Pensée
Le destin bat les cartes
mais c'est nous qui les jouons
« Un matin, mon meilleur ami s'est donné la mort, sans sexpliquer ni s'être lamenté. Il a déposé ses deux filles devant l'école, il a rejoint l'immeuble du bureau où il travaillait, il a garé sa voiture, il est entré dans le hall, il a pris la'scenseur jusqu'au cinquième, l'étage en travaux où il n'y avait personne, il a déposé sa veste sur le dossier d'une chaise, il a poussé une table sous une fenêtre qu'il a ouverte, il est monté sur la table et il a sauté, sans un cri. Et comme cétait un garçon solide, il n'est pas mort tout de suite, il nous a laissé croire quelques heures qu'il allait se remettre, et qu'il pourrait nous expliquer ce que nous avions raté. Mais non, il est mort et nous ne saurons pas d'où lui venait cette grande résolution à fuir.
Moi, cela fait dix ans que je n'en finis plus de me déliter dans un corps rongé par une maladie dont on ne sait rien, ou si peu. Je perds la marche comme jai perdu tant d'autres choses : la finesse de préhension et la précision du geste, la possibilité de courir, la capacité à me mouvoir librement et sans contrainte.
Pourquoi Serge a-t-il choisi de mourir ? Pourquoi ai-je choisi de vivre coûte que coûte ? » G. de F.
Un petit livre qui se lit en une soirée, qui est d'une force incroyable, très bien écrit, questionnant...le mystère de l'autre, de l'ami, de soi...
Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non.J'ai tout essayé...J'ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens.J'ai eu des problèmes au travail, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux... Et puis, j'ai fini par comprendre.
Un coup de coeur pour ce livre, la finesse de l'écriture, deux thèmes qui me touchent toujours, les blessures de l'enfance et leur récurrence, le corps messager de notre âme, de notre"être".
Le poireau se penche dangereusement
Et murmure sec à son voisin
C’est la fin des haricots
Vexé ce dernier chuchote
A la feuille de chou
Un vrai légume ce poireau
Le chou : pas entendu
Le haricot : t’es pas un peu dur de la feuille par hasard ?
Le chou à la tomate : il devrait se gaver de carotte
Ce haricot, parait que ça rend aimable
La carotte : un petit pois dans la cervelle, pauvre chou
La tomate toute rouge susurre à la patate
Toi au moins t’as une sacrée frite
La patate philosophe : purée
mêlez- vous de vos oignons
De toute façon On va tous finir à la casserole
Les impromptus, consigne: murmures dans le potager
J'écris moins en ce moment..parce que je suis un peu nomade, entre chez moi et une chambre d'hôte
et la pensée navigue au grès des déplacement sans jamais vraiment se poser !
je serai à bon port d'ici 15 jours !
Parce que c'est le printemps, je suis allée à Botanic acheter quelques primevères et pâquerettes
Parce qu'aujourd'hui c'est le 24 mars, je suis allée à
Parce que déjà 13 ans que Bon-Papa est parti vers d'autres cieux... vers son Karma?
parce qu'hier j'ai passé la journée à
La pagode de Sainte-Foy-les -Lyon, j'ai prié bouddhiste....
Et désormais l’écriture prend toute la place dans la vie de Louise. Est-ce de l’originalité ? Serait-ce par insolence ? Dans la luxueuse abstraction des lieux et la torpeur de l’été finissant, avec le soleil sur les paysages maritimes somptueux, cette femme se retire peu à peu de sa vie réelle pour se confronter à sa difficulté d’écrire. Toute à son bonheur de laisser surgir les fantasmes de sa plume, elle se réfugie ici pour ne pas être perturbée par la vie du dehors. Elle écrit des romans flottants. Elle s’invente des destinées mensongères, dit-elle, ne serait-ce que pour conjurer ou convoquer des rencontres. Elle se plait à croire que son écriture est prémonitoire.
Mais pendant toutes ces semaines désinvoltes de fin d’été italien, que se passe-t-il pour François, le mari resté à Paris ? De longs moments d’échanges taciturnes ne manquent pas de faire le lit des égarements. Jusqu’à ce que vienne le temps des explications. De quoi se demander si, dans cette histoire de couple à distance, la météo comme sujet de conversation est signe de délitement ou, au contraire, d’équilibre.
Je lis tous les livres de Philippe Besson....J'ai passé un excellent moment de lecture...mais voila ..il ne m'en reste pas grand chose...dîtes moi ....
C'est au cours de l'été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsbur. Il était chargé de deux valises – l'une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l'autre une importante somme d'argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D'abord, il s'éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d'un Dieu qu'ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d'autres : il n'y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg. La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra Sylvan Glass. Après Féroces et Une femme simple et honnête, Robert Goolrick nous offre, avec Arrive un vagabond, une plongée sensuelle et enivrante au coeur de la passion. Il y dépeint les membres d'une communauté face à une tragédie en marche. Des hommes et des femmes simples, qui se retrouvent partagés entre la terreur de ce qu'il va advenir de leur fils préféré et la fascination devant les événements qui écriront le souvenir de leur passage sur terre dans la poussière des siècles.
Un superbe roman, teinté de ségrégation raciale, une histoire d'amour, toute une palette de personnages attachants Merci à Clara et ses critiques qui me guident souvent dans mes choix de lectures
Vous avez une mère, des soeurs, des tantes : commencez par elles, en les entraînant de votre côté. Vous évitez tout conflit avec les pères, les frères ou les oncles, vous évitez de même les affrontements avec les éducateurs ou les professeurs. Vous n'aurez pas à écrire un jour l'enfance d'un chef, mais celle d'un déserteur. En un mot, vous n'êtes pas recrutable. Apprenez à discerner vos alliées et vos ennemies dans le continent féminin.
N'oubliez pas : elles sont doubles, les ennemies peuvent, à l'improviste, devenir des alliées (et même les meilleures), les alliées peuvent se transformer en ennemies (les pires). Scrutez, écoutez, devinez. Cette mégère veut être apprivoisée, cette dévote vous regarde avec un drôle d'air, cette mélancolique s'éclaire en vous rencontrant, cette femme savante adore les frivolités, cette précieuse ridicule est perdue pour vous à jamais.
Vous avez un grand maître pour jouer sur le théâtre du monde : Molière. L'amour est médecin, vous serez médecin dans cette région agitée et sombre. Des femmes-médecins vous aideront. Commencez tout de suite : vous êtes le garçon imprévu, rêveur, dissipé, renfermé, exubérant, 'terrible', énigmatique. Aucune punition ne vous fait peur. Ils vont dans le mur, vous sautez par-dessus le mur. La vie est courte, vous décidez d'en avoir plusieurs '.
J'ai passé un excellent moment de lecture, surtout la première partie, quelle l'écriture !