeusement très bien conservées, de carton brodé, certaines rafistolées avec du papier journal, une entourée de ruban….et à l’intérieur, invariablement le même texte ! je les voulais tous, les anges de la bibliothèque me les confiaient….alors Monsieur le fantôme a vivement réagi : concurrence déloyale, qui osait intervenir dans son domaine strictement privé, il se croyait maître des lieux…mais les anges étaient bien trop nombreux, bien trop puissants dans leur sagesse, et aujourd’hui, quand Monsieur le fantôme de la bibliothèque vient rendre visite à mes livres, il se pare de sa plus blanche tenue, il entonnerait presque un chant sacré, mes anges l’accueillent avec un petit sourire en coin….j’ai choisi de conserver les bibles de la famille, deux siècles de bibles , et il le sait bien, lui le fantôme que ces livres là sont particulièrement habités !

consigne: le fantôme de la bibliothèque

5 mai 2007

Odette

J'ai écrit récemment un petit texte dédié à ma niéce mi française, mi rwandaise
un soupçon de chocolat noir.

Voila l'histoire de sa maman, article publié dans BBC world, j'ai envie de vous le donner tel quel
sans doute comprenez vous un peu l'anglais, ce sera un filtre supplémentaire à l'horreur, sommes nous bien
surs d'avoir compris ce que Odette a vécu?

Remembering the genocide - Mama Sania and Odette

Outlook has marked the 13th-anniversary of the Rwandan genocide by talking to a remarkable Hutu woman who saved many Tutsi lives.

Mama Sania, also known as Sifa, appeared on the programme with one of the women who she rescued in April 1994 - a Tutsi woman called Odette. Odette had been in

Kigali

visiting friends when these friends betrayed her to the Hutu Interahamwe.
"They put me with a crowd of people they had arrested," recalled Odette, "They lined us up according to our height and then they started shooting us in rows.
"I was in the middle so when they reached the second line, I became frightened and fell to the ground... Many of the bodies fell on me. This continued late into the night.
"Towards morning, I heard somebody's voice. I was alive, but I was covered in blood and dead bodies were heavy on me."
One of the Interhamwe took pity on Odette and said that she should make her way to the house of an elderly woman - and this was Mama Sania.
"I remember saying to one of my daughters that I thought there was a girl outside, and that there was no room to hide this girl in the house," said Mama Sania, "I had a bad feeling that this time I was going to be found out, that the Interahamwe would find the people I was shielding, and kill them in my house.
"My daughter said to me: 'Put her with the others. If they find her and kill you, then they will kill her as well as the other people hiding here. But you should not refuse to hide her when you have other people hiding in the house.'
"So we opened the door for her."

The 1994 genocide

The 1994 genocide was carried out between April 6 and mid-July 1994.

It was sparked by the shooting down of an airliner carrying Rwandan.

President Juvenal Habyarimana and Hutu President of

Burundi

Cyprien Ntaryamira.

Over 800,000 Tutsis and moderate Hutus were massacred.

The genocide ended when the Tutsi Rwandan Patriotic Front - led by Paul Kagame - overthrew the government and seized power.

Mama Sania said that she acted as she did partly because of her Muslim faith and partly because her husband was a Tutsi.
"My husband was Tutsi," she said, "He was handsome and good. We had children together and some of these children are still living today. I felt I could not betray any Tutsi. How could I?"
She said that she was never fearful and that she had been prepared to die if necessary to protect the people in her care.
"When the Interahamwe arrived to search the house," she said, "I would quickly rush to bring them food so that they would eat and leave. They trusted me because I was a Hutu like them.
"In their presence I cursed Tutsis and shouted that I didn't even know any."
Odette is still overwhelmed that Mama Sania saved her life.
"She saw that I was young and needed to live," she said, "I am very sure that if she had not helped me I would have died. When I look at my own children today, I remember that if I had died, they would not have been born."
And she welcomes the call earlier this month by the president of

Rwanda

's High Court, Johnston Busingye, for recognition for the moderate Hutus who, at great danger to themselves, committed such acts of heroism.
"I am glad that there is this call for recognition for those people who saved others," she said, "It is an action that gives respect to the Hutus. It shows the world that not all the Hutus took part in the genocide."
Mama Sania sheltered over 40 Tutsis during the genocide but Odette has a special place in her heart.
"Today, she is like another daughter to me," she said, "She feeds me like somebody feeding a hen they keep inside their house. I always have food.
"She gives me sugar, rice, money ….you name it. This child is so good to me I swear - allah!"

rwanda1  Odette et mama Sania

5 mai 2007

ma voiture n'a pas démarré ce matin

dig_exception

la photo est de Jean-Sébastien Monzani

Ma voiture n’a pas démarré ce matin,

Moi non plus d’ailleurs !  Je n’avais pas envie….

