Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bribes de zen

Publicité
24 janvier 2010

Haïkus de prison de Lutz Bassmann

"Le monde est devenu plus rude. On ne peut plus comme avant contempler les fleurs des cerisiers ni philosopher avec des amis autour d'une coupe de vin. Désormais, quand on regarde les nuages, c'est à travers les barbelés. Quand on s'endort, c'est dans la promiscuité et les mauvaises odeurs. Plus rien n'est paisible. La poésie persiste en dépit des circonstances, l'humour et le détachement continuent à ordonner l'existence, mais la voix s'éraille. La voix ne cherche plus à faire preuve d'élégance. Celui qui parle veut surtout, avant d'être brisé, apporter son témoignage."

Ce livre est superbe, écrit à la façon des haïkus, 489 fois  trois courtes phrases pour dire la violence, l'horreur, la prison, tracer des portraits... de manière extrêmement poétique, j'ai adoré ce style très spécial .

Publicité
23 janvier 2010

5 ans

Souvenirs d’enfant


Quand j’ai eu 5 ans, je suis allée pour la première fois à l’école.

Deux jours plus tard j’ai déclaré à ma mère que si c’était
pour empiler des cubes je pouvais très bien le faire à la maison !


Quand j’ai eu 6 ans je suis retournée à l’école pour la deuxième fois
et je suis rentrée en douzième.


Quand j’avais 5 ans nous étions quatre plus une…cinq enfants,
nous dormions tous dans la même chambre, blottis dans le nid,
collés, et je n’avais pas peur de la nuit ni de la solitude.


Quand j’avais 5 ans je récitais la chèvre de monsieur Seguin,

Je n’avais ni son audace, ni sa frénésie de liberté


Quand j’avais 5 ans j’ai attrapé la rougeole, la varicelle
Et la coqueluche.
J’avais besoin que l’on m’aime.


consigne :cinq ans

23 janvier 2010

Récitation d'hiver de Jacques Prévert

Chanson pour les enfants l'hiver

Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc.
Galope un grand homme blanc.
C'est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village
Il arrive au village
Voyant de la lumière, le voilà rassuré.
Dans une petite maison, il entre sans frapper.
Dans une petite maison, il entre sans frapper.
Et pour se réchauffer
Et pour se réchauffer
S'assoit sur le poêle rouge
Et d'un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
au milieu d'une flaque d'eau
Ne laissant que sa pipe
et puis son vieux chapeau.

22 janvier 2010

Pensée

Que chacun raisonne en son âme et conscience,
qu'il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures
et non d'après les racontars des autres.

d'Albert Einstein

19 janvier 2010

Marie

Elle s’appelait marie
Fervente parpaillote
Fille de pasteur
Il ne lui restait que son chat
Elle était la sœur de François
L’ami fidèle de mes parents
Le parrain de ma sœur
Elle avait eu un chien
Genre berger à poil long
Qui la suivait partout
Dans sa vieille voiture
Il sentait trop mauvais
Elle ressemblait tellement
A son frère, tellement masculine
Qu’à sa fenêtre un jour
J’ai cru le revoir lui, ressuscité
Elle était bourrue, brute de forme
Avec un cœur gros comme ça
Elle avait travaillé dans le social
Elle avait des idées carrées
Un sale caractère, c’était sa force
Solitaire, unique en son genre
Elle avait tout donné  aux diaconesses
Même le cimetière familial à Gourguet
Dans lequel elle reposera avec ses parents
Elle disait souvent: c’est pas gâteau
Elle était à bout de souffle
Elle vivait seule avec son chat
La flamme a longtemps vacillé
Hier elle s’est éteinte
Je l’aimais bien

Publicité
17 janvier 2010

Inspiré de Vigny

Les nuages couraient sur la lune enflammée

Les moustiques zigzaguaient énervés

Les lucioles clignotaient bizarrement

Des fourmis envahissaient mes mains,

Mes pieds et grimpaient en rangs serrés

Un énorme cafard grignotait mes méninges

Attaquait mon moral, disloquait mon être

Une coccinelle est passée, bête à bon dieu

Avec elle je me suis envolée vers d’autres cieux.

consigne: placer dans le texte la phrase :
"les nuages couraient sur la lune enflammée"

