14 octobre 2007

Le promeneur et ses ombres de Richard Rognet

Ce recueil regroupe les éclats tendres et lumineux d’un seul long poème qui ouvre au marcheur les chemins de l’apaisement. Voici enfin le poète réconcilié avec lui-même, avec son passé, ses souvenirs, loin des voiles qui assombrissaient son regard. Il ne parle plus, il chante, et le cœur est dans sa voix au diapason.
Avec les recueils précédents, Dérive du voyageur et Le visiteur délivré, Le promeneur et ses ombres forme en quelque sorte une trilogie du « retour vers le bonheur ».

Bibiographie

Richard ROGNET est né dans les Vosges, au Val d'Ajol, le 5 novembre 1942.

C'est à Dommartin-les Remiremont où il se retire trés souvent, qu'il poursuit son oeuvre. Il vit à Epinal où il enseigne et familiarise ses élèves avec la lecture et l'écriture de poèmes. Il dirige, au C.D.D.P. (Centre Départemental de Documentation Pédagogique) des Vosges, la collection Parages (dix volumes parus), réservée aux productions des ateliers d'écriture poétique qu'il a mis en place, au Collège Jules Ferry, à Epinal.

Richard Rognet s'inscrit dans le prolongement. Tout ce qui fait oeuvre, tragique et inquiétude tracent le chemin de sa parole. Un mot fuyant, une recherche portée à sa plus haute tension s'efforcent de nous entraîner au coeur des choses. Juste le temps de s'effacer marque cette volonté et s'ouvre ainsi : "La première fois/ ne fut pas la bonne,/ ni la deuxième, et la troisième/ fut l'abandon au bord de la route". Cet exercice de la répétition, que l'on porte en soi, comme une interrogation : "chaque chose m'interroge/ sans me réconforter". À la lecture on imagine aisément l'auteur arrêtant son regard sur le paysage qui l'entoure, ici les Vosges où il est né en 1942 et où il a passé l'essentiel de sa vie, avec une prédominance de l'hiver.
Richard Rognet se voudrait sans doute retiré du monde, l'ailleurs n'est pas très loin : " une île pourtant m'obsède/ un asile, une vraie demeure/ où j'aimerais tant ressembler/ à celui qui m'attend, mot à mot". Mais les blessures de la vie le rattrapent comme celles des femmes aimées.

Une poésie intimiste, murmurée, transparente.

Je vous en dis un peu plus sur ce poète parce que je découvre depuis peu le monde de la poésie et là j'ai aimé cette écriture, ces poèmes très courts qui s'enchaînent, qui enchaînent la vie. Richard Rognet a été récompensé par plusieurs prix de poésies en 2002 , 2004 et  2005. 

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28 septembre 2007

Le désert de la grâce de Claude Pujade-Renaud

Œuvre de restauration de la mémoire et de l'esprit du lieu, le Désert de la grâce s'apparente en cela au roman historique, car sa documentation est d'une rigueur parfaite.   Elle suit sur près de dix ans la quête de ses personnages, accompagne particulièrement Claude Dodart, Françoise de Joncoux, et surtout le cheminement de Marie-Catherine Racine qui, par delà l'introuvable Abrégé de l'histoire de Port-Royal de son père, tente de clarifier sa relation avec le disparu. Port-Royal, c'est aussi un étonnant entrelacs d'histoires familiales, l'aventure de tout un clan dont les femmes sont les principales figures. Evoquer Port-Royal, c'est croiser et parfois mettre en opposition des thèmes essentiels : religion, conscience, carrière, pouvoir temporel ou spirituel, chasteté, clôture, maternité, communauté, famille, solitude, philosophie, foi, écriture, oubli, transmission... De ce lieu de grâce, les persécutions ont voulu faire un désert. Mais elles en ont scellé par la destruction l'intangible magie. Le roman de Claude Pujade-Renaud en témoigne. Il offre à Port-Royal un mémorial aux dimensions de son mythe. ( fluctuat.net)

J'ai plus qu'aimé ce roman! Claude Pujade Renaud a écrit à plusieurs voix ce roman (comme elle l'avait fait dans la nuit, la neige), j'aime cette manière d'écrire, chaque personnage vit à sa manière les événements  en fonction de  sa propre histoire, parce que personne n'est identique face à une même situation.

A lire absolument. ( même si le premier chapitre est un peu dur!)

