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Bribes de zen
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28 février 2013

Le lynx de Silvia Avallone

Piero aime tout ce qui brille, en particulier les belles voitures. Pour s'en procurer, il a trouvé un moyen simple : le vol. L'espace d'un instant, voler lui donne l'agilité et la puissance d'un lynx, lui permet de fuir une épouse résignée et des souvenirs d'enfance douloureux. Une nuit de brouillard, quelque part dans la plaine du Pô, il stoppe son Alfa Romeo rutilante sur une aire de repos, entre dans un restoroute et s'apprête à braquer la caisse lorsqu'il tombe sur un adolescent paumé dont l'assurance et l'étrange beauté le foudroient...

Le roman est court, je l'ai lu d'une traite, dans un souffle....puissant, dérangeant. Un livre comme je les adore!

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26 février 2013

Une partie de chasse d'Agnés Desarthe

Ce court roman, d'une intensité et d'une audace formelle rares, raconte l'histoire de quatre chasseurs dont l'équipée tourne mal. Au cours d'une partie de chasse, un homme tombe dans une galerie souterraine. Tristan, le plus jeune, est désigné pour rester sur les lieux tandis que les autres iront chercher du renfort. Une longue attente commence. Tristan voit défiler les moments-clés de son enfance et de son adolescence : ses amours, ses haines, la maladie de sa mère; le tout dans une sorte d'autobiographie fiévreuse. Car c'est la jeunesse, ou plutôt le deuil de la jeunesse, qui constitue le sujet principal de ce roman. Lorsque, comme dans un cataclysme, tout ce que nous avons désiré, aimé, rêvé, disparaît à jamais pour laisser la place à l'adulte qui va naître. Dans ce roman violent et énigmatique, Agnès Desarthe nous entraine dans un monde que les dieux auraient abandonné, laissant place aux pulsions les plus secrètes qui dorment dans le cœur des hommes.

Le livre est un peu long à démarrer...puis s'accélère...j'ai aimé !

24 février 2013

Les désorientés de Amin Maalouf

"Dans Les désorientés, je m'inspire très largement de ma propre jeunesse. Je l'ai passée avec des amis qui croyaient en un monde meilleur. Et même si aucun des personnages de ce livre ne correspond à une personne réelle, aucun n'est entièrement imaginaire. J'ai puisé dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes remords, autant que dans mes souvenirs. Les protagonistes du roman avaient été inséparables dans leur jeunesse, puis ils s'étaient dispersés, brouillés, perdus de vue.
Ils se retrouvent à l'occasion de la mort de l'un deux. Les uns n'ont jamais voulu quitter leur pays natal, d'autres ont émigré vers les Etats-Unis, le Brésil ou la France. Et les voies qu'ils ont suivies les ont menés dans les directions les plus diverses. Qu'ont encore en commun l'hôtelière libertine, l'entrepreneur qui a fait fortune, ou le moine qui s'est retiré du monde pour se consacrer à la méditation ? Quelques réminiscences partagées, et une nostalgie incurable pour le monde d'avant. "
'A. M.

J'ai passé un excellent moment plongée dans la lecture de ce livre. Entre nostalgie et réalité du monde présent, les interrogations se succédent...

23 février 2013

Pensée

L’imagination est plus importante que le savoir.
 
Albert Einstein
 

22 février 2013

Pensée

La connaissance seule ne suffit pas ; elle n’a pas de coeur.
  Dan Millman
 

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12 février 2013

Le héron de Guernica d'Antoine Choplin

Avril 1937, Guernica. Quand il ne donne pas un coup de main à la ferme du vieux Julian, Basilio passe son temps à peindre des hérons cendrés dans les marais, près du pont de la Renteria. Ce matin du 26, alors que nombre d'habitants ont déjà fuit la ville dans la crainte de l'arrivée des Nationalistes, le jeune homme rejoint son poste d'observation au bord de l'eau. Amoureux d'une jeune ouvrière de la confiserie, il veut lui peindre un héron de la plus belle élégance, lui prouver sa virtuosité et son adresse de coloriste, alors que, déjà, les premiers bombardiers allemands sillonnent le ciel. Ce n'est pas que Basilio se sente extérieur au conflit, il a même tenté de s'enrôler chez les Républicains, mais on n'a pas voulu de lui. En ville, on dit de lui qu'il a un sacré coup de pinceau. Mais qui peut comprendre sa fascination pour ces oiseaux, l'énigme de leur regard, leur élégance hiératique, mais aussi leur vulnérabilité ? Peintre naïf, peut-être que ce Basilio, mais surtout artiste qui interroge la question de la représentation. Comment faire pour rendre par le pinceau la vie qui s'exprime dans le frémissement des plumes ? Questionnement peut-être plus essentiel encore dans ces temps de cruauté. Car sitôt les premières bombes incendiaires tombées sur Guernica, Basilio rejoint la ville pour voir, de ses propres yeux, l'horreur à l'oeuvre.

Un petit bijou ! tout est dit ...A lire !
J'aime ces petits livres qui se lisent dans un souffle....

11 février 2013

Une journée avec Mr Jules de Diane Broeckhoven

Depuis des années qu'ils sont mariés, Alice et Jules ont leur petit rituel : chaque matin, tandis qu'elle paresse au lit, c'est lui qui prépare le café avant de dresser, au salon, la table du petit-déjeuner. Puis, à dix heures pile, le fils de la voisine, David, a l'habitude de sonner à leur porte pour une partie d'échecs avec celui qu'il appelle " Mr Jules ". Enfant autiste, David aime profiter du calme des deux retraités, de leur douce lenteur et de leur vie bien réglée. Mais ce jour-là, lorsque Alice rejoint son époux au salon, elle le retrouve tranquillement assis sur le canapé, toujours vêtu de son pyjama, l'air serein mais le regard étonné. Mort. Que faire ? Doit-elle téléphoner aux pompes funèbres ? Hors de question : en moins d'une heure, des croque-morts viendraient chercher le corps de Jules et exhiberaient aux yeux d'Alice leurs sinistres catalogues, pleins de cercueils. .....

Superbe petit livre, comment dire au revoir dans le calme...prendre le temps de prendre une dernière journée avec l'être aimé....c'est beau !

3 février 2013

Les lisières d'Olivier Adam

Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de partir s'occuper, « pour une fois », de ses parents, son père ouvrier qui s'apprête à voter FN et le tsunami qui ravage le Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il doit se confronter au monde qui l'a fondé et qu'il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, il va se livrer à un véritable état des lieux personnel, social et culturel.

J'avais dit que ne lirais pas ses prochains livres et puis...mes amies avaient aimé alors j'ai lu et je ne regrette pas, même si j'ai retrouvé trop de répétitions, de situations déjà declinées...les lisières m'ont souvent touchées!

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