Fragile
Fragile, indocile
une plume dérive
soufflée par l'inconstance
d'un vent léger
Imaginez que vous vous donnez soudain
le droit d’être furieusement heureux."
Alexandre Jardin
"Nous reconnaissons les choses,
nous ne les connaissons pas."
Gilles Deleuze
"Marche face au soleil sans craindre
la brûlure du bonheur
et laisse ton ombre lutter
contre les ténèbres dans ton dos."
Li-Cam
"La vie est un rêve, c’est le réveil qui nous tue."
Virginia Woolf
"La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste."
Victor Hugo
Corinne: le 18 mai.
En grec, l'étymologie donne la parenté. Saint Dioscore est le patron de Cora, Corinne, Coralie en attendant qu'une femme soit nommée dans le calendrier
Coralie signifie en celte, "l'entourage, la parenté, l'ami" et témoigne d'un problème sur la parenté dans l'arbre généalogique. La mémoire familiale garderait en souvenir des informations oubliées.
Corinne est le nom d'une brillante poétesse de la Grèce antique, la rivale du poète Pindare. Elle gagnait les concours lyriques. Le prénom Corinne inspira Mme de Staël qui le donna à l'héroïne de son roman: Corinne ou l'Italie, publié en 1807
L'envie de vous faire partager mes photos
en respectant l'espace de Bribes de mots
m'amène à créer Clise-Clic
qui prendra tranquillement
son envol dans les prochains jours!
Que savons-nous de nos 'proches'? Lorsque Olga malade, coupe brusquement toute communication avec son entourage, ne parle plus, ne regarde plus, ce sont ses filles qui ouvrent les yeux - sur ce qui les sépare. Dans cette famille en apprence si unie, chacune des quatre soeurs a, en effet, sa propre vision de la mort et sa propre vision de la mère. Les voilà renvoyées à leur enfance et confrontées à cette vérité : dans une famille, personne n'a eu la même mère. Parce qu'Olga, silencieuse, les yeux fermés, est en train de s'effacer, chaque fille découvre sur 'le clan', un clan étrangement matriarcal, ce qu'elle ne savait pas ou n'avait pas voulu savoir - petits secrets qui recomposent peu à peu un puzzle géant dont aucune, jusque-là, n'avait détenu toutes les pièces.
J'ai aimé ce livre et sa tristesse, ses accompagnements, ses secrets de famille, ses souvenirs, sa détresse
un livre de femmes qui croient se connaitrent....

Il n’en a parlé à personne. Il n’a pas osé.
Un secret c’est un secret.
Un secret on doit l’oublier, le faire oublier.
Il n’a rien dit, juste semé quelques indices
Quelques paroles confuses qui interrogent encore
Quelques papiers dissimulés dans des dossiers anodins
Il avait du penser qu’un jour quelqu’un comprendrait
Quelqu’un rechercherait la vérité
Mais savait-il vraiment lui-même ?
C’est ma grande tante Lucie, prénom de Lumière
Qui a commencé à remuer la poussière du temps
Elle a cherché, ouvert des pistes, défriché, quémandé,
Elle a rassemblé les morceaux sans jamais trouver la solution
Peut être l’a-t-elle trouvée et n’en a parlé à personne ?
Un secret c’est un secret. Je ne sais pas.
Et moi je ne savais rien …..
Je voulais juste faire de la généalogie
C’est dans l’air du temps
J’ai trouvé ces incohérences du temps, des dates
Ces trous dans l’arbre, je me suis imprégnée
De leur histoire à mes ancêtres
Je suis retournée vers leurs fermes ardéchoises
J’ai fouillé les registres
Fouiné dans les vieux papiers, les vieilles photos
J’ai mené mon enquête
Et j’ai trouvé le secret, pas si grave que ça
On a échappé au viol et à l’inceste
Très prisés dans les secrets de famille
Pourtant maman m’a dit : n’en parle à personne !
Alors moi je ne sais plus….
Juste que je m’appelle Claire
Elle est pourtant très claire cette histoire de secret
Et elle illumine bien des parts d’ombre.
Marie néglige sa famille, oublie ses enfants. Marie en fait trop (ou pas assez...), passe du côté de l'illégalité, dérive, bascule dans la folie pour réparer l'injustice du monde. Un roman bouleversant où se superposent et s'affrontent la misère ordinaire d'un quotidien sans espoir et le dénuement total d'exilés pourchassés. Entre ces deux univers, gens d'ici et malheureux d'ailleurs, peu de solidarité, la haine parfois prête à surgir. L'émotion affleure à chaque phrase de ce récit tendu, où une héroïne fragile se fracasse sur les récifs de l'existence.
J'ai aimé ce livre parce qu'il se joue au bord de la folie, le dialogue intérieur d'une femme désepérée par la vie, une immense émotion...
Zoli est une « Rom ». Petite fille, elle perd ses parents et sera élevée par son grand-père. On est dans les années trente, les Tziganes vivent en tribu dans des roulottes au hasard des routes. Ils forment malgré tout une société très codifiée. Dans ces « kumpania », la musique et la poésie sont très importantes. C’est une culture orale et il est même mal vu de savoir écrire, comme le grand-père de Zoli. Malgré les interdits de la loi rom, il va transmettre son savoir à sa petite-fille. Les « Roms » l'accepteront jusqu'à un certain point : avec l'avènement du communisme, Zoli est devenue une poétesse reconnue et leur apporte une certaine bienveillance de la part du régime. Mais Zoli veut rester une femme libre, avec son peuple, sur les routes, ambivalence difficile à vivre…
Porté par un documentation sans faille, servi par une écriture travaillée et polyphonique, voici un roman bouleversant d'humanité sur le monde méconnu des Tziganes.
(La procure)
Ce livre est superbe, bien écrit (et traduit), comme tous les personnages de Colum McCann, Zoli restera dans ma mémoire, tant le portrait de cette femme est bien écrit
Il n’y a qu’un coin de l’univers
que vous pouvez améliorer :
c’est vous-même
Antoine St Exypéry
Vous devez être le changement
que vous voulez voir dans le monde
Gandhi
Vis comme si tu devais mourir demain,
apprends comme si tu devais vivre toujours
Gandhi