17 septembre 2008

Où on va papa de Jean Louis Fournier

Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin,
je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l’ai jamais fait. Ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures…

Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? »
Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.

Jean-Louis Fournier

Impossible de vous parler de ce livre,
Alors j'ai laissé la parole à son auteur
Juste que ce livre est une émotion incroyable
Juste que c'est trop la réalité
juste que cela me touche trop!
A lire absolument

Merci à Jean Louis  Fournier d'avoir écrit ce livre.

Posté par clise à 17:34 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


14 septembre 2008

la mémoire des murs de Tatiana de Rosnay

L'appartement correspondait exactement à ce que Pascaline, informaticienne quadragénaire, imaginait pour sa nouvelle vie de femme divorcée, sans enfants. Un deux-pièces calme et clair qui donne sur une rue animée. Mais à peine installée, Pascaline apprend par une voisine qu'un drame s'est déroulé dans ces lieux. Comment vivre dans des murs marqués par l'horreur ? Comment continuer à dormir là comme si de rien était ? Et pourquoi Pascaline ne
cesse-t-elle d'y penser ? Lentement mais sûrement, par touches infimes, cette tragédie fera ressurgir chez Pascaline une ancienne douleur, une fragilité secrète restée trop longtemps enfouie. Seule face à la mémoire des murs, elle devra affronter son passé. (evene)

C'est superbement écrit, c'est dur, violent à la hauteur des événements vécus et de la douleur d'une mère qui pleure son enfant.

Posté par clise à 21:22 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Elise

     Elise,
c'est la petite soeur de Camille
      La cousine (issue de germain) de Lilian
Elle est née jeudi dernier
une date qui devient historique
       dans la famille
La nouvelle génération
est bien là!
je lui souhaite plein de douceur
et d'amour.

Posté par clise à 14:59 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

11 septembre 2008

Pensée

Une armure quand on en a pris l'habitude
devient aussi confortable qu'une robe de chambre.

Paul Claudel

Posté par clise à 21:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Jeannette

Les demoiselles Dumas
C'était Jeannette et Andrée
Il y avait aussi Mademoiselle Verat
Jeannette c'était la copine de Bon Papa
quand ils étaient enfants
Et puis Jeannette, bien plus tard
Elle est devenue l'amie de Mamette
Elles jouaient à la belote
tous les jeudis
Jeannette, elle est partie vers d'autres cieux
Jamais elle ne quittera
ma mémoire d'enfant
J'ai toujours entendu parler d'elle
un jour, avec Mamette
Nous irons dans les alléees
du cimetière un bouquet
de tournesols à la main
Pour Jeannette.

Posté par clise à 07:56 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


09 septembre 2008

Pensée

N'acceptez jamais la défaite
Vous êtes peut-être à un pas de la victoire

J.Oddington

Posté par clise à 07:23 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 septembre 2008

Elle avait apporté des fleurs de tournesol

Elle avait apporté des fleurs de tournesol

En fait elle ne savait plus trop bien

Il lui semblait bien….

Elle se souvenait qu’elle avait promis

Elle avait semé les graines au printemps

Dans son jardin

Elle les avait vues naître et grandir

Ses fleurs de tournesol

De cela elle était sure

Elle les arrosait tous les matins

Et même parfois le soir

Quand il faisait si chaud

Que ses idées se brouillaient

Elle ne savait plus

Alors elle apporterait son bouquet

Encore une fois

De toute façon son amie Jeannette

Elle ne se souvient  jamais de rien !


Consigne: commencer le texte par: elle avait apporté des fleurs de tournesol

Posté par clise à 16:01 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

Pensée

On ne donne pas la vie. On la transmet.

Françoise Giroud

Mon petit fils Lilian a son blog....
mieux vaut commencer tôt.....
avec l'informatique!

Lilian

Posté par clise à 08:51 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

03 septembre 2008

Mamette

Hier, j'ai arrosé les capucines de Mamette,
Mamette est tombée,
S'est cassée,
Mamette si fragile
et si forte à la fois
quel caractère!
Quelle volonté!

Ce soir j'ai bordé Mamette
sur son lit d'hopital
j'ai déposé
un bisou sur son front.
on m'avait bien dit
qu'un jour les rôles
s'inversaient!

Posté par clise à 22:14 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

31 août 2008

L'inaperçu de Sylvie Germain

Qui est le Père Noël ? Le temps d'un instantané, il a gagne
la confiance de trois frères et de leur drôle de petite sœur Marie.
Il a échangé un secret avec cette dernière qui a avoué vouloir
« être l'arbre Zoé quand elle serait grande ». Sabine, leur mère,
l'a même engagé pour la seconder dans l'affaire familiale qu'elle
fait tourner seule depuis la mort de son mari.
Qui est Pierre Zébreuse ? Un ange gardien ? un père adoptif ?
Seul Charlam, le terrible patriarche de la famille Bérynx, le rejette.
Un jour, Pierre disparaît, semblant ne laisser d'autres traces
que les brèches qu'il a ouvertes en chacun.
Malgré tout, un tableau où vibre le jaune, des textes
poético-loufoques prolongent le charme pour Hector et Marie.

Sylvie Germain déploie l'arborescence de ces destins individuels
qu'elle arrache à leur apparente banalité en approchant
les mystères qui les magnifient, là un billet de loterie, là un cheveu
de femme dans une boîte à reliques d'enfance, là un bouquet
qui déclare sa flamme à chaque saison...
L'auteur passe, furtive, d'une vie à l'autre, glanant L'Inaperçu
des tragédies intimes. Toutes ses prises construisent le nid
du présent et sont comme autant de réenchantements du monde.
Et si le père Noël revenait ?... (fluctuat.net)

J'aime l'écriture de Sylvie Germain,  la vie telle qu'elle la raconte
ses portraits de femmes, les déchirures, les égratignures, le destin
de chacune, un superbe livre.

Posté par clise à 21:42 - - Commentaires [1] - Permalien [#]