photo flash
Fête foraine
Pour un instant
Je suis petite reine
Caracolant
Sur un cheval de bois
Vers un pompon
Voltigeant
A chaque tour
Un regard d’amour
Vers mon papa serein
Qui m’attend
Barbe à papa
A la main
consigne: barbe à papa
Fête foraine
Pour un instant
Je suis petite reine
Caracolant
Sur un cheval de bois
Vers un pompon
Voltigeant
A chaque tour
Un regard d’amour
Vers mon papa serein
Qui m’attend
Barbe à papa
A la main
consigne: barbe à papa
Les mamans disent souvent ou disaient autrefois à leurs enfants:
On n'a qu'une mère!
Tu es la prunelle de mes yeux
Tu ne vis pas à l'hotel
Tes coudes!
Plus c'est grand plus c'est bête
Tiens toi droit
vas te laver les mains
Tu t'es coiffé avec un rateau?
Arrêtes de te faire remarquer
Joue avec ta petite soeur
La petite-fille rebelle et lointaine de "va où ton coeur te porte" est de retour à la maison. C'est elle cette fois-ci qui écrit à sa grand-mère, et à nous, évoquant ses souvenirs, ses inquiétudes, cette rancoeur sourde qu'elle éprouve pour la femme qui l'a élevée et aimée. Surtout, elle avoue le besoin de chercher les traces des seules personnes qu'elle aurait vraiment voulu connaître : son père et sa mère. Pour cette raison, elle explore la villa de sa grand-mère et arrive jusqu'au grenier. A travers des lettres et des photos éparpillées, elle parvient à reconstruire le puzzle de la vie de ses parents défunts, un chemin nécessaire à sa propre reconstruction.
Ce livre est un questionnement intérieur très profond, il aborde tous les aspects de la vie, le pourquoi de la vie
un extrait: Un enfant qui vient de naître n'est pas un tableau blanc sur lequel on peut écrire n'importe quoi, mais une nappe sur laquelle quelqu'un a déjà tracé la trame d'une broderie: parcourra-t-il cette route déjà tracée par d'autres ou choisira-t-il un chemin différent? continuera-t-il à suivre le sillon habituel ou aura-t-il le courage d'en sortir en sautant à pied joints? et pourquoi les uns brisent-ils leurs chaînes, alors que d'autres les renforcent avec une docilité aveugle?
Au village, on l’appelle le simplet, on croit qu’il lui manque une case, les gentils disent que c’est un original…parfois tout s’embrouille dans sa tête…télescopage….dérapage…
Ce soir, il est triste, tellement triste, il l’a bien vu Mathilde, la douce, la belle, traverser de son pas alerte le petit pont …sûr qu’elle allait chez le Pierrot, depuis quelques temps il les voit partout ensemble, même que dans le bois l’autre jour, il a entendu le Pierrot lui déclarer : « je t’ai dans la peau »….lui ferait bien la peau…parce qu’il l’aime, lui, Mathilde depuis si longtemps, mais elle est trop bien pour lui…
La nuit est froide et claire, la lune brille ronde et fragile comme une assiette de porcelaine, et ce silence insupportable, seul… toujours seul….ses oreilles bourdonnent…il met son canif dans sa poche, ouvre la fenêtre, saute dans le jardinet et s’enfuit en courant en direction du petit pont…..
Si vous croyez qu’il est parti chez le Pierrot pour lui faire la peau…allez à la page 26
Si vous pensez qu’il a choisi d’en finir avec la vie….allez à la page 45
Si vous pensez comme moi….allez à la page 56
Page 56 : Il a couru à travers bois jusqu’au pont de ses soupirs, il a dansé la farandole avec les arbres, enlaçant de ses bras l’écorce rugueuse des troncs, puis il a regardé l’eau tourbillonner, il a reconnu dans sa tête le chant des oiseaux, parce qu’il leur parle aux oiseaux et que les oiseaux l’écoutent, il a sorti son canif de sa poche, a taillé dans un bout de bois un bateau , pareil à une coque et debout sur le pont il a lancé son navire de fortune et l’a regardé partir, happé dans les volutes bruyantes d’un ruisseau désordonné, lui le naufragé de la vie, le naufragé de l’amour.
