Le prédateur est revenu
Elle était presque belle et apaisée
J’avais cru deviner comme
Un sourire au fond de ses yeux
Je m’étais sans doute trompée
Elle était presque apaisée et belle
J’avais cru la voir offrir
Au soleil son visage délicatement rosé
Je m’étais bien trompée
Elle était presque belle et sereine
Soudain, sans prévenir
retour du prédateur
Tout de suite j’ai compris
Il a envahi sa tête de ses tentacules
Griffues, il a lacéré son corps,
Injecté son venin dans le moindre
Recoin de son inconscience
Il la pousse au bord de l’abîme
Il l’abîme, il la pousse hors limites
Elle hurle sa douleur, ses terreurs
Le regard vide, le teint livide
Il a encore gagné
consigne: le retour du prédateur