15 janvier 2010

Quelques vérités glanées sur la toile

1.    Dans la vie, tout ce qui n'avance pas recule.

2.    Apprenez des erreurs des autres, vous ne vivrez pas assez longtemps pour toutes les commettre vous-même.

3.    Se tromper est humain, le reconnaître est surhumain.

4.    Les seules personnes qui ne se trompent jamais sont celles qui ne font rien.

5.    C'est en trébuchant qu'on apprend à marcher.

6.    Celui qui ne s'est jamais trompé, n'a rien découvert.

7.    L'expérience, c'est le nom que chacun donne à ces erreurs.

8.    Exiger la confiance avant de l'avoir gagnée, c'est vouloir se faire payer pour un travail que l'on n’a pas fait.

9.    Sois lent à choisir tes ami(e)s et encore plus à t'en défaire.

10.  Si tu n'as pas ce que tu aimes, aimes ce que tu as!

11.  Si votre problème est une mauvaise mémoire, oubliez-le.

          Si vous êtes ce que vous faites
alors ne faites pas ce que vous n'êtes pas

11 janvier 2010

Boulevard de la croix rousse

Boulevard de la croix rousse

Dix janvier deux mille dix

Troisième étage sur deux niveaux

Quatre générations

Pas un seul absent

Chacun a fait la route

Bravé la neige

Les TGV en retard

Les autoroutes blanches

Les angoisses

Pour le simple plaisir

De se retrouver

Ensemble

C’est tout
Merci !

8 janvier 2010

chemin de vie ou la calèche

Ce texte est un peu long mais je l'aime beaucoup, découvert il y a une vingtaine d'années à un cours de yoga, je le retrouve avec plaisir et vous le fais partager

Le Chemin de Vie est une sorte de fil conducteur que tout être humain suit au cours de son existence. Nous pouvons le comparer au scénario d'un film ou au «livre de route» des ralliements actuels. Nous avançons sur ce chemin en utilisant un véhicule particulier qui est notre corps physique. Les Orientaux nous proposent une image fort intéressante pour ce véhicule et ce Chemin de Vie. Nous sommes, disent-ils, comme une charrette, une Calèche qui représente notre corps physique et qui circule sur un chemin qui symbolise la vie ou plutôt le Chemin de Vie. Voyons jusqu'où nous pouvons pousser cette image?

Le chemin sur lequel circule la Calèche est un chemin de terre. Comme tous les chemins de terre, il comporte des « nids-de-poule », des trous, des bosses, des cailloux, des ornières et des fossés de chaque côté. Les trous, les bosses et les cailloux sont les difficultés, les heurts de la vie. Les ornières sont les schémas déjà existants que nous reprenons des autres et que nous reproduisons. Les fossés, plus ou moins profonds, représentent les règles. Les limites à ne pas franchir sous peine d'accident. Ce chemin comporte parfois des virages qui empêchent la visibilité ou traverse parfois des zones de brume ou des orages. Ce sont toutes ces phases de notre vie où nous sommes « dans le brouillard », où nous avons de la difficulté à voir clair ou à pouvoir anticiper car nous ne pouvons « voir devant ».

Cette Calèche est tirée par deux chevaux, un blanc (Yang) qui est à gauche et un noir (Yin) qui est à droite. Ces chevaux symbolisent les émotions, ce qui nous montre à quel point ce sont elles qui nous tirent, voire nous mènent dans la vie. La Calèche est conduite par un Cocher qui représente notre mental, notre Conscient. Elle possède quatre roues, deux devant (les bras), qui donnent la direction ou plutôt impliquent la direction donnée par le Cocher aux chevaux, et deux derrière (les jambes), qui portent et transportent la charge (elles sont d'ailleurs toujours plus grosses que celles de l'avant). À l'intérieur de la Calèche, il y a un passager que l'on ne voit pas. Il s'agit du Maître ou Guide Intérieur de chacun de nous, de notre Non-Conscient, de notre Conscience Holographique. Les chrétiens l'appellent« l'Ange Gardien ».


Notre Calèche personnelle avance donc sur le chemin de la vie, dirigée en apparence par le Cocher. Je dis bien en apparence, car si c'est bien lui qui la conduit, c'est en fait le passager qui a donné la destination... Le Cocher, qui est notre mental, conduit donc la Calèche. De la qualité de sa vigilance et de sa conduite (ferme mais en douceur) vont dépendre la qualité et confort du voyage (existence). S'il brutalise les chevaux (émotions) et les brime, ceux-ci vont s'énerver ou s'emballer à un moment donné et risquer de conduire la Calèche à l'accident, de la même manière que nos émotions nous conduisent parfois à des actes irraisonnables voire dangereux. Si le conducteur est trop relâché, s'il manque de vigilance, l'attelage va passer dans les ornières (reproduction des schémas parentaux, par exemple) et nous suivrons alors les traces des autres, en courant le risque d'aller dans le fossé comme eux s'ils l'ont fait. De la même façon, s'il n'est pas vigilant, le Cocher ne saura pas non plus éviter les trous, les bosses, les nids-de-poule (coups, erreurs de la vie) et le voyage sera très inconfortable pour la Calèche, le Cocher et le Maître ou Guide Intérieur.

