Pensée
Il y a beaucoup de gens dont la facilité de parler
ne vient que de l’impuissance de se taire
Cyrano de Bergerac
Il y a beaucoup de gens dont la facilité de parler
ne vient que de l’impuissance de se taire
Cyrano de Bergerac
J’ai écrit au tableau noir
Le blanc de mes oublis
J’ai écrit en vert
Le fol espoir
De ne jamais
Jamais
Non jamais
Retrouver la grisaille
Des fantômes de mes nuits
Les peurs bleues de mon enfance
Les peurs éternelles
Le rouge des colères enfouies
De mon adolescence
J’ai écrit au tableau noir
Le fol d’espoir….
J’ai écrit en vers…
Consigne: 5 couleurs ou plus
"On peut très bien comprendre que chacun se prononce d’après ses facultés, ses capacités, son tempérament, ses besoins : c’est normal. Mais si quelqu’un dit : « Je crois ceci, je ne crois pas cela » avec la certitude d’énoncer une vérité éternelle, là il fait preuve de présomption. Comme s’il suffisait qu’il croie ou ne croie pas pour que ce soit la vérité ! La question n’est pas de croire ou de ne pas croire. La question est d’étudier, de vérifier. C’est ainsi qu’on se rapproche de la vérité.
Celui qui dit : « je crois », a-t-il analysé pourquoi il croit ? Qu’est-ce qui a inspiré cette croyance ? Combien de choses les humains croient parce que ça les arrange, parce que ça leur plaît, parce que ça correspond à leurs besoins, à leur sensibilité, à leurs intérêts !… Eh bien, qu’ils croient tout ce qu’ils veulent, ils en ont le droit, mais qu’ils ne s’imaginent pas que ce qu’ils croient est la vérité absolue, et surtout qu’ils cessent de vouloir l’imposer aux autres !"
Omraam Mikhaël Aïvanhov
ceci rejoint l'accord Toltèque: ne pas faire de suppositions...que j'aime bien!
T’es née le jour de la mort de ta sœur
Hasard, destin, fatalité ….
Tu aimerais être coccinelle, petite bête à bon dieu
Pour aller lui dire que tu l’aurais bien aimée, elle
Mais que les bougies, c’est sur ton gâteau
D’anniversaire que tu les veux
Tu tapes du pied dans tes petites bottes rouges
Tu éclabousses de vie l’absence
Tu tempêtes, tu rouspètes
Pour te faire ta place
Pour vivre ta vie
A toi.
Consigne: le thème anniversaire avec les mots bottes, tempête,coccinelle,bougies
J'ai planté des oignons de tulipe en octobre
premiers signes du printemps, elles sont là
sur mon balcon, multicolores, fragiles
dans le vent qui souffle fort
elles s'étirent vers le ciel bleu

D'autres tulipes ici
Mon secrétaire n’est que la pâle copie du secrétaire de ma sœur.
Le secrétaire de ma sœur est un meuble en bois de valeur hérité de je ne sais qui, avec ses tiroirs secrets, toujours attentivement ciré, tout en dignité. Mon secrétaire, copie rigoureuse en pin teinté a été commandé, sur mesure, à un artisan du quartier. Beau travail. Mesures respectées. Tiroirs moins secrets mais néanmoins secrets, je me demande pour qui d’ailleurs ! Dans notre chambre, l’harmonie est maintenue, proportions, couleur.
Mais voila le secrétaire de ma sœur est toujours impeccable, bien rangé, pas un papier de trop, déco délicate, petit bouquet de fleurs, dessus soigneusement dépoussiéré, tiroirs qui coulissent avec boutons d’époque, finesse du grain. En face, mon secrétaire déborde de paperasses en tout genre, cahiers, stylos, livres, à l’horizontale, à la verticale, toute pile s’effondre, s’entre mêle, les tiroirs sont blindés au maximum de choses inutiles mais indispensables, injetables, ils ne ferment que contraints et forcés. La légende familiale dit que si vous avez perdu quelque chose, il serait de bien de commencer les recherches par mon secrétaire. Si vous tentez d’ouvrir le rabattant, c’est à vos risques et périls….
Aujourd’hui encore, bien des années plus tard, le constat reste le même, mon secrétaire regorge de désordre, toujours fermé et de celui de ma sœur, toujours ouvert, émane la douceur d’une pièce de musée.
Mais si vous saviez comme je l’aime mon secrétaire !
Consigne du livre : écrire sa vie: parler d'un meuble de votre enfance, de votre vie
C’est partout la pagaille
Pendant que je rimaille
Je me fous de tout
Je ne suis pas de taille
Je l’avoue,
Sans gouvernail
Sans garde fou
Je déraille
Les pensées m’assaillent
Et livrent bataille
Dans ma tête, dans mes entrailles
Tout devient flou
Et pour le coup
Sans autres détails
Les idées piaillent
Me tiraillent
Je noue dénoue et renoue
Les mailles
Sans dessus dessous
Je joue, déjoue et rejoue
Un brin casse cou
Dans la pagaille.
consigne: la pagaille