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17 septembre 2007

L'amour est très surestimé de Brigitte Giraud

mot de l'éditeur

Onze voix, onze personnages racontent la fin de l’amour. Comment tout cela est-il arrivé ? Agacements, baisers distraits, affrontements, histoires ratées avant d’avoir commencé, c’est le couple mis à nu, sans les artifices de la fiction. Le couple déchiré et meurtri, quand l’autre n’est plus désiré ou qu’il ne nous désire plus. Quand la conversation amoureuse fait place au monologue et aux reproches.
On ne se supporte plus, on ne rêve plus ensemble, on va se séparer. On va parler aux enfants. Ou bien on pense rattraper le temps perdu et on se tait pour éviter le naufrage.
La fin de l’amour c’est aussi la disparition de l’être aimé à qui l’on parle seul dans le noir et sans lequel on ne sait plus où est sa place.
Ces histoires nous sont familières, nous y retrouvons nos petits arrangements, nos déceptions, notre violence aussi.
C’est la vie ordinaire des hommes et des femmes qui tentent, depuis des siècles, l’aventure de l’amour.

Très beau livre, l'écriture est superbe, bref...j'ai aimé!

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29 juillet 2007

le gardien du phare de Catherine Hermary vieille

Camille, Anne et Mathilde, trois femmes naufragées sur une île d'un archipel canadien, et hostiles les unes aux autres, vivent avec de lourds secrets. Il ne leur reste que leurs souvenirs, leurs rancunes, leurs désillusions et leur détermination à survivre sur cette île où tous les chemins mènent à un phare dont le gardien ne se montre jamais. Elles redoutent sa présence, mais existe-t-il vraiment ?

Biographie:

Catherine Hermary-Vieille a étudié les langues orientales et poursuivi ses études aux Etats Unis. Elle a obtenu le Prix Femina en 1981 pour 'Le Grand Vizir de la nuit', le Prix des Maisons de la Presse pour 'Un amour fou' et le Grand Prix RTL pour 'L'infidèle'. Elle alterne les biographies et les romans avec succès. Elle vit aux Etats-Unis en Virginie, et fait de nombreux séjours à Paris.

j'ai aimé ce livre, ces trois femmes au destin tellement lourd, le livre n'est pas triste, il raconte...

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Une saison à venise de Wlodzimierz Odojewsi

Onirique, poétique, charmant, admirablement écrit, il raconte l'histoire d'un petit Polonais, Marek, empêché d'aller enfin à Venise avec sa maman (ce dont il rêve depuis toujours) pour cause de Deuxième Guerre mondiale. La famille se réfugie plutôt à la campagne, chez l'excentrique tante Weronika. Un jour, Marek, envoyé chercher du vin, se rend compte que la cave est en train de se remplir d'eau. Il croit avoir découvert une source, songe à ouvrir un sanatorium. L'eau monte, monte... Cette cave ancienne pleine de recoins se transforme en réseau de canaux. Une table de ping-pong devient la place Saint-Marc; de grands baquets font office de gondoles. Marek est enfin à Venise, et toute la famille avec lui. Une belle histoire d'enfance, de rêve, d'évasion et de folie douce, rafraîchissante et savoureuse comme un sorbet.

BIOGRAPHIE :

Né en 1930 à Poznan, Odojewski est écrivain, scénariste pour la radio, journaliste et a reçu
de nombreux prix littéraires. Il fait ses débuts d’écrivain en 1951 avec la programmation d’un extrait
de son roman WYSPA OCALENIA (SALVATION ISLAND) à la radio d’état polonaise.
Renvoyé pour des raison politiques de ton poste à la radio polonaise, il quitte son pays en 1971 et
s'installe à Berlin où il reçoit 'une bourse de l'academie de littérature de Berlin .
Il vit dans la capitale allemande depuis lors. Il a également travaillé pour la radioFree Europe
aux département des affaires culturelles. L’écriture d’Odojewski s'enracine dans une vaste
quête existentielle. Il traite souvent des grands thèmes tels le temps, la mémoire et
de les grandes tragédies historiques sont omniprésents dans ses ouvrages.

Ce livre est très beau, plein d'émotions , à lire!

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19 juin 2007

Ecoute ma voix de Susanna tamaro

La petite-fille rebelle et lointaine de "va où ton coeur te porte" est de retour à la maison. C'est elle cette fois-ci qui écrit à sa grand-mère, et à nous, évoquant ses souvenirs, ses inquiétudes, cette rancoeur sourde qu'elle éprouve pour la femme qui l'a élevée et aimée. Surtout, elle avoue le besoin de chercher les traces des seules personnes qu'elle aurait vraiment voulu connaître : son père et sa mère. Pour cette raison, elle explore la villa de sa grand-mère et arrive jusqu'au grenier. A travers des lettres et des photos éparpillées, elle parvient à reconstruire le puzzle de la vie de ses parents défunts, un chemin nécessaire à sa propre reconstruction.

