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Bribes de zen

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16 mai 2012

Kolia de Perrine Leblanc

Kolia est né dans un camp de travail de Sibérie orientale en 1937. Très jeune, il fait la connaissance de Iossif, un détenu originaire d'Europe de l'Ouest qui lui transmet les rudiments pour survivre au bagne et lui enseigne le calcul, le russe et le français, avant de disparaître comme la plupart des êtres qui ont habité cette prison à ciel ouvert. Libéré à la mort de Staline, Kolia apprend à vivre dans la société soviétique. II devient clown blanc dans un cirque à Moscou, y trouve le réconfort d'une famille et connaît le succès jusqu'à l'implosion de l'URSS. Mais le souvenir de Iossif et du goulag le hantera toute sa vie. Kolia, c'est le roman d'un homme et de son double circassien, le clown prestidigitateur au visage blanc et aux traits redessinés pour la piste. Puis c'est le récit d'une amitié fondamentale et inachevée, fil rouge dans de cet homme que la violence du monde n'a pas cassé.

 

J'ai passé un excellent moment !

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15 mai 2012

La fleur qui ne voulait pas pousser...

A vouloir trop bien faire parfois on en fait trop!

Un jour, deux amis ont eu l’idée de planter une fleur chacun, à partir d’un sachet de graines qu’on leur avait donné. Ces graines étaient censées devenir des fleurs magnifiques, odorantes et multicolores. Nos amis décident donc de planter chacun sa graine, puis de se retrouver 3 mois plus tard, pour comparer leurs deux belles fleurs. Le jour convenu, nos deux amis se retrouvent. Le premier dit :« Je ne comprends pas : j’ai planté cette graine en plein champ, puis je ne m’en suis plus occupé, je l’ai même carrément oubliée. Je ne l’ai même pas arrosée une seule fois, je ne suis jamais allé la voir, et pourtant, aujourd’hui, j’ai découvert une fleur magnifique, encore plus belle que ce à quoi je m’attendais ! » Le deuxième lui répond :« Je ne comprends pas, moi non plus ; et je suis vraiment frustré : contrairement à toi j’ai planté ma graine à portée de mon regard, j’ai multiplié soins et préventions, je l’ai entourée des plus grandes attentions et du plus grand amour, et aujourd’hui je n’ai absolument rien obtenu. Rien n’est sorti de terre. Comparé à ce qui t’est arrivé je trouve cela particulièrement injuste, surtout si l’on considère que j’ai poussé le souci du détail vraiment très loin : en effet, pas une journée je n’ai oublié d’aller déterrer ma graine pour l’astiquer soigneusement, surveiller les éventuels changements, puis la remettre très consciencieusement en terre, exactement au même endroit et dans la même configuration ! »

 BERNARD LAMAILLOUX

13 mai 2012

Duo d'ombres

Tu erres dans ma vie
Tu me questionnes
Tu t’insinues dans mes pensées
Tu rôdes avec tes idées noires
Tes souffrances de petite fille
Qui a choisi d’en finir avec la vie
Pour qui comptais-tu ?
Pour qui je compte, moi ?
Je déteste les nombres…
Tu n’as pas eu le temps, toi,
D’apprendre à compter
Quatre générations nous séparent
Tout nous rapproche
Je t’explique
Tu m’interpelles
Je te conte la vie de notre famille
Tu me racontes ton errance
Je te rends ton histoire
Je te libère du passé
Je veux vivre ma vie.

 Consigne: Duo d’ombres
Paris, tout le monde le sait, est plein des fantômes de ceux qui y ont vécu ou y sont passés. Comme le temps leur parait long, bien qu'il soit pour eux aboli, ils se rencontrent ça et là pour deviser, ou encore ils s'écrivent, sans que l'époque qu'ils ont investie de leur vivant soit un obstacle. Le vent parfois porte un de ces chuchotements ...

 

12 mai 2012

De bonnes paroles peuvent être brèves et faciles

De bonnes paroles peuvent être brèves et faciles à dire
mais leur écho est véritablement éternel.

Mère Térésa

 

Quelque soit ce que le moment présent contient,
acceptez-le comme si vous l’aviez choisi.

Eckhart tolle

 

8 mai 2012

Pensée de lumière

Il vaut mieux allumer une bougie
que de maudire l'obscurité
(proverbe chinois)

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7 mai 2012

Chronique de la dérive douce de Dany Laferrière

Un jeune homme du sud arrive dans une ville du nord.On le voit dériver dans les rues d'un monde si neuf.Par petites touches singulières, il tente de savoir où il se trouve.Si L'Enigme du retour (Grasset, prix Médicis 2009) était le roman du retour à Port-au-Prince de Dany Laferrière, Chronique de la dérive doucerelate son arrivée à Montréal, à l'âge de 23 ans. (evene)

 

J'avais déjà lu et aimé l'énigme du retour, j'aime le style minimaliste, l'écriture courte et serrée, très visuelle et pleine de vie et d'émotions. le tableau se décline sous tous les angles.

