pensée
Notre plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber
mais de nous relever après chaque chute...
(Confucius)
Notre plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber
mais de nous relever après chaque chute...
(Confucius)
Juste pour me faire plaisir,
Un souvenir d'enfance!
Pour faire le portrait d'un oiseau
Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger ...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.
On voudrait bien nous faire croire au Canada
Chaque arbre planté près de chez moi
depuis quelques années, se teinte de ROUGE
en automne... mais un rouge tellement rouge
et puis je viens de passer des journées entières
avec une canadienne pour les ateliers "Ecoutes ton corps"
et j'ai encore l'accent incroyable qui résonne dans mes oreilles!
On donne tout à nos enfants
y compris des peurs
qui ne leur appartiennent pas
Mieux vaut transmettre un art à son fils
que lui léguer mille pièces d'or
J'aurais dû... et si j'avais sû... sont deux poisons violents
Essayez de les remplacer par j'ai fait ce que j'ai pu "
Parce que je suis du genre fidèle
comme chaque année
j'ai jeté quelques paires de chaussures
sur la pyramide
en signe de soutien
NON AUX BASM ( bombes à sous munitions)
Parce que je participais à un stage
dont le thème était: Développer le senti
avec "Ecoutes ton corps"
J'ai enfilé ma jambe dans une attelle coudée à 90°
et me suis ainsi retrouvée amputée sous le genou
et j'ai marché avec une prothèse
WAOUH l'expérience WAOUH l'émotion
Waouh Mick!
La vie c'est comme une bicyclette
il faut avancer
pour ne pas perdre l'équilibre
Albert Einstein
Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin,
je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l’ai jamais fait. Ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures…
Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? »
Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.
Jean-Louis Fournier
Impossible de vous parler de ce livre,
Alors j'ai laissé la parole à son auteur
Juste que ce livre est une émotion incroyable
Juste que c'est trop la réalité
juste que cela me touche trop!
A lire absolument
Merci à Jean Louis Fournier d'avoir écrit ce livre.