Allez, avouez, vous n’auriez pas imaginé……
Consigne: Vous...le lecteur est interpellé par votre texte..il en devient l'acteur
J'ai relu ce poème hier soir, et c'est comme si je ne l'avais jamais oublié...
Le Cancre
Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu'il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur
Le brain gymn
Développé depuis une vingtaine d'année aux U.S.A. entre autres par le docteur Dennison, le brain gymn a déjà été utilisé avec succès dans des milliers de cas considérés comme rebelle ou difficile, et réhabilité chez de nombreux enfants ou adultes le plaisir d'apprendre et de réintégrer une vie normale.
Ses objectifs visent entre autres, à réaliser une meilleure intégration des hémisphères droit et gauche du cerveau, une meilleure interaction cerveau-oeil, cerveau-oreille, cerveau-main, cerveau-corps.
De subtils déséquilibres existent chez la plus part d'entre nous et sont à l'origine de nombreuses difficultés d'apprentissage, du sportif cherchant à améliorer ses performances au jeune enfant en difficulté scolaire.
Ces mêmes déséquilibres vont faire obstacle à un traitement correct de l'information par le cerveau, cela peut se traduire par des troubles oculomoteurs, des difficultés à lire, écrire, écouter, établir de nouvelles structures conceptuelles ou bien encore par des troubles posturaux, douleurs vertébrales, migraines, maladresses répétées, perturbation de l'équilibre, stress émotionnels entraînant des troubles multiples et variés.J'ai testé , ça marche! et avec des exercices très simples!
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts
Et pourtant je devine, émouvante
Une larme au fond de tes yeux
Prête à déborder dans le sillon
De tes rides, marques
De ta désespérance
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts
Et la blessure qui brûle encore
Suspend le temps
Défie la vie
Vie
consigne: beaucoup d'eau a coulé sous les ponts
On peut éprouver une telle joie à faire plaisir à quelqu´un
qu´on ait envie de le remercier. »
Henry de Montherlant
« La vraie amitié sait être lucide quand il faut,
aveugle quand elle doit. »
Francis Blanche
« L´ambition est un sentiment extrêmement noble.
Ce qui la pervertit, c´est l´obsession. »
Nicole Kidman
« L´art de diriger consiste à savoir abandonner
la baguette pour ne pas gêner l´orchestre. »
Herbert von Karajan
Tu voudrais que je vive
Moi l’électron libre
A fleur de peau
Projeté dans l’infini
D’un monde irréel
Désorienté
Je rêve de liberté
Liberté finale
Ecartelé
Je rêve de tranquillité
De néant
Chaque jour
Je rêve d’amour
D’amour sans discussion
Alors… pardonnes
Peut être que je survivrais
Mais à condition
Que tu m’en donnes….
la consigne: terminer le texte par: à condition que tu m'en donnes
Philippe RAHMY
Né à Genève en 1965, Philippe Rahmy, auteur de Mouvement par la fin, (Cheyne, collection Grands fonds, 2005) est atteint de la maladie des os de verre. Egyptologue, licencié en philosophie.
Comment aborder ce livre bref, brûlant et glacé, dont le titre est complété abruptement, et comme écartelé, roué vif, par les mots : « un portrait de la douleur » ? De là, en deçà, ici, la douleur est un regard. Un regard qui se reconnaît, qui s’approfondit et s’allège quand les mots qui le traversent crissent sur le papier. Le point d’origine, le premier mot jaillit de l’instant de la mort et s’efface dans la torpeur.( postface de Jacques Dupin)
Extrait
Je veux encore dire que chaque vie me semble plus digne d’amour que la mienne mais que je n’en désire aucune autre, pas même celle dont je suis privé. Il vient dans cet absentement concret qui me blesse un peu plus de beauté chaque jour : à mesure que je m’éloigne de la lumière, je m’enfonce davantage en elle.
Ce livre est d'une force incroyable. Un livre pour qui pourrait se questionner sur la douleur, comme si la douleur était une forme de vie face à la mort, comment apprivoiser la douleur extrême. bref un livre qui m'a profondement émue et qui m'améne à me poser tout plein de questions!