Ce livre est un questionnement intérieur très profond, il aborde tous les aspects de la vie, le pourquoi de la vie


un extrait: Un enfant qui vient de naître n'est pas un tableau blanc sur lequel on peut écrire n'importe quoi, mais une nappe sur laquelle quelqu'un a déjà tracé la trame d'une broderie: parcourra-t-il cette route déjà tracée par d'autres ou choisira-t-il un chemin différent? continuera-t-il à suivre le sillon habituel ou aura-t-il le courage d'en sortir en sautant à pied joints? et pourquoi les uns brisent-ils leurs chaînes, alors que d'autres les renforcent avec une docilité aveugle?

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13 mai 2007

Il n'y a pas d'impasse sous le soleil de Chow Ching

Chow Ching Lie, Née en 1936 à Shangaï dans une famille pauvre, animée par une foi profonde et rendant culte tout autant à la vierge Marie qu’à Bouddha, décrit les moments importants de son existence : la mort de son père, son mariage, la naissance de ses deux enfants, ses problèmes financiers et politiques, son exil en France, sa décision de se mettre au piano de façon professionnelle à l’âge de 40 ans, ses choix courageux. Chaque étape d’existence est illustrée par des contes et légendes issus du folklore chinois ou du bouddhisme. L’une des originalités du livre est d’être constamment soumis à un double regard : l’Orient et l’Occident, le communisme et le libéralisme, le christianisme et le bouddhisme, la vie réelle et la vie spirituelle. Tout au long du cheminement de Chow Ching Lie, on retrouve incarnés les préceptes qui fondent la foi religieuse : la vertu, l’humilité, la fidélité, la persévérance, le fatalisme. 

Très beau ligne, découpé en petits chapitres, très agréable à lire.

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22 avril 2007

Jeune fille d' Anne Wiazemsky

Résumé

A mesure que le bac se rapprochait de La Rochelle, j'oubliais maman et la semaine auprès d'elle : c'était déjà : du passé, cela ne comptait plus.
Une nouvelle existence m'attendait, dont j'ignorais tout, mais qui allait modifier profondément le cours de ma vie, je le savais, je le voulais. Autour de moi, des vacanciers insouciants parlaient plages, météo, sorties en mer. En les regardant, en écoutant leurs propos, j'avais maintenant l'impression d'appartenir à un autre monde. Dans mon sac, il y avait une carte de Robert Bresson datée du 10 juillet : "Je vous attends.
Je suis sûr que tout ira merveilleusement bien. A jeudi."

En 1965, Anne la narratrice, 18 ans, aidée par son amie actrice Florence, rencontre Robert Bresson. Le cinéaste la choisit. Durant le tournage, il tente de la séduire. Elle repousse ses avances, mais subit son emprise psychologique. Après une aventure avec un jeune de l'équipe, son caractère s'affirme. Elle tient tête à Bresson, renversant en sa faveur le rapport de séduction. Prix Lilas 2007.

J'ai beaucoup aimé ce livre, très  belle écriture, beaucoup de pudeur et d'émotions.

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Je m'appelle Elisabeth d' Anne wiazemsky

Betty a 12 ans. Elle recueille et cache dans la cabane de son jardin, à l'insu de ses parents, un fou qui s'est échappé de l'hôpital psychiatrique dont son père est le directeur. Les échanges entre la petite fille et le malade se limitent à quelques gestes. Le fou finit par s'enfuir en emportant le ruban écossais tombé des cheveux de la petite fille, unique preuve de ce qui s'est passé entre eux. Quarante ans plus tard, Elisabeth éprouve le besoin de raconter, sans savoir à qui, l'histoire de sa rencontre avec celui qu'elle appelait alors 'son fou'.

J'en profites pour vous conseiller ce livre , que j'ai lu, il y a déjà quelques temps et que j'ai adoré!

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25 février 2007

lectures

Fuir de Jean Philippe Toussaint

je ne sais pas si j'ai aimé ce livre ...je suis allée jusqu'à la fin ...ce qui est plutôt bon signe , faut dire que l'écriture est superbe , un vrai régal...quand à l'histoire.....

Ces morts qui vivent en nous de Luce Janin-Devillars

très intéressant à propos de tout ce qui touche à la mort: les rites, les deuils faits ou non faits, la mort confisquée, les fantômes généalogiques etc....j'ai beaucoup appris et compris à travers ce livre;

Tu es une rivière de CHi Li

décidement, j'aime beaucoup cet auteur...la vie d'une jeune veuve chinoise avec ses 7 enfants, la misère, la révolution...la grande et la petite histoire...superbe.

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