6 mai 2012

Banquises de Valentine Goby

En 1982, Sarah a quitté la France pour Uummannaq au Groenland. La dernière fois que sa famille l'a vue, c'était au moment où, à Roissy, elle est montée dans l'avion qui l'emportait vers la calotte glaciaire. Après, plus rien. Elle a disparu corps et âme. Elle avait vingt-deux ans. Lisa, vingt-sept ans plus tard, part sur les traces de cette sœur disparue. Elle quitte mari et enfants pour parcourir le même trajet qu'elle. Elle arrive dans un Groenland dévasté, habité par une population abandonnée, qui voit se réduire peu à peu son territoire de glace. Cette quête va la mener loin dans son propre cheminement identitaire, depuis l'impossibilité du deuil jusqu'à la construction de soi.

J'ai aimé la sensibilité des personnages, la recherche intérieure, ce parcours à travers la douleur de la perte
c'est très beau, très profond bref un coup de coeur!

5 mai 2012

Le Silence

"Qu'il ne se passe rien, qu'ils soient ensemble..c'est tout, ici on sait ne rien faire. Faire rien. Respirer côte à côte. Ca suffit. Sans chercher à remplir, à combler, le silence est une masse pas un vide. Un lieu. Une Halte. Un abri."

extrait du livre de Valentine Gogy: Banquises

1 mai 2012

Une année studieuse d'Anne Wiazemski

Juin 1966 : Anne, la narratrice vient d’envoyer une lettre laudative à Jean-Luc Godard. Elle ne connaît pas le cinéaste de la Nouvelle vague, c’est à peine si elle l’a croisé sur le tournage de Au hasard Balthazar un an auparavant. Anne a 19 ans, elle a échoué au baccalauréat et s’apprête à passer la session de rattrapage de septembre. Un soir, Anne reçoit un coup de téléphone de Jean-Luc Godard, qui lui annonce qu’il désire très vite la rencontrer. C’est le point de départ de leur histoire d’amour. Bien que de vingt ans son aîné, le cinéaste souhaite l’épouser. De son côté, la jeune femme est profondément troublée, car cet homme lui révèle pour la première fois les délices de l’amour physique, mais elle ne supporte pas sa jalousie maladive, d’autant plus que sa mère et son grand-père sont très hostiles à leur relation. Pendant plusieurs mois, ceux-ci vont s’opposer à ce que Anne fréquente Godard, invoquant des arguments spécieux qui révèlent la nature conservatrice de leur opinion sur l’éducation des jeunes filles. Mais la narratrice ne veut pas céder, en dépit de la profonde affection qu’elle leurs porte, et se rebelle contre ce carcan misogyne. Après avoir réussi les épreuves de rattrapage du bac, elle s’inscrit en Philosophie à Nanterre. De nouveaux horizons s’ouvrent à elle : nouveaux camarades, nouveaux quartiers de Paris, nouvelles idées politiques… Un hurluberlu aux cheveux rouges, un certain Daniel Cohn-Bendit, la poursuit dans les couloirs de la fac en criant joyeusement « Solidarité des rouquins ! Solidarité des rouquins ! ».
Début 1967, Jean-Luc Godard commence à tourner le film La Chinoise, dont il a écrit le premier rôle pour Anne. Adieu philosophie, cette « année studieuse » aura été celle de l’école de la vie. Roman d’apprentissage, Une année studieuse est aussi le reflet passionnant d’une époque, la fin des années 1960, où la France est en train de connaître de grands bouleversements politiques, idéologiques moraux et artistiques. Toutes ces dimensions habitent le récit : d’abord la narratrice elle-même, qui en s’opposant à sa famille révèle un fossé générationnel ; ensuite l’histoire d’amour entre Godard et Anne, symptomatique d’un changement de moeurs ; le cinéma de Godard, iconoclaste et radical ; la description de la faculté de Nanterre et des frasques de « Dany le Rouge », prémices des événements de Mai 68… Un livre remarquable d’intelligence et de vivacité. ( l'expresse)

J'ai passé un excellent moment:merci Mimi !

30 avril 2012

La barrière et les clous

Il était une fois un garçon avec un sale caractère. Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planter un dans la barrière du jardin chaque fois qu'il perdrait patience et se disputerait avec quelqu'un.

Le premier jour il en planta 37 dans la barrière. Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler, et le nombre de clous plantés dans la barrière diminua jour après jour : il avait découvert que c'était plus facile de se contrôler que de planter des clous. Finalement, arriva un jour où le garçon ne planta aucun clou dans la barrière. Alors il alla voir son père et il lui dit que pour ce jour il n'avait planté aucun clou.

Son père lui dit alors d'enlever un clou dans la barrière pour chaque jour où il n'aurait pas perdu patience. Les jours passèrent et finalement le garçon pu dire à son père qu'il avait enlevé tous les clous de la barrière.

Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit : "Mon fils, tu t'es bien comporté mais regarde tous les trous qu'il y a dans la barrière. Elle ne sera jamais comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu'un et que tu lui dis quelque chose de blessant, tu lui laisses une, blessure comme celle là. Tu peux planter un couteau dans un homme et après lui retirer, mais il restera toujours une blessure. Peu importe combien de fois tu t'excuseras, la blessure restera.

Une blessure verbale fait aussi mal qu'une blessure physique.

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