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Bribes de zen

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26 mars 2007

haikus du printemps

            Pluie du printemps
toute chose en devient
           Plus belle

                       Chiyo-ni

           Cueillant une violette
Le coeur faible
             Du printemps

                         Gyôdai

           La cueillir quel dommage
La laisser quel dommage!
            Ah cette violette

                            Naojo

             Au clair de lune
Le prunier Blanc redevient
              Un arbre d'hiver

                              Buson

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20 mars 2007

les chaînes du passé

Dédié aux enfants Xtraordinaires.

Les chaines se déchainent

Abiment, les gènes

Sans gêne s’emmêlent

Se cassent, ils sont fragiles

Ils se transmettent

Silencieux…..

Pardon.

L’arbre a des racines solides

Sa sève inconsciente

S’étale, s’insinue même dans

Les branches brisées par la  guerre

Les branches cisaillées, mémoire

Des  bourgeons sans vie,

Les branches chargées de fruits,

Lourdes de progénitures

Sa sève inconsciente

Nous nourrit de générations

En générations

Brisons les chaines du passé !

19 mars 2007

silence d'enfant

plan_d_eau__coumarine_

consigne: incipit:"il faut que je vous dise...j'ai menti"


silence d'enfant

Il faut que je vous dise…j’ai menti, je n’étais encore qu’un gamin, la journée à l’école s’était plutôt mal passée avec la leçon de calcul et les tables de multiplication le matin, trop de fautes à la dictée de l’après midi, la maitresse n’était pas contente…alors j’ai décidé de rentrer par l’étang, les yeux rivés sur le chemin, j’ai ramassé des beaux cailloux bien plats, ronds, ovales, lisses, les meilleurs pour les ricochets, oui parce qu’en ricochets je suis excellent, même qu’une fois, mon caillou il a traversé tout l’étang, c’était comme un feu d’artifice tous ces ronds qui se propageaient à la surface de l’eau , l’étang il était plus pareil tout ridé de vaguelettes, j’étais tellement fier. Ce jour là, je caressais du bout des doigts mes cailloux, prêt pour un nouvel exploit, quand j’entendis derrière un bosquet des rires étouffés, des bruits de feuilles froissées, de frôlements, des soupirs….je m’accroupis et cherchais des yeux…je vis une jupe relevée, un homme à moitié nu, je n’ai pas tout de suite reconnu mon père, mais j’ai bien entendu la voix de la boulangère…je n’ai plus osé bouger et ce n’est qu’après, quand ils sont passés près de moi que je l’ai vu, lui. Quand je suis rentré à la maison, il était tard,  papa était fâché, il m’a demandé où j’avais trainé, j’ai baissé la tête, j’ai dit : « chez le Jeannot, on a joué », il n’a pas vu mes yeux rougis par les larmes, maman elle a dit que c’était pas grave. Les années ont passé, hier on a enterré la boulangère, j’ai bien vu que mon vieux père il était très triste, pas moi.

18 mars 2007

Xtraordinaire

Le handicap, qu'il soit physique ou mental
dérange, interroge, questionne.

Le handicap c'est pas toujours l'affaire des autres
parfois la vie bascule si vite.

Chacun peut y être confronté un jour
et personne n'est jamais prêt.

J'ai rencontré une partie de l'équipe de l'association Xtraordinaire
Ils sont jeunes et dynamiques

Ils ont un super projet d'expédition
ils ont besoin du soutien de tous,
concernés ou pas par le handicap mental

Allez voir leur site et vous comprendrez!
Moi, je leur dis BRAVO

www.expeditionxtraordinaire.com

www.xtraordinaire.org

18 mars 2007

jambo: shih tzu

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bilan de santé: à repris du poil de la bête!
en pleine forme après un passage chez le toiletteur!

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16 mars 2007

nature

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                              sculpture d'arbre naturelle

13 mars 2007

pensées

A quoi sert de voyager si tu t’emmènes avec toi ?
C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat. »

Sénèque

Un jour en vaut trois pour qui fait chaque chose en son temps. »
Proverbe chinois

« Quand un anneau est brisé, la chaîne n’existe plus. »
Proverbe danois

« Mieux vaut faire des reproches que garder sa colère. »
Ecclésiastique

12 mars 2007

deux yeux verts

consigne:incipit: deux yeux verts me regardaient....

deux petits textes:

Deux yeux verts me regardaient

Fixement, intensément

Je le saisis par la peau cou

Miaulement terriblement déçu

Piaillements au fond du nid

Je ne comprendrais jamais

Pourquoi chez moi, enfant

Cohabitaient un chat et deux oiseaux !

Deux yeux verts me regardaient

Une crête rouge sur le crâne

Des mèches bleues gélifiées

Gantée de mitaines noires

Un collier façon chaine à vélo

Est-ce bien toi ma fille ?

Premier avril ou carnaval ?

Je ne sais plus où j’en suis !

10 mars 2007

printemps

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La vie en rose printanier!

10 mars 2007

invitation au voyage

maison_bleueconsigne: une maison aux volets bleus dans un endroit tranquille, pourtant il y a un secret, un mystère....incipit: il y a huit jours exactement que....

Il y a huit jours exactement que mamé m’a chuchoté dans le creux de l’oreille «  ma Clairette,  j’ai un secret : le papé va venir me chercher pour faire un beau voyage». Elle  promène une douce tristesse, mamé depuis que le papé a oublié de se réveiller un matin d’hiver.

Ouvrir en grand les volets bleus : le soleil en a profité pour s’inviter, laver les rideaux au lavoir, derrière l’église, elle se souvient : quand il est revenu de la guerre, il disait que les rideaux sentaient bon l’eau du ruisseau. Ressortir la nappe des jours de fête, celle avec les oiseaux, celle qui le faisait chanter après le bon vin. Epousseter les meubles qui l’ont accompagnée fillette, femme, maman, mamé…ressortir du placard la robe bleue parsemée de myosotis, illuminer le décolleté avec la pierre de lune, cadeau de leur amour, jeter sur ses épaules un châle en fine dentelle, peigner ses cheveux d’ange si légers, les remonter en chignon, laisser couler une larme dans le miroir, elle est si belle et si fragile.

Elle est sereine, d’une infinie tranquillité, elle l’attend,  elle est prête, la maison est propre, la lavande flotte dans l’air, le bouquet de tournesol guette  par la fenêtre.

Elle s’est allongée un instant, ses yeux se sont fermés, elle a souri, elle m’a chuchoté dans le creux de l’oreille : « je suis heureuse, ma petite Clairette » et  telle une petite bougie que l’on éteint dans un souffle elle est partie  rejoindre son papé pour d'autres noces.

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