10 septembre 2006

Silence

Pensée:

On ne peut jamais être neutre.

le silence est une opinion.

De henri Moret

Action:

Je prends conscience de l'interprétation que peut faire l'autre de mon silence.

Je prends ma place, j'ose dire ce que je pense.

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les autres

"Les autres"  Alice Ferney

j'ai adoré!

vous pensez me connaître, que je vous connais , que croyez vous que je pense de vous?

Que pensent les autres de moi?

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19 août 2006

huit jours sous une benne!

Petit nez retroussé, plongeant dans une assiette fumante, les yeux noyés dans des larmes qui ne coulent pas…

huit jours sous une benne disait ton grand-père !

Sourire cajoleur, douce supplique, petite moue charmeuse ,

huit jours sous une benne disait ton grand-père !

Les yeux dans les yeux , regard farouche, prête à tenir tête, face à cette maudite assiette, et toujours la même voix douce pour le même refrain :

huit jours sous une benne disait ton grand-père !

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expressions

Je mettrais ma main au feu que tu t’es levé du pied gauche

Tu as encore amusé la galerie une partie de la nuit !

Et le matin c’est la croix et la bannière pour démarrer

ça me fait une belle jambe que tu ne sois pas dans ton assiette

la mèche en bataille, fichu comme un as de pique

parce que même si tu ne payes pas de mine

je te connais par cœur :

tu auras vite repris du poil de la bête !

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Vivre

Je suis né pour vivre non pour mourir.

Venu sur terre pour marcher non pour m’envoler vers le ciel.

Angelo, quel étrange prénom… une prédestination ? Un pressentiment ? Pourtant rien ne laissait présager…mon enfance de petit garçon résolument têtu et bougeons, mon adolescence à peine entamée promet bien quelques rébellions à  cheveux longs et coups de gueule. Je  ne suis pas un adepte des terrains de sport mais je ne rechigne pas à courir derrière un ballon pour épater les filles. J’aime la vie sans me poser de questions d’ailleurs pourquoi s’en poser. La vie est une belle moisson, je me roule dedans prêt à en recevoir les fruits. Je ris, je vis, j’explose …

J’explose…mon corps  n’est plus que débris. Je suis cassé. Pantin désarticulé, cloué à un fauteuil qui n’avance pas. J’ai besoin d’un tuteur pour ne pas tomber. J’ai besoin de toi pour ne pas sombrer. J’ai besoin de vous pour vivre. Non, non, non je n’ai  que moi pour survivre pour ne pas m’envoler  Angelo…petit ange.

Je suis tel un animal blessé en plein élan. Qui est le chasseur ?  Qui a décidé de ma fin ?

Moi j’ai faim …je veux dévorer la vie à pleines dents, déguster tout ce qui sera assez tendre pour me réconforter, croquer l’impossible avec hargne.

Le temps passe, le corps n’est plus que souffrance…La magie apparaît … je sens, je ressens, je pense, je crois, j’écoute, je divague…La vague me porte au-delà de tout.

Je vis sans corps.

Je suis né pour vivre non pour mourir.

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Pépé

IL tient un café tabac
Il travaille aux chemins de fer
Il est magasinier
Il change souvent de travail
Il rêve de campagne
Il achète une vieille maison et une vigne
Son vin est le meilleur

Il circule à vélo sur la grande route

Il pousse son vélo dans les montées
Il s’appuie sur son vélo tout courbé
Il aime pas les cannes …il a du caractère
Il sélectionne les champignons comestibles
Avec son pendule
Il achète tous les dimanches son pain bis à tremper dans la soupe
Il dépose un panier débordant de fruit et légumes de son potager
Devant la porte des bonnes sœurs
Il ne va jamais à la messe

Pendant la guerre il est télégraphe
Il transmet les nouvelles

Il a été gazé

Il respire mal

Il a un nez…. impressionnant

Il ne parle que le dimanche
Il aime sa solitude

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Bleu

Tu deviens rare et précieux

Mais toujours je te cherche

Quand je me promène

Dans la campagne l’été

Je longe les champs de blé

Je piétine le dernier sillon de terre

Je me faufile

Et quand j’entrevois le rouge coquelicot

Je te devine tendre et fragile

Soleil bleu, flocon bleu

Longue tige qui se balance délicatement

Non je ne te cueillerais pas, tu fanerais trop vite

Et sans ton champ de blé

Et sans ton coquelicot

Que deviendrais–tu ?

Non, je préfère te graver dans mon cœur

Je m’imprègne de toi

Et quand un jour j’aurais

Un bleu à l’âme, je penserais très fort à toi

Et ce sera toi le bleuet qui viendra

Tendrement me réconforter .

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Beau chateau

Pour composer un beau château

Prenez une grande plage océane déserte
Balayée par les vents
Placez quelques tours crénelées
Entourées d’un fossé
Quelques coquillages pour fignoler
Mettez un navire corsaire à l’horizon
Une troupe de crabes en bataillon
Une envolée de clairons

Laissez les faire
Regardez les

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Ascenceur

L’unique ascenseur de l’immeuble est momentanément en panne….

Gamine, je courais ouvrir la grille, accordéon grinçant, je me hissais vers le bouton doré et installée sur le strapontin, jambes trop courtes battant l’air, je riais de voir mon frère grimper l’escalier en colimaçon accroché comme une liane autour de la cage qui s’élevait en douceur.

Gratte-ciel, bulle translucide accrochée à la paroi d’une tour de verre, mes 15 ans propulsés dans un souffle, perle de vertige, au-delà du vide.

Miroir, six étages pour me dire que je suis prête à affronter le monde, six étages le soir pour confirmer que le monde me dévore.

En panne, enfermée, bloquée dans l’angle d’un réceptacle suspendu dans le temps entre vie et néant. Panique. Suspendue sans amarres…j’étouffe…délivrez moi !

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18 août 2006

...comme une madeleine

Pleurer comme une madeleine

Pleurer comme une madeleine
Pleurer pour qui, pour quoi
J’aime bien les madeleines
Avec une larme de fleur d’oranger
Pleurer comme une madeleine
Déverser le trop plein de peine
La goutte qui fait déborder…
Arrosera les pousses de la nouvelle récolte.
Pleurer comme une madeleine
Pour ne pas parler à tors et à travers
Ruminer et ramer pour rien
Contre vents, marées et tourbillons.
Savourer le calme et vivre en paix… après
La pluie qui lave, essore, illumine, embellit,
Ruisselle, cascade, chante, danse,
Papillonne et poursuit son chemin.

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