S'il s'endort ou ne tient pas les rênes, ce seront alors les chevaux (émotions) qui dirigeront la Calèche. Si le cheval noir est le plus fort (parce que nous l'avons mieux nourri...), la Calèche va tirer à droite et être guidée par les images émo­tives maternelles. Si c'est le cheval blanc dont nous nous occupons le mieux et qui domine, la Calèche va tirer à gauche, vers les représentations émotives paternelles. Lorsque le Cocher conduit trop vite, force trop, comme nous le faisons parfois, ou si les chevaux s'emballent, c'est le fossé, l'acci­dent qui arrête plus ou moins violemment tout l'attelage et avec plus ou moins de dégâts (accidents et traumatismes).


Parfois, une roue ou une pièce de la Calèche lâche (maladie), soit parce qu'elle était fragile, soit parce que la Calèche est passée sur trop de bosses et dans trop de trous (accumulation de comportements, d'attitudes inadéquates). Il faut alors réparer et selon la gravité de la panne, nous allons pouvoir le faire nous-mêmes (repos, cicatrisation), devoir faire appel à un dépanneur (médecine douce, naturelle) ou si c'est encore plus grave à un réparateur (médecine moderne). Mais il sera de toute façon important de ne pas nous contenter de changer la pièce. Il sera essentiel de réfléchir à la conduite du Cocher et à la manière avec laquelle nous allons chan­ger nos comportements, nos attitudes face à la vie, si nous ne voulons pas que « la panne» se reproduise.

Parfois, la Calèche traverse des zones de faible visibilité, c'est-à-dire que nous ne voyons pas vraiment où nous allons. Il peut s'agir d'un simple virage. Nous pouvons le voir et nous préparer à son arrivée en anticipant. Nous devons alors ralentir, repérer dans quel sens tourne le chemin et suivre la courbe en tenant bien les chevaux (maîtriser par exemple nos émotions quand nous vivons une phase de changement voulue ou subie). Lorsqu'il s'agit de brume ou d'orage, il nous est alors plus difficile de conduire notre Calèche. Nous devons « naviguer à vue », en ralentissant l'allure et en nous fiant aux bords immédiats du chemin. Nous devons dans cette phase faire une confiance totale, pour ne pas dire « aveugle », dans le Chemin de Vie (lois naturelles, règles de la Tradition, Foi, etc.) et le Maître ou Guide Intérieur (Non-Conscient) qui a choisi ce chemin. Ce sont les phases de la vie où nous sommes perdus « dans le brouillard» et où nous ne savons plus où nous allons. Dans ces moments-là, nous ne pouvons plus faire autrement que laisser la vie nous montrer la route.


Parfois, enfin, nous arrivons à des carrefours, des bifurcations. Si le chemin n'est pas balisé, nous ne savons pas quelle direction prendre. Le Cocher (le mental, l'intellect) peut prendre une direction au hasard. Le risque de se tromper, voire de se perdre, est grand. Plus le Cocher est sûr de lui, persuadé de tout connaître et de tout maîtriser, plus il va vouloir et penser savoir quelle direction choisir et plus le risque sera important. Nous sommes alors dans le règne de la «technocratie rationaliste », où la raison et l'intellect croient pouvoir tout résoudre. S'il est, en revanche, humble et honnête avec lui-même, il demandera quelle route prendre au passager (Maître ou Guide Intérieur). Celui-là sait où il va, il connaît la destination finale. Il pourra alors l'indiquer au Cocher, qui la prendra, à condition que ce dernier ait été capable de l'entendre. En effet, la Calèche fait parfois beaucoup de bruit en roulant, et il est nécessaire de s'arrêter pour pouvoir dialoguer avec le Maître ou Guide Intérieur. Ce sont les pauses, les retraites que nous faisons parfois pour nous retrouver, car il nous arrive de nous perdre.

Voilà une image simple mais qui représente vraiment bien ce qu'est le Chemin de Vie. Grâce à elle nous pouvons comprendre facilement de quelle façon les choses se passent dans notre vie et ce qui peut les faire déraper.


7 janvier 2010

Résolutions

Cette année je ne prendrai
Qu’une seule résolution
Celle de ne pas en prendre
Pourquoi me mentir
Pourquoi me leurrer
Des il faudrait que
Sans lendemains
Je connais trop
Cette année je serai
Opportuniste
Je capterai à l’arrache
L’instant propice
A l’infime changement
Qui amorcera
Goutte à goutte
En cascade cristalline
La lente révolution
Intérieure

Publicité
Publicité
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 140 945
Publicité
Bribes de zen
Albums Photos
Derniers commentaires
Publicité