Pas envie de dire bonjour à ma voisine,

Pas envie de sourire, pas envie de courir,

Pas envie de subir, pas envie d’obéir,

Encore moins de  me croire obligée de…

Formatée à un système invisible

Nuisible, terrible, risible, inflexible,

J’avais juste envie de ressembler

A ce quidam croisé sur une photo

D’un certain J.S. Monzani

Qui se permet, perdu au milieu

De ses dociles congénères

De n’en faire qu’à sa tête.

Peu importe les foudres, les jugements…

Oser et vivre.


La consigne: incipit: ma voiture n'a pas démarré ce matin

6 avril 2007

angoisses

214


consigne: incipit: j'ai presque une heure d'avance.


J’ai presque une heure d’avance,

Agoraphobe je suis

Conseils de mon psy :

Arrivez avant les autres

Choisissez votre place

Faites le vide dans votre tête

Les autres n’existent pas

Ils sont transparents

Voila j’y suis tout va bien

Je respire tranquillement

Juste un peu raide….

Des fourmis dans les pieds

Je manque d’air

Faites le vide dans votre tête

Vos pieds n’existent pas

Voila j’y suis tout va bien…

J’ai la tête qui bourdonne

Les oreilles sifflent

Les mains moites

J’aurais jamais du l’écouter

Cet abruti !

19 mars 2007

silence d'enfant

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consigne: incipit:"il faut que je vous dise...j'ai menti"


silence d'enfant

Il faut que je vous dise…j’ai menti, je n’étais encore qu’un gamin, la journée à l’école s’était plutôt mal passée avec la leçon de calcul et les tables de multiplication le matin, trop de fautes à la dictée de l’après midi, la maitresse n’était pas contente…alors j’ai décidé de rentrer par l’étang, les yeux rivés sur le chemin, j’ai ramassé des beaux cailloux bien plats, ronds, ovales, lisses, les meilleurs pour les ricochets, oui parce qu’en ricochets je suis excellent, même qu’une fois, mon caillou il a traversé tout l’étang, c’était comme un feu d’artifice tous ces ronds qui se propageaient à la surface de l’eau , l’étang il était plus pareil tout ridé de vaguelettes, j’étais tellement fier. Ce jour là, je caressais du bout des doigts mes cailloux, prêt pour un nouvel exploit, quand j’entendis derrière un bosquet des rires étouffés, des bruits de feuilles froissées, de frôlements, des soupirs….je m’accroupis et cherchais des yeux…je vis une jupe relevée, un homme à moitié nu, je n’ai pas tout de suite reconnu mon père, mais j’ai bien entendu la voix de la boulangère…je n’ai plus osé bouger et ce n’est qu’après, quand ils sont passés près de moi que je l’ai vu, lui. Quand je suis rentré à la maison, il était tard,  papa était fâché, il m’a demandé où j’avais trainé, j’ai baissé la tête, j’ai dit : « chez le Jeannot, on a joué », il n’a pas vu mes yeux rougis par les larmes, maman elle a dit que c’était pas grave. Les années ont passé, hier on a enterré la boulangère, j’ai bien vu que mon vieux père il était très triste, pas moi.

6 mars 2007

Généalogie

Quand j'ai un peu de temps, je recherche mes ancêtres!
En ardéche, en Isère, dans le sud Ouest...
Je découvre des régions, des métiers,
je replace chacun dans le contexte historique
Je retrace l'histoire des guerres de religions
et surtout le parcours pas simple
des protestants.

Sur cette photo, mes deux arrières grand- pères
                     Prosper et Alphonse
               le protestant - le catholique


Alphonse_et_Prosper

pourtant ils se ressemblent tous avec la moustache!

3 mars 2007

Paule Servonain-Meillier

J'ai retrouvé un livre de poèmes de cette dame, une cousine de maman
je ne la connais qu'au travers de ses écrits, elle a été inspirée par le "chêne vert"
une ancienne maison familliale que j'ai redécouverte il y a peu de temps...

IMG_1635A

Au bois

Quatre moineaux,
-de vrais étourneaux-
jouaient en zigzaguant,
poussés par le vent.

       Sur le gazon
       peigné d'un frisson
       le coeur en duvet
       je les suivais....

Mais bientôt
ayant saisi
mon jeu, sont partis
les moineaux!

      Sur le gazon
      peigné d'un frisson,
      je ne poursuis
      que les pas du vent...
      tout en rêvant.

A son petit fils Alban
cousin que je ne connais pas!

