Noël
Amere indienne Emmanuel Merle
Recueil de poèmes de voyage, entre vers et prose où l'auteur raconte le Grand Ouest américain avec ses grands espaces, ses routes, ses montagnes, ses bourgades désolées, ses rodéos, ses bisons, ses motels et l'indianité qui ne survit que dans les noms comme Little Big Horn ou Yellowstone River.
autre critique
Ces poèmes très narratifs, « objectivistes », comme diraient les Américains, se lisent comme des proses ; ils sont peu ponctués, peu scandés, parfois les coupures ne sont pas aux endroits que l’on aurait choisis, certaines de leurs images sont à la limite de l’acrobatie mentale ; si leurs lignes étaient pleines, ce seraient de très courtes proses ; le fait que ce soient des poèmes leur donne de l’étoffe, du relief et de la couleur, qualités qui s’imposaient déjà dans le recueil de nouvelles Redwood qu’Emmanuel Merle avait publié en 2004 chez le même éditeur. Prix de poésie Roger Kowalski 2006.
Quelle beauté dans l'écriture et dans le texte !
Le bonheur
En avant première des voeux pour l'année 2007, j'ai retrouvé ce petit texte, je ne sais pas qui l'a écrit, mais peu importe , il me plaît et j'ai envie de vous le faire partager.
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Si tu ne trouves pas le bonheur
C’est peut être que tu le cherches ailleurs,
Ailleurs que dans tes souliers,
Ailleurs que dans ton foyer.
Selon toi, les autres sont plus heureux,
Mais toi, tu ne vis pas chez eux…
Tu oublies que chacun a ses tracas,
Tu n’aimerais sûrement pas mieux son cas.
Comment peux- tu aimer la vie,
Si ton cœur est plein d’envies ?
Si tu ne t’aimes pas ?
Si tu ne t’acceptes pas ?
Le plus grand obstacle au bonheur, sans doute,
C’est de rêver d’un bonheur trop grand,
Sachons cueillir le bonheur au compte gouttes,
Ce sont les plus petites gouttes qui font les océans.
Ne cherchons pas le bonheur dans nos souvenirs,
Ne le cherchons pas non plus dans l’avenir,
Cherchons le bonheur dans le présent,
C’est là et là seulement qu’il nous attend.
Le bonheur ce n’est pas un objet
Que l’on peut trouver quelque part hors de nous,
Le bonheur ce n’est qu’un projet
Qui part de nous et se réalise en nous.
Il n’existe pas de marchandes de bonheur,
Il n’existe pas de machines à bonheur..
Il existe des gens qui croient au bonheur.
Ce sont des gens qui font eux-mêmes leur bonheur,
Si dans votre miroir, votre figure vous déplait,
A quoi sert de briser le miroir… ?
Ce n’est pas lui qu’il faut casser !
C’est vous qu’il faut changer.
Un coup de folie (clise)
consigne : l'incipit( début du texte) est : je crois bien que j'ai attrapé un coup de soleil.
Je crois bien que j’ai attrapé un coup de soleil...
Assommée, bouleversée, décomposée
Retournée, sans dessus dessous,
Tourneboulée, désorganisée
Déboussolée, désaxée, piétinée...
Je recherche les morceaux
De mon corps éparpillé
Dans un élan irréfléchi
Je façonne le puzzle de ma folie...
Le plus éprouvant sera
De recoller le dernier morceau....
C’est hallucinant !
Et quand le rideau tombe
Depuis qu'elle avait quitté ce monde, tout s'était rétréci." Trois personnages se font écho dans ce récit : une absente, celui qui fut son mari - le narrateur -, et un double de celui-ci, véritable démiurge qui l'apostrophe et l'interroge. Au moment de passer la frontière de la vieillesse, le veuf anticipa la proximité du carrefour où sa propre existence et la trajectoire du monde bifurqueront à jamais. L'imminence de la fin le conduit à examiner, avec une lucidité dépourvue de tout sentimentalisme et toute nostalgie, les images d'un passé qui disparaîtra avec lui. A travers cette évocation pudique et émouvante de la disparition de l'épouse, Juan Goytisolo suggère que toute la beauté du monde se retrouve dans la seule puissance évocatrice de la langue : si la liberté existe, nous dit-il, ce ne peut être que dans les livres.
Né en 1931 à Barcelone, auteur d'une quinzaine de romans et de nombreux essais, Juan Goytisolo a obtenu en 1985 le prix Europalia pour l'ensemble de son oeuvre, en 2002, le prix Octavio Paz pour "la poésie qui habite ses romans", et en 2004 le prestigieux prix Juan Rulfo de littérature latino-américaine et caribéenne. Il vit à Marrakech.
C'est un livre beau. A la fois plein de l'émotion d'un homme qui vient de perdre la femme de sa vie, et aussi très philosophique ...sur la vie, la mort, la politique...Chaque chapitre est un tout qui pourrait se suffire à lui même.
pensées de papillotes
Noël et les papillotes reviennent
tout ceci n'est que régal!
quelques pensées:
S'il fallait tolérer aux autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable.
Courteline
Folies. il n'y a point de génie sans un grain de folie. Aristote
Ceux qui ont de la chance ne croient pas au hasard .
C'était si beau que j'ai fermé les yeux.
Trop c'est trop, mais ce n'est jamais assez.
Yvan Audouard
Parole. Si l'on ne disait que des choses utiles, il se ferait un grand silence dans le monde.
Alvare Sanchez de Moncades
Il est dans la nature humaine de penser sagement et d'agir de façon absurde. Anatole France
Vous en avez trouvé de belles dans vos papillotes?
proverbes chinois
on peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant
Si vous ne voulez pas qu'on le sache, mieux vaut encore ne pas le faire.
Mieux vaut les critiques d'un seul que l'assentiment de mille
la porte la mieux fermée est celle qu'on peut laisser ouverte
les gens heureux n'ont pas besoin de se presser
Quand on suit quelqu'un de bon, on apprend à devenir bon; quand on suit un tigre, on apprend à mordre






