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Bribes de zen

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9 octobre 2011

la vieille dame du riad de Fouad Laroui

Sur un coup de tête, François et Cécile lâchent tout à Paris pour aller s’installer à Marrakech. Quel choc quand ils découvrent, dans une petite pièce au fond du riad qu’ils viennent d’acquérir, une vieille femme qui y semble installée de toute éternité. Ni l’agence immobilière ni les anciens propriétaires ne sont en mesure de leur expliquer ce qu’elle fait là. La femme est très vieille, paisible,
parlant quelques mots d'un dialecte que personne ne comprend et ne paraît absolument pas disposée à quitter les lieux. Cette présence dérangeante plonge le jeune couple dans le plus profond des embarras. Pétris de valeurs humanistes, ils ne savent comment gérer cette situation. Pas question de jeter à la rue une personne aussi fragile. Aucune institution n’est prête à l’accueillir. Impossible de retrouver sa famille. Comment aménager cette cohabitation ? La faire travailler contre le gîte et le couvert ?... mais pour faire quoi ?... La considérer comme une amie de la famille ? Mais ils n’ont absolument rien en commun. Lui trouver une chambre en ville ? Impossible de la faire partir manu militari. Accomplir un acte charitable et l’accueillir comme une SDF ? Se soumettre et accepter cette étrange situation ? Mais cette présence, aussi discrète soit-elle, reste une intrusion insupportable et un viol de l’intimité de ce couple plein de bonnes intentions. Avec cette fable drôle et touchante, Fouad Laroui s’interroge de façon faussement naïve sur les différences culturelles et leur difficile cohabitation. (evene)

 

J'ai aimé, un roman facile à lire et qui retrace l'histoire du maroc à travers des personnages attachants.

 

 

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8 octobre 2011

L'envie de Sophie Fontanel

«Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à coeur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère qu'une part colossale de sensualité a accompagné ces années, où seuls les rêves ont comblé mes attentes - mais quels rêves -, et où ce que j'ai approché, ce n'était qu'en pensée - mais quelles pensées.
Sur ce rien qui me fut salutaire, et dans lequel j'ai appris à puiser des ressources insoupçonnées, sur ce qu'est la caresse pour quelqu'un qui n'est plus caressé et qui, probablement, ne caresse plus, sur l'obsession gonflant en vous et dont on dit si bien qu'elle vous monte à la tête, sur la foule résignée que je devine, ces gens que je reconnais en un instant et pour lesquels j'éprouve tant de tendresse, je voulais faire un livre.» (quatrième de couverture)

j'ai passé un bon moment, un peu comme un documentaire, des petits tableaux de toutes les situations possibles autour du sujet,
c'est bien écrit. Sans aucun doute un livre pour femmes!

8 octobre 2011

Turbulences

L’enfant tant attendu est enfin arrivé
Démarrage inattendu, l’enfant est « différent »
Entrée en zone d’infinies turbulences…

Consigne: turbulences

1 octobre 2011

A méditer !

Histoire d’un fermier habitant un trou perdu et qui s’assayait sur les marches extérieures de sa maison pendant la saison des semailles. Un étranger s’est arrêté un jour à la maison du fermier pour demander un verre d’eau. « Comment le blé se porte-t-il ? » a demandé l’étranger.
-    Je n’en ai pas semé, a répliqué le fermier.
-    Vraiment ? a dit l’étranger. Je pensais que c’était unerégion favorable à la récolte du blé.
-    J’avais peur qu’il ne pleuve pas, a dit le fermier.
-    Oh, eh bien, comment se porte la culture du maïs ? a demandé l’étranger.
-    Je n’en ai pas, a répondu le fermier.
-    Vous n’avez pas planté de maïs mon plus ? a demandé l’étranger un peu déconcerté.
-    Non », a dit le fermier. J’avais peur que le maïs pourrisse.
-    Dieu du ciel ! a crié l’étranger, qu’avez-vous donc planté?
-    Rien ! a répondu le fermier. Je n’ai tout simplement pas pris de risques.
Si nous récoltons vraiment ce que nous semons, je vous demande alors ce que ce fermier a semé en ne prenant pas de risques ? Vous avez raison – absolument rien !

