02 janvier 2014

Le bonheur

Le bonheur n’est pas accroché à la lune,
Suspendu à quelque astre lointain ;
Il n’est pas sur Jupiter, Mars ou Neptune,
Mais à portée de main.

Le bonheur n’est pas au delà des mers,
Dans un monde céleste, merveilleux, incertain…
Il est sur notre propre terre,
A portée de main.

Le bonheur n’est pas sur une île lointaine,
Quelque part sur l’Océan terrible :
Il est chez nous, dans la plaine,
Dans ta maison paisible.

Le bonheur n’est pas dans un château grandiose,
Habité par des reines et des rois ;
Il est dans ton jardin de roses,
Dans ta maison de bois.

Le bonheur n’est pas dans une nuit vénitienne,
Faite de musique et d’amour,
Il est dans les choses quotidiennes,
Que tu retrouves chaque jour.

Le bonheur n’est pas dans quelque grande ville,
Où l’on parle de richesses et de joie ;
Il est dans ta chambre tranquille,
Tout près de toi.

Le bonheur n’est pas dans les choses qu’on espère,
Et qu’on réclame du lendemain ;
Il est dans celles qui nous entourent,
Et qui reposent entre nos mains.

 

Tiré du Livre de Lézard, Georg éditeur (Genève)

 

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01 janvier 2014

Meilleurs voeux 2014

voeux 14 Lapetitefontaine

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23 décembre 2013

La tendresse

La tendresse

On ne mesure sans doute pas assez la force de la tendresse,
qui se communique de peau à peau,
d'âme à âme, de coeur à coeur.
Si nous pouvions seulement être là,
ralentir notre rythme,
nous mettre à l'écoute,
ouvrir nos antennes les plus fines
pour percevoir les attentes,
les besoins les plus subtils,
mettre dans nos mains
toute l'attention et le respect
dont nous sommes capables
et garder confiance dans la danse de la vie !

Marie de Hennezel

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23 novembre 2013

Prière amérindienne

Hier j'ai trainé ma peine
dans les rues de Privas
sur tes pas,Béate

et ce matin j'ai relu ce texte d'une prière amérindienne:


Si je suis la première à décéder,
Que le deuil n’obscurcisse pas longtemps ton ciel,
Que ton chagrin soit courageux mais discret.
Il y a un changement mais pas un départ,
La mort fait partie de la vie,
Et les défunts ne cessent de vivre dans les vivants.
Toutes les richesses cueillies au cours de notre voyage,
Les moments de partage, les mystères explorés ensemble,
Les strates d’intimité sans cesse accumulées,
Ce qui nous fait rire ou pleurer, ou chanter,
La joie de la neige sous le soleil et l’éclosion du printemps,
Le Savoir …
Chacun donnant et chacun recevant.
Autant de fleurs qui ne flétrissent pas,
Pas plus que les arbres ne tombent et ne s’écroulent,
Que même les pierres …
Car même les pierres ne peuvent résister au vent et à la pluie.
Et avec le temps, même les cimes de la montagne majestueuse
Sont réduites à du sable.
Ce que nous étions, nous les sommes encore.
Ce que nous avions, nous l’avons encore.
Tout notre passé conjoint demeure impérissablement présent.
Alors quand tu marcheras dans les bois
Comme nous l’avons déjà fait ensemble.
Tu chercheras en vain la tache de mon ombre à tes côtés
Et tu t’arrêteras au sommet de la colline
Comme nous l’avons toujours fait, pour contempler la plaine.
Et tu remarqueras quelque chose, tout en cherchant
Comme d’habitude, ma main qui n’est plus là.
Et si tu te sens envahi(e) par le chagrin,
Ne bouge pas, ferme les yeux, écoute mes pas dans ton coeur.
Je ne t’ai pas quitté, je marche tout simplement dans ton coeur !

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