10 février 2014

Un passant

Un passant

Plongé dans ses pensées et
Vigoureusement entraîné par son grand chien roux
Je l’ai juste entrevu tourner au coin de la rue là-bas
Avec sa casquette à petits carreaux beige
Le manteau boutonné de guingois
L’instant d’un flash, je me suis dit
Mais papa, que fais-tu là ?
Mais cela ne collait ni ne se pouvait
l y a longtemps que toi et ton chien
Vous n’êtes plus de ce monde
Mais je sais bien que malicieux
Tu viens parfois me faire un clin d’œil
Juste pour me prouver que tu n’es pas loin.

Consigne des impromptus:
vous croisez un passant dans la rue....racontez nous sa vie, ses émotions, ce qu'il suscite en vous

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04 décembre 2013

La musique adoucit les meutres

J’ai tué Mozart
A coup de canards
J’ai laissé Bach agoniser
Au son de mes gammes déferlantes
J’ai foudroyé Marinette
La vieille prof de piano
De mes cris suraïgus
De gamine révoltée
Mais qu’importe puisque
La musique adoucit les meurtres

Consigne des impromptus:  la musique adoucit les meurtres dans le texte

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12 novembre 2013

la vie courte à en mourir

Parce que la vie est courte à mourir
Je sème des fleurs à tout bout de champ
Depuis longtemps j’ai arrêté de courir
Je goûte la saveur du temps

Parce que la vie est courte à mourir
Je balance à tout vent
Des sourires, des fous-rire
Le temps n’est plus un guet- apens

Parce que la vie est courte à mourir
Je navigue à contresens
Je me laisse étourdir
J’ai confiance… en la vie

 

consigne impromtus: si nous en croyons les paroles de la chanson "chacun de son côté" du groupe L'affaire Louis Trio", "la vie est courte à mourir".

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04 novembre 2013

Silence

Je me tais. Je ne te dis pas.
Mentir par omission
Pour te protéger, ce n’est pas mentir
Tu es devenue bien trop fragile au fil des années
Tu t’effondrerais impuissante
Dans l’abîme de tes pensées grises
Je ne veux pour toi que des rayons de soleil
Qui t’enveloppent  de douceur

les impromptus: parler du silence sans jamais le nommer

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30 octobre 2013

Manie !

Devant une tasse de café, une heure avant le départ du train….

Hep Grand-Père j’l’avais bien dit qu’on serait trop trop en avance
Avec ta manie de ouf d’arriver toujours trop tôt
C’est un truc de malade, tu perds un temps fou

Hé petit gars, pas si fou que ça, imagines un peu
Si je n’étais pas arrivé avec une sérieuse avance
Soixante ans en arrière, je n’aurais pas pris la navette
Prévue une heure plus tôt 
Je ne me serai pas retrouvé assis à côté
D’une jeune fille pleine de charme, qui de plus
Allait devenir ta grand-mère ……..
Et tu ne serais pas là à discuter avec moi….

Et si aujourd’hui on n’avait pas cette heure d’avance
On ne partagerait pas non plus ce café, tranquilles
J’entends bien ta mère te houspiller sans arrêt
Allez, manies toi sinon tu seras en retard
Souviens toi mon garçon, le temps ça se savoure
Un peu d’avance…. Trop de chance!

Pour les impromptus: une manie

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18 octobre 2013

La rue était étroite....

La rue était étroite, longue, humide et sombre
La traboule de mon enfance
Le passage de toutes mes peurs
Au beau milieu, la majestueuse montée d’escalier,
Vestige  de l’ancien  couvent des Ursulines,
Aux marches inégales, que, dès la nuit tombée
Je grimpais en courant pour échapper
A d’hypothétiques poursuivants
Echappés de la cour intérieure,
Poivrots déversés à l’arrière ban
Du bar de la place du peuple
Vautrés dans les poubelles
Adossés à la loge de la concierge
La vieille madame Bacher qui
Chaque soir tirait la grille grinçante
Refermant ainsi  le piège à rats
Aujourd ‘hui  le passage est toujours
Aussi sombre, tagué et ténébreux,
La cour intérieure cadenassée par des grilles
La montée fermée dans un sas vitré avec digicode,
Me voila donc rassurée, je ne suis pas la seule
A avoir eu peur dans ma traboule, sauf que
Les peurs de l’enfance sont tenaces
Elles nous poursuivent longtemps
De leurs ombres  angoissantes, irrationnelles
Irréversibles , gravées au plus profond de la mémoire.

incipit: La rue était étroite, longue, humide et sombre

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11 octobre 2013

Arrière-saison

A l’arrière-saison de sa vie
Il nous a réchauffés  de ses derniers rayons de lumière
De sa chaleur, de ses mots apaisants
Il nous a bercés dans la douceur de son regard
Il n’avait pas peur, les feuilles tombaient une à une
Il s’essoufflait  lentement
Il savait que l’hiver serait long et douloureux
que le  printemps refleurirait sans lui.

consigne des impromptus: l'arrière-saison

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07 octobre 2013

Ignorance

A la pagode,  l’enseignant nous a expliqué que l’ignorance
C’est l’exact  contraire du chemin de l’éveil
Que la prise de conscience dans la méditation
Et dans l’instant présent c’est l’ouverture de l’esprit
Sur le chemin….
J’ignore si j’ai vraiment tout compris
Mais je ne doute pas de sa parole
Je médite dans l’impermanence
Et l’interdépendance
De  la non existence de toute existence
Je l’avoue : je n’ai pas tout compris
Et je suis encore bien ignorante !
Le chemin sera long….peut être plusieurs vies ?
Qu’importe, j’ai tout mon temps
Je médite et c’est bouddhament  agréable

consigne: l'ignorance

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02 octobre 2013

A la croisée des chemins

A la croisée des chemins,
J’ai souvent hésité
Peur de virer ma cuti
Sans raisons apparentes
Sans raisons suffisantes
Peur du regard des autres
Sans concession
Sans compassion
Peur de me tromper
Ou de tromper les autres
Enfin un jour j’ai compris
A la croisée des chemins
Je n’ai plus peur de rien
Surtout pas des autres
Je fais confiance à mon intuition
Ma meilleure alliée du moment

 

sur le thème: à la croisée des chemins

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05 septembre 2013

Points cardinaux

Je me suis écarquillé les yeux
vers le nord, bien à tort
J’ai scruté le sud
Sans aucune certitude
Rien à l’ouest
Mon intuition m’a fortement
Déconseillé l’est
Alors voilà je me balance
D’avant en arrière
Dans mon rocking chair
Bercée par mes pensées
Qui tournent en rond
Sans issue de secours
En recherche d’équilibre
J’ai mal au cœur

 

Pour les impromptus, consigne: utiliser les 4 points cardinaux dans le texte

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