A Noël, le sapin était bien plus grand que moi,
Je me souviens d’un sapin vert très foncé
Et qui sentait bon la forêt
Avec de simples guirlandes multicolores
Quelques fragiles boules rouges, bleues, jaunes
Mais surtout, ce dont je me rappelle
Ce sont les vraies bougies,
Installées  dans des pinces en fer
Nous les attachions bien droites
Sur  les branches les plus épaisses.
Nous les allumions une à une
Avec une extrême prudence
Munis de très grandes allumettes
Les spéciales Noël !
Pour atteindre les branches du haut les parents
Nous hissaient  dans leurs bras.
Puis le moment que j’attendais
C’était quand tous les cierges magiques
S’enflammaient  et crépitaient dans le noir
Un instant magique, qui illuminait
Les cadeaux déposés sous le sapin.
Quand les bougies avaient bien fondu
Maman sortait son étouffoir…
Bricolé par le Père No
Un petit chapeau  pointu en fer au bout d’une tige
Et le jeu consistait à éteindre toutes les bougies
Une à une et surtout de n’en oublier aucune !
Je me souviens que ce sont ces petites bougies
Qui animaient tout le sapin, elles valsaient dans les boules
Elles réchauffaient les yeux, elles sentaient si bon….
Ces petites flammes de joie.

consigne des impromptus: Noël en couleurs
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