30 septembre 2011

Les terres saintes de Amanda Sthers

« Saviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? D’abord parce qu’ils ont un flair hors du commun, ensuite parce que si un musulman touche un cochon, il se voit refuser les sept vierges au paradis. On y élève donc des cochons sur pilotis comme l’exige la loi afin qu’ils ne frôlent pas la terre sainte. Que rêver de mieux comme personnage qu’Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien qui a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Israël ?
Et puis un rabbin est né pour le contredire : Moshe, qui ne supporte pas cette dérive et encore moins qu’Harry arrondisse ses fins de mois en vendant de la viande impure aux restaus branchés de Tel Aviv, ça les mène forcément vers des discussions politiques. Et qu’y a-t-il de plus critique qu’un juif pour parler de la politique intérieure d’Israël ? Vous connaissez ce dicton sans doute : quand il y a deux juifs dans une pièce, il y a trois avis.David, le fils d’Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, lui écrit aussi mais son père ne lui répond jamais, incapable d’imaginer son fils dans les bras d’un homme.La fille d’Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d’amour et va le retrouver ailleurs en chemin.Et enfin son ex-femme, mère de ses deux enfants, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d’amour et ses zones d’ombre comme si cela pouvait l’aider à affronter la vie et son issue.
C’est un roman sur les limites de chacun, sur ce qu’on ne se dit pas, ou trop tard. Sur les élans du coeur qui restent coincés dans la gorge. Sur les instants qui passent et qu’on n’a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande. C’est un roman d’amour. »

Et c'est superbe!

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27 septembre 2011

Le premier été de Anne Percin

Deux soeurs, Angélique et Catherine. Deux soeurs différentes qui vont vider la maison de leurs grands-parents décédés. Angélique est mariée, mère de famille, Catherine est célibataire, libraire, solitaire. Elles retournent dans cette maison où elles passaient leurs vacances, enfants puis adolescentes. Cette maison remplie de souvenirs qu’il faut vider, classer, rincer, trier. Des souvenirs d’enfance qui surgissent et que Catherine va enfin assumer.

L'écrire est fine, par petite touches elle nous entraîne vers le secret, l'écriture est belle, l'histoire émouvante , j'ai aimé, plus qu'aimé....

26 septembre 2011

Les souvenirs de David Foenkinos

Le narrateur, apprenti romancier, prend conscience à l’occasion du décès de son grand-père de tout ce qu’il n’a pas su vivre avec lui. Il comprend que le seul moyen de garder l’amour vivant est de cultiver la mémoire des instants heureux. Dans le même temps, frappée par le deuil, sa grand-mère semble perdre la tête. Il assiste aux manœuvres des proches pour la placer en maison de retraite et vendre à son insu son appartement. Ce qu’il n’a pas su vivre avec son grand-père, il décide alors de le vivre avec elle. Il va la voir souvent, parvient à égayer sa solitude, à la faire rire de tout. Mais elle finit par apprendre que son appartement a été vendu, et fait une fugue… Le narrateur va partir à sa recherche, et la retrouver pour lui offrir ses derniers moments de bonheur. Le hasard lui fait en même temps rencontrer Louise, qu’il va aimer, et qui le quittera. Les souvenirs, nourris de joies, de douleurs et de mélancolie, lui offrent désormais la possibilité d’écrire son roman – et peut-être son avenir.

Superbe, à ne pas manquer, j'aime le mélange d'humour et de sérieux, le réalisme, le dérisoire...la vieillesse avec sa tristesse , avec la vie...qui continue...

23 septembre 2011

Sable rouge

Le sable rouge est comme une mer sans limite
Le sable noir est comme un infini désespoir
Le sable blanc est comme une éternité divine
Mais bonté divine, il suffit d’un grain de sable
Peu importe la couleur, pour enrailler à jamais
La machine infernale de la vie.

 incipit: Le sable rouge est comme une mer sans limite

17 septembre 2011

Choses nouées

Les doigts noueux d’avoir voulu
Tisser au fil des jours
Une vie sans faille

 

consigne: les choses nouées...

10 septembre 2011

Routines

Sur le fil du rasoir
Improbable équilibre
Je me défends
De mes démons
Je combats
Pieds et poings liés
Mon destin de rien
Y aura-t-il toujours
Un frère pour me sauver
Je rebondis de piège
En pièges, prisonnier
De mes obsessions
Vous me direz qu’il
Faut secouer la vie
Autrement elle nous ronge
J’oscille entre l’envie et l’enfer
Je m’entête à n’y rien changer
et je me mens

 

Consigne: dans le texte: Il faut secouer la vie autrement elle nous ronge

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