8 janvier 2007

Langage oiseau (clise)

bateau

consigne 37 de paroles plurielles

Incipit du texte:« je suis un génie… et je suis modeste »

Je suis un génie ….des mots
Et je suis modeste.
Je n’ai pas peur des mots
J’ai peur des maux
Je tire les lames de tarot
Et l’âme ne guérit pas
J’ai mal à ma mère
J’ai le mal de mer
Sur mon bateau
Vogue ma galère
J’écris des mots
Et crie mes maux.
Je suis un génie,
J’ai ni peur ni mal,

Je suis un ange
Et ça dérange, mais l’ange
Mélange lettres et l’être
Que je suis, c’est un jeu….
Dans mes mots se crée
Un secret.

16 décembre 2006

Un coup de folie (clise)

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consigne : l'incipit( début du texte) est : je crois bien que j'ai attrapé un coup de soleil.

Je crois bien que j’ai attrapé un coup de soleil...

Assommée, bouleversée, décomposée

Retournée, sans dessus dessous,

Tourneboulée, désorganisée

Déboussolée, désaxée, piétinée...

Je recherche les morceaux

De mon corps éparpillé

Dans un élan irréfléchi

Je façonne le puzzle de ma folie...

Le plus éprouvant sera

De recoller le dernier morceau....

C’est hallucinant !

20 novembre 2006

Colère noire

consigne: terminer le texte par: désormais c'est son problème, plus le mien!

Colère noire

La place blanche
Etait verte de peur
La place verte
Etait noire de monde
Dans la foule invisible
La femme en noir
Etait blanche de colère

La femme au sac rouge

Etait verte de rage
Rouge de honte

Elle allait se mettre au vert

Finis les cheveux blancs

La peau noire de coups
Rouge soir et blanc matin

Elle avait mangé son pain noir

Fini de ce blanc-bec 

Ses verres de rouge et ses  petits blancs

Il pourrait se fâcher tout rouge

A l'aube d'une nuit blanche

Elle l’avait écrit noir sur blanc :

« Désormais, c’est ton problème, plus le mien ! »

10 novembre 2006

pas le choix

Pas le choix

La mariée était en noir
Plus seule qu’un martinet
Plongeant à la dérive
D’un vol énigmatique.

La mariée était en noir

Vertige du bonheur

Descente aux enfers

Escaliers givrés,

Horizons dévastés.

La mariée était en noir

Dévoilée…. amour volé

Envolée au bord du gouffre

Empêtrée de doutes.

La mariée broyait du noir

Lucifer l’avait décidé :

Elle vivrait centenaire

21 mai 2009

A vos fourneaux

Fourneaux_pandora

Je me souviens de la cuisine du pépé
Un vieux fourneau en fonte noire
Une bouillotte, une écuelle à long manche
Des casseroles noires cabossées
Des cuillères en bois rongées
Une réserve de petit bois
Des feuilles de journaux froissées
Une étrange pelle devant le tiroir
Pour la cendre encore chaude
Deux torchons séchant aux barres
Une pique pour ôter les rondelles
La tirette pour activer le feu
La soupe qui mijote
Dans la chaleur de la cuisine

La table encombrée
Quelques assiettes à carreaux
Le calendrier de la poste
Des bocaux, des factures
Une bougie, une miche de pain
Un pendule en bois
Des verres ébréchés
Je me souviens surtout
De la douceur pétillante
De la limonade.


D'après la photo de pandora : A vos fourneaux !

21 octobre 2006

La honte

La Honte  (Clise)

Est-ce que vous imaginez que tout l’hiver, je dois garder cette écharpe jaune ficelée autour du cou ? La honte… et maman, avec son décolleté …. Elle va pas prendre froid à la gorge et…aux seins, elle…. ? La honte …tous ces regards bizarres des hommes….parfois je me dis que c’est comme deux boules de glace, moi j’adore chocolat- vanille ….Côté papa ya pas risque de prendre froid….avec l’éternelle cravate noire bouclant le col de sa chemise blanche, le grand manteau bien fermé, sûr que personne le regarde de travers, il en impose pas mal , mais je sais bien , moi, que c’est un grand timide et en plus , la honte…. il a peur de tout…même des araignées . Ma petite sœur, je vous en parle même pas, elle passe inaperçue, juste elle se laisse deviner un tout petit peu derrière papa, elle ose jamais rien, même pas courir, mentir ou tricher… elle attend…je sais pas quoi… momolle… la honte quoi…

Et cette photo de famille, tous les ans faut trouver une idée originale…et maman, de l’imagination, elle en a toujours, mais là quand même….la honte… si les copains voient ça !

Sans_titre

9 octobre 2006

l'infini

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L’infini   

Au matin, le verre était vide.

Vidé du poison libérateur

Liberté de tanguer

Hors de mon univers

Fracassé.

La main tendue vers

L’espoir qui s’envole

Etincelle bleutée

Par delà le cahot.

Jamais jeté l’ancre

Toujours largué les amarres

Je suis maitre

De mon monde…

Je quitte l’infâme

L’insupportable

Pour divaguer

Réalités abandonnées

Dans la légèreté

De l’infini.

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