28 mars 2008

La mercerie

Je vois un mur de laines multicolores
arc en ciel démultiplié
je vois le vert s'aniser, le jaune s'éclaircir
le rose rougir, le rouge violacer
le violet noircir
Je vois des casiers déborder de boutons
méthodiquement alignés
de plus en plus gros
de plus en plus beaux
de plus en plus originaux
je vois des centaines de bobines
de fils roulottés cascader
dans les dévidoirs
je vois les aiguilles
cachées sous les fils
se piquer de jalousie
et derrière le comptoir
je vois la moustache de mon grand-père.

Consigne: travailler sur l'énumération et l'accumulation

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24 mars 2008

Pour faire le portrait d'un oiseau de Prévert

Parce que le printemps arrive à petits pas et que je me régale des chants d'oiseaux, souvenirs du temps où j'ai appris "par coeur" Prévert, pour le réciter ( pas très rassurée!) devant toute la classe!

Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger ...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau
.

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22 mars 2008

pensée du Dalaï lama

On a demandé au Dalaï lama :

« Qu’est ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ? »

Il a répondu :
«Les hommes….Parce qu’ils perdent la santé

pour accumuler de l’argent,

ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé.


Et, à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent

de telle sorte qu’ils finissent par non vivre

ni le présent ni le futur.


Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir…

….et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu. »

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21 mars 2008

Pâques

joyeuses pâques!

sur ce lien , toute l'innoncence et la beauté du printemps! et avec le son c'est encore mieux....

http://www.jacquielawson.com/viewcard.asp?code=1473808888256&source=jl999

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20 mars 2008

flaques d'eau

Pandora a proposé sur son blog une consigne d'écriture: 3 choses vues dans une flaque d'eau:

Dans une flaque j'ai vu mon reflet
Je ne suis pas Narcisse
C'est par hasard que je me suis rencontrée
L'envie folle de sauter à pieds joints
Et d'éclabousser le monde
Rien que pour emm'
Les biens pensants
Mais quand mon regard
A croisé le mien dans la flaque
Et j'ai compris
Que je m'auto détruirai
Alors j'ai enjambé la flaque
Un deux trois soleil
Elle a disparu.


Dans une flaque
J'ai vu une libellule
Qui se reposait
Insolente de légèreté
Et d'élégance
Eclatante de lumière
Dans la fragilité
De l'instant.


Dans une flaque j'ai vu
Deux petites bottes jaunes
En caoutchouc
Piétiner, marteler,
Eclabousser et
J'ai entendu un rire cristallin
C'était le mien

Le blog de Pandora:  http://les-poemes-de-pandora.over-blog.com/

Merci à toi!

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16 mars 2008

Printemps en photos

La nature revit, les couleurs aussi

nouvel album sur Clise Clic

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Comment remplir son vase...de vie

Sans doute vous connaissez déjà, chaque fois que je relis ce texte,
je me dis qu'il est top! alors je vous le fais partager ici!

Un jour, un vieux professeur de l'Ecole Nationale d'Administration
(ENAP) fut engagé pour donner une formation
sur la planification efficace de son temps, à un groupe constitué
d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines.

Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation et le vieux professeur n'avait donc qu'une heure pour "passer son message".

Debout devant ce groupe d'élite, le vieux prof les regarda, un par un, lentement, puis il leur dit :
"Nous allons réaliser une expérience".

Il sortit de dessous le bureau un immense pot en verre
qu'il posa délicatement en face de lui. Puis, il sortit encore
une douzaine de cailloux gros comme des balles de tennis
et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot.

Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible
d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux
vers les élèves et leur demanda :

"Est-ce-que ce pot est plein ?"

Tous répondirent : "OUI".

Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?"

Alors, il se pencha à nouveau et sortit de dessous le bureau un récipient rempli de petits graviers. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux… jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof leva a nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :

"Est-ce-que ce pot est plein ?"

Cette fois, ces brillants élèves commençaient à comprendre son manège.

L'un deux répondit : "Probablement pas !"

"Bien !" répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un petit récipient rempli de sable fin. Il versa le sable dans le pot.

Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda : "Est-ce-que ce pot est plein ?"

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : "NON"

"Bien !" répondit le vieux prof.

Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord.

Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : "Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?"

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : "cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire."

"Non" répondit le vieux prof. "Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante :

Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous ensuite. " Il y eu un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : "quels sont les gros cailloux dans votre vie ?

Est-ce votre santé ?, votre famille ?, vos amis ?, réaliser vos rêves ?, faire ce que vous aimez ?, apprendre ?, défendre une cause ?, vous relaxer ?, prendre du temps pour vous ?, ou… tout autre chose ?

Ce qu'il faut retenir c'est l'importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir… sa vie.

Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable) on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors n'oubliez pas de vous poser à vous mêmes la question :
"Quels sont les gros cailloux dans ma vie ?"… ensuite, mettez les en premier dans votre pot (vie)"

D'un geste amical de la main, le vieux prof salua son auditoire et lentement quitta la salle.

 

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15 mars 2008

Pensées toltéques

Pensées tirées des quatre accords toltéques, j'ai un jeu de cartes toltéques,
j'en tire 3 au hasard et je vous les fait partager!

remplacez la peur par l'amour:

L'esprit humain est une terre fertile
dans laquelle on sème continuellement des graines.
Lorsque votre parole est impeccable
votre esprit n'est plus fertile pour les graines de la peur
mais seulement pour les semences d'amour.

(j'aime cette pensée, on récolte ce que l'on sème.)

renoncez au besoin d'avoir raison:

Quand vous croyez à quelque chose,
vous estimez avoir raison
et vous êtes prêt à détruire une relation
pour défendre votre position.
Renoncez au besoin de défendre vos opinions
.

( là j'ai beaucoup de travail à faire.....)

Immunisez vous contre l'opinion d'autrui:

Ce que dit ou fait autrui
est une projection
de sa propre réalité, de son rêve
Quand vous êtes immunidé
contre les opinions et les actes
d'autrui, vous n'êtes plus
victime de souffrances inutiles.


( tout à fait d'accord!)

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14 mars 2008

Mélancolie

Mélancolie

Valse triste
Elle tourne en rond
Rondes et comptines
De son enfance dorée
Au piano de sa vie
Elle rejoue les gammes
De ses désillusions
Des larmes de feu
Coulent sur ses joues
Sillons d’un passé
Qui ne reviendra plus.
Mélancolie d’un soir
D'automne.

consigne: une couleur, un élément ( terre, eau), une forme,un instrument de musique sous forme de poème

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12 mars 2008

dans le café de la jeunesse perdue de Patrick Modiano

"Encore aujourd'hui, il m'arrive d'entendre, le soir, une voix qui m'appelle par mon prénom, dans la rue. Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite : la voix de Louki. Je me retourne, mais il n'y a personne. Pas seulement le soir, mais au creux de ces après-midi d'été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes. Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres. L'Éternel Retour."

L'idée que l'histoire de chacun est indéchiffrable, que les personnages n'en comprendront jamais la signification ou le sens. L'idée que les êtres fuient mais que, dans cette fuite, des traces sont laissées et ne s'effaceront pas. L'idée que le travail de l'écrivain passe par le pistage de ces traces et leur mise en forme, leur emballement pour la lecture, l'idée aussi que Paris (si possible à deux pas de la Seconde Guerre mondiale) est un champ topographique parfait pour que la chasse ait lieu et qu'elle ne se termine jamais.( fluctuat.net)

J'aime les ambiances feutrées parfois mystérieuses des livres de Modiano, une atmosphère, des émotions,
des personnages que l'on n'oublie pas

Posté par clise à 08:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]