C’était, il y a très longtemps

La vieille dame aimait tant

S’étourdir dans le parfum

Des roses de son jardin d’hiver

Les saisons ne sont plus

La douceur des matins

La langueur des jours

Un souffle de fraicheur la  nuit

Pour nous souvenir

Qu’il  était  si réconfortant

De venir se réchauffer le coeur

Dans les jardins d’hiver

Quand la vie déversait

Ses tempêtes de pleurs

Ses frissons de  peur

Ses larmes